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Full text of "Galerie des modes et costumes français, dessinés d'après nature, 1778-1787;"

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& pour être mus au premier Volume du Recueil des Modes Françaifes. & 
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Toilette toute dressee, sous Le laps est cache ur Amour gu lance des traits. En haut du Rideau que wert de fond au huget, estun peht Mercure 
qu Le retrousse etqu va publér au son de trompe la renommee des Modes F rancaufes, à s 


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FRANCAIS 


DESSINÉS D'APRÈS NATURE 


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RÉIMPRESSION ACCOMPAGNÉE D’UNE PRÉFACE 


PAR 


MEMPEC UE C'OINU 


Bibliothécaire au Musée des Arts décoratifs 


SMOUDIENNOR VATNEND ITS IOTIR 


LIBRATIRDE CENTRALE DES BEAUX-ARTS 
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PARIS 


INTRODUCTION 


L'activité fiévreuse qui, au début du règne de Louis XVI, s’empara de l’art et du 
commerce des modes, suscita de nombreuses publications. Hormis le Monument du Costume, 
de Freudenberg et Moreau le Jeune, qui est davantage un recueil de tableaux de mœurs 
qu'un recueil de modes, la plus importante en nombre, en durée et en qualité, est sans 
contredit la Galerie des Modes. 

C'est au début de l’année 1778 que deux jeunes éditeurs d’estampes, Esnauts et 
Rapilly (1), installés rue Saint-Jacques, au-dessus de la fontaine Saint-Séverin, à l'enseigne 
de ‘‘la Ville de Coutances” lancent cette publication. Elle consiste au début en modèles 
de coiffures vendus par cahiers de six estampes in-folio, chaque estampe comportant quatre 
bustes avec courte description gravée. Le titre, gravé en tête de la première estampe 
de chaque cahier, varie de l’un à l’autre : « 1° Suite de Costumes François pour les 
Coëffures depuis 1776 »; — « 2° Cahier des Nouveaux Costumes François », etc.;il n'a 
rien de commun au reste avec celui de l’ «ouvrage» pour lequel Esnauts et Rapilly 
obtiennent un privilège le 29 juillet 1778 et qu'ils intitulent : Des Modes Françaises. De 
leur Composition. 

À ce moment, d’ailleurs, leur publication a complètement changé d'aspect. Depuis le 
septième cahier, c’est-à-dire la trente-septième planche, chaque planche est occupée par 
une figure entière. Esnauts et Rapilly se sont expliqués plus tard sur cette modification : 
« Les révolutions arrivées à la Coëffure des Dames Françoises paroissoient fixer alors tous 
les esprits », disent-ils ; mais celles qui transformèrent la toilette entière les ont obligés « pour 
se conformer au goût du Public » à représenter « des figures en pied, en faisant colorier les 
Estampes avec soin, rendant ainsi les Modes avec encore plus de fidélité. Une figure isolée 
n'offre pas toujours un grand intérêt ; ils ont, pour éviter la froideur et la monotonie, donné 
de l’action à leurs figures ; souvent ils en ont rassemblé plusieurs dans la même Estampe; 
et lorsque l’occasion s’en présente, ils saisissent quelques-uns de ces évènements qui se 
passent sous nos yeux, pour en faire le sujet des Estampes qui décorent leur Galerie (2) ». 

La Galerie des Modes, tel est, en effet, le titre auquel définitivement ils s'arrêtent, et sous 
lequel désormais leur publication sera connue. On trouvera plus loin le détail, planche par 
planche, de ce considérable recueil. Nous nous contenterons de rappeler ici que les éditeurs 
en ont eux-mêmes réuni en volumes une notable partie. Le premier volume parut (comme 
l'indique l’avis au nom du Garde des Sceaux), le 25 avril 17709; il renfermait un frontispice 


(x) Jacques Esnauts, ou Esnault, et Michel Rapilly, nés tous les deux en 1739, ont dû fonder cette maison 
dont l’enseigne rappelle leur origine normande. Elle n’est pas citée en 1763 dans la liste d’éditeurs que 
renferme la collection Anisson; mais, dès 1770, Esnauts et Rapilly prennent privilège pour une suite de portraits 
qui fonde leur réputation (Cf. Bibl. nat., Ms frs. 22.120 ; Arch. nat., YŸ 11.004 et autres documents cités plus loin)- 

(2) Introduction au t. I de la Galerie (1770). 


IT GALERIE DES MODES 


gravé (1), une introduction de 1v pages, un texte descriptif de 40 pages, et 96 planches 
(soit 4 cahiers) suivies du privilège général. Le second volume parut le 16 décembre 1780, 
sans frontispice, mais avec titre, avertissement (p. 2-4), « Description des habillemens à la 
Mode » (p. 5-48) ornée d’un en-tête en taille-douce ; cette description ne porte que sur 
96 planches, des 102 que contient le volume, hormis encore les planches 169 à 176 qui 
sont consacrées aux coiffures. Nous ignorons si Esnauts et Rapilly constituèrent un troisième 
volume, qu'annonce le titre du 36° cahier : 1° cahier pour le 3 volume. Aucune indication 
ne permet de préciser avec quelle planche aurait commencé un quatrième volume. Au reste, 
on ne rencontre plus de texte descriptif accompagnant les planches après la pl. 192 (2). 
Sans doute, le succès de la publication s’étant ralenti, Esnauts et Rapilly se contentèrent, 
après le second volume, de vendre les estampes par cahiers. 

Au total et pour le moins, un exemplaire de la Galerie des Modes doit renfermer, outre 
les frontispice, introduction, texte du tome Î[, avertissement et texte du tome II et privi- 
lège général : 342 planches d’habillements (dont 324 à raison d’une, et 18 à raison de deux 
gravures par feuille) et 72 planches de coiffures (non compris les 13° et 14° cahiers, dont on ne 
connaît pas d’ensembles complets). Ces 414 planches se répartissent sur dix années 
environ. [Il en parut, au début, un cahier de six par quinzaine ; en 1780, il en parut seule- 
ment 50 dans l’année, en 1781, une trentaine. Le ralentissement s’accentue ensuite; en 1787 
paraissent les planches 403 à 408 qui sont les dernières connues. 

En considérant la Galerie des Modes dans son ensemble, en constatant qu’elle était 
en somme la première publication qui se présentât avec des caractères de précision technique 
et de périodicité qui en accroissaient l'utilité, on reconnaîtra qu'elle ouvrit avec succès, 
la voie à toutes les publications de modes qui ont suivi. 


De ce succès, une grande part revient à l'opportunité de la publication; mais elle eût 
peut-être disparu très tôt si ses éditeurs n’avaient mis autant d’acharnement à la défendre 
contre les contrefacteurs, ni autant d’habileté à en renouveler et même en accroître l'intérêt. 

Ils n’engagèrent, et toujours avec bonheur, pas moins de quatre actions judiciaires dès 
la première année : une, en décembre 1778, contre le sieur Serville, compagnon impri- 
meur, qui leur dérobait des épreuves pour les revendre (3); une autre le 2 juillet 1770 
contre l'éditeur Crespy dont ils firent supprimer le Jeu des Modes françaises, jeu d’oie soi- 
disant imprimé chez Sayer à Londres, où le dessinateur Desrais avait groupé la plupart 
des planches parues de la Galerie(4); une autre action, intentée le 25 septembre suivant, 
visait le Manuel des Touletles, repris des mains de Valade par l'éditeur Desnos qui y avait 
introduit quelques coiffures de la Galerie, dont d’ailleurs il accepta la suppression (5). Mais 
l’affaire la plus importante mettait en cause Basset, éditeur d’estampes rue Saint-Jacques, 
au coin de celle des Mathurins. Elle fut intentée en avril 1779 et donna lieu à une curieuse 
joute de factums (6) qui nous permet de préciser les points suivants : la discussion porte, 


(x) C’est celui qui figure en tête de la présente réédition. 

(2) PL 147 de la présente réédition. 

(3) Arch. nat., Y 11.004. 

(4) Arch. nat, Y 11094. Voir la description de cette pièce dans le Cat. de la Collect. de Vinck, au 
Cabinet des Estampes, par F. Bruel, t. I. 

(5) Arch. nat., Y 11.006. 

(6) Mémoire d'Esnauts et Rapilly. Bibl. nat., 4° F 2/516, n° 11.688. — Réponse pour le sieur Basset, Paris, 
Valade, 1790, in-4°, exemplaire communiqué par M. Rahir. — Arch. nat., Y 11.005. 


INTRODUCTION III 


non pas sur la suite de Modes publiée par Basset sous le titre de Collection des Habille- 
mens modernes el galans, dont les estampes ont fréquemment autrefois été reliées en 
tête de celles de la Galerie, mais sur des planches de coiffures (1), de même format et de 
même apparence que les premières de la Galerie. Les planches en question parurent 
en avril 1778, date à laquelle Esnauts et Rapilly avaient donné déjà deux de leurs cahiers. 
Nulle part, dans les pièces du procès, il n’est question de la Collection de Basset, qui ne 
comprend que des figures en pied; tout le débat porte sur des coiffures. Par consé- 
quent, la Collection de Basset n’est pas, comme certains l'ont cru (2), antérieure, mais 


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postérieure, non seulement à la Galerie des Modes, mais même au procès, c’est-à-dire à 
avril 1770. 


Nous avons fait plus haut allusion à l’habileté avec laquelle Esnauts et Rapilly ont su 
choisir leurs collaborateurs. Parmi les dessinateurs, les premiers et les plus fréquemment 
employés par eux furent Desrais et Leclère. 


CLaupe-Louis Desrais (3), était surtout réputé parmi les illustrateurs et les auteurs 
de compositions galantes. Les dessins qu’il fournit aux publications concurrentes 
de Crespy, Desnos et Basset furent cause sans doute que de 1780 à 1786 Esnauts et 
Rapilly cessèrent d’utiliser son talent. Sa collaboration porte sur 68 dessins de figures et 
de nombreux dessins de coiffures dont il n’a cependant signé que deux cahiers, le onzième 
et le douzième. 


Pierre-THomas LECLÈRE (4), au contraire, leur fut fidèle : il n’a pas dessiné moins de 
cent quarante-trois habillements, et de deux cahiers de coiffures (les huitième et neuvième, 
qu'il a signés). De 1780 à 1782 il fut même le seul collaborateur d’Esnauts et Rapilly et ne 
cessa de leur fournir ses dessins qu’en 1783. Son talent n'égalait celui de Desrais ni en 
habileté, ni en grâce; mais il s’en était si bien assimilé la manière que souvent — étant donné 
surtout qu'elles furent interprétées par les mêmes graveurs — il est difficile de distinguer 
entre une figure de Desrais et une figure de Leclère. 


(1) Quelques-unes de ces coiffures, coloriées, sont conservées dans la Collection Maciet, à la Bibliothèque 
des Arts décoratifs. 

(2) La Collection de Basset compte 36 planches groupées par cahiers de 6 et numérotées de Ar à F36. 
Elles sont dessinées par Desrais, Fauche, Joly, Leveillé, Meusnier, gravées par Deny et datées : la pl. B8 de 
1779 ; la pl. C6 de 1779 ; la pl. D22 de 1782. Il est d’ailleurs hors de doute que le 36° cahier de la Galerie, 
publié en 1781 (pl. 217 à 222, non reproduites dans la présente réédition) et dessiné par Leclère, copie le 
1® cahier de la Collection, dessiné par Desrais; c’est sans doute ce qui a surtout frappé l'esprit et donné à 
penser qu’'Esnauts et Rapilly n’avaient fait que suivre les traces de Basset. 

(3) On rencontre encore fréquemment dans les ventes des dessins de modes attribués à Desrais; signalons 
entre autres ceux des ventes La Béraudière, avril 1883 et mai 1885 (voir l'Art, t. XXXIII et la Chronique des Arts 
(1883 et 1885); Loyeau (1898), Muhlbacher (1899), Destailleurs (1896), Deloze (1890), G. T. (1897) ; l'original 
du Couronnement de Voltaire a figuré à la vente Decloux, 1808. 

(4) Nous adoptons cette orthographe qui est couramment employée par l'artiste lui-même et permet de le 
distinguer des nombreux Leclerc qui dessinèrent ou gravèrent dans le même temps. Né en 1740, Leclère fut 
l'élève de Lagrénée l'aîné. Il concourut pour le Grand Prix en 1768 et 1770 et fut le condisciple de Desrais. Il 
ne commença à exposer qu’en 1795 et ne collabora guère comme illustrateur qu'aux Fables choisies de La Fon- 
taine. Il est connu davantage comme auteur de compositions légères et surtout de modèles de dessin réunis 
sous les titres de Caprices et pensées de divers genres et de Cahiers de principes de dessin (voir notamment les 
catalogues des ventes faites par M. Rapilly, du 24 ou 26 février 1908, n° 278, et le 20 février 1911, n° 125 et 126). 
La bibliothèque municipale de Dijon renferme dans son exemplaire de la Galerie des Modes des cahiers de 
Caprices que n’a pas connu Guilmard. (Les Maîtres ornemanistes.) 


IV GALERIE DES MODES 


On ne saurait hésiter avec les figures de François-Louis-Josepx WATTEAU (1), celui-ci 
commença à travailler pour la Galerie des Modes en 1781, et en fut, entre le départ de 
Leclère en 1783 et le retour de Desrais en 1786, le collaborateur assidu. Son apport atteint 
112 planches, les plus recherchées aujourd’hui de tout le recueil. Ses figures, bien campées, 
sont traitées avec plus de sobriété, moins de rondeur et de maniérisme que celles de Desrais 
ou de Leclère. Il drape les étoffes et fait jouer sur elles les lumières avec virtuosité: surtout 
il a le don de ce qu'on appelle aujourd’hui « la ligne », sens qui s'était perdu chez les 
dessinateurs de costumes à mesure que dans la toilette féminine les contours des paniers se 
substituaient à ceux du corps. Nul doute que s’il fût demeuré à Paris les modes du 
Directoire et de l'Empire ne lui eussent fourni l’occasion de briller dans tant de publications 
aujourd’hui si prisées, entre Debucourt et les Vernet. 

C’est fortuitement qu'AuGusrTIN be SainT-AuBin collabora à la Galerie des Modes; ses 
dessins, au nombre de dix-huit, constituent les trois cahiers des « Grandes Robes 
d'étiquette » qui parurent en 1786 et 1787, c'est-à-dire au moment où Marie-Antoinette 
s’efforçait de rendre à sa cour une sévérité dans la tenue qu'elle avait elle-même, aupara- 
vant, singulièrement négligée. 

Saint-Aubin n'était pas, comme les précédents, un débutant cherchant dans le dessin 
de modes un facile débouché; son œuvre était accomplie et son crayon qui s’accommodait 
si bien de l'élégance à la fois gracieuse et digne des grandes robes, n’eût sans doute pas 
exprimé avec autant de brio que celui de Watteau les toilettes souples et mouvementées 
que sa Jeunesse n'avait point connues (2). 

Parmi les dessinateurs qu’Esnauts et Rapilly appelèrent ainsi à seconder l’activité de 
leurs collaborateurs habituels, se distingue encore Jean-Barprisre Marin. Celui-ci, à la 
vérité, ne fournit guère de dessins nouveaux. Îl venait de publier chez la Veuve Chereau 
une Collection de figures Théâtrales renfermant vingt-deux pièces, titre compris; Esnauts 
et Rapilly reprirent dix de ses figures, en n’en modifiant que le fond et quelques détails de 
coiffure; six autres, c’est-à-dire le Si/phe, la Silphide, la Reine des Sylphes, Venus, le 
Chinois et la Chinoise, durent être trouvés par eux dans les cartons de Martin qui, ancien 
dessinateur de l'Opéra, avait abondamment produit dans ce genre (3). 

Il est inutile que nous nous arrêtions aux planches 247 à 257 de l'édition originale de la 
Galerie; ce ne sont que des copies de portraits connus d’actrices, dus au crayon de 
Carmontelle, Simonet et Schenau. Esnauts et Rapilly les servirent à leurs souscripteurs au 
moment où ils s’efforçaient par tous les moyens de parer au défaut de collaborateurs, 


(x) Voir l'ouvrage de M. Paul Marmottan : Nofice.. sur les peintres Louis et François Watleau. Paris, Plon, 
1880, in-4° et l’article de M. E. Cleray dans l’Art et les Artistes, 1909. François Watteau, petit-neveu d'Antoine 
et fils de Louis, né à Valenciennes en 1758, obtient une médaille d'honneur à l’Académie de Lille en 1774, vient 
à Paris l’année suivante où il travaille avec Du Rameau ; troisième médaille en 1770, il expose en 1783 une Fête 
dans un jardin à l'exposition de la Jeunesse. Il regagne Lille en 1786, et y remplace son père comme professeur à 
l'Académie. 

Un lot important de dessins originaux de François Watteau pour la Galerie des Modes à figuré à la 
vente Muhlbacher (1890) sous les n° 314 à 319. 

(2) Les Goncourt possédaient les originaux de trois des dessins de Saint-Aubin pour la Galerie (pl. 274, 
277, 292 de la présente réédition). Ils provenaient de la vente Hope. Ils ont figuré à la vente Goncourt sous les 
n® 207, 208 et 299 et appartiennent aujourd’hui, les deux premiers à Mme D***, le troisième à Mme la C** P. 

(3) Un passage de la notice de la Galerie dit qu’il avait occupé ce poste vingt-cinq ans. 381 de ses dessins 
(costumes et portraits d’acteurs et d’actrices) ont figuré à la vente de la collection théâtrale M*** (2-4 juin 1892) 
sous les n° 187 à 192. 


INTRODUCTION V 


Leclère ayant cessé de leur fournir ses dessins et Watteau n'ayant pas commencé encore. 

La comparaison des estampes de la Galerie des Modes avec ceux des dessins originaux 
qui nous ont été conservés donne une très favorable idée du talent des graveurs. Avec quelle 
habileté, en effet, ont-ils su adapter aux exigences de la publication des dessins souvent 
brutaux et sommaires! Ils leur imposent une indispensable unité de facture, sans nuire à 
l'originalité distinctive de leur provenance; ils retravaillent les détails, retranchent ici, 
précisent ou développent ailleurs — en un mot mettent les dessins au point. Chaque 
planche a dû recevoir d’abord un trait léger à l’eau-forte, qui détermine la mise en place et 
les contours essentiels : il n’est pas rare de rencontrer des épreuves de ce premier travail, 
surtout parmi les planches de la fin (1); sur quelques-unes des estampes achevées on lit 
même le monogramme de ce premier graveur (2). Ensuite, la figure était achevée au burin, 
avec cette franchise de travail, cette variété de technique si favorables à l'indication de la 
nature des étolfes, et dont les estampes du xvr° siècle donnent fréquemment le témoignage. 

La signature du graveur qui apparaît le plus souvent au pied des planches est celle de 
Nicocas Dupin, qui en a exécuté cent quarante, réparties sur tout le cours de la publication. 
À son fils JEAN-PIERRE-JULIEN on doit celles qui sont signées Dupin fils (3). 

PIERRE-ADRIEN-LEBEAU, graveur d'illustrations également très connu, collabora aussi à 
la Galerie pendant toute la durée de sa publication. Au contraire, JEAN-BaPrTisTE PaTas et 
ETIENNE-CLauDE VoysarD n'apparaissent qu’à partir de 1781. Voysard habitait en 1790 
«rue et place de l’Estrapade » et il était à cette époque encore créancier d’Esnauts et 
Rapilly pour 81 livres, billet signé le 13 janvier 1783 (4). Il nous reste à citer PIERRE- 
CHarLes Bacquoy qui avait travaillé au Monument du Costume, et À. DunameL, élève de 
Saint-Aubin : tous deux signeront des planches du Cabinet et du Magasin des Modes ; 
puis JEAN-Bapriste Paras, le graveur ordinaire de Desrais, LE Roy, AVELINE, PELISSIER, 
LE Bas. Enfin JAnNINET, non seulement a surveillé l'application de son « procédé au 
crayon » faite par Wossenyck aux pl. 236 à 240 et probablement aussi 242 et 243; mais il a 
signé seul la pl. 252 (5). 

Les estampes de la Galerie des Modes se vendaient coloriées ou non coloriées ; pour 
les premières, nous apprend l’état de lieux contenu dans le bilan d'Esnauts et Rapilly en 
17090, on employait le papier de Hollande épais et blanc, pour les secondes le papier de 
France, plus mince et légèrement bleuté. Le frontispice, gravé seulement sans doute en 
1779, au moment de la constitution du premier volume, spécifie que les figures sont 
« colorées avec le-plus grand soin par MapamE LE Beau». Le titre du second volume, 
imprimé un an après, insiste à nouveau sur le « grand soin », mais ne parle plus de Madame 
Le Beau. En vérité les estampes en beau coloris sont infiniment rares. Le travail était 
exécuté, d’après des modèles excellents, sans doute, par de véritables manœuvres, qui 
n’évitaient ni les empâtements, ni les bavures et encore moins les erreurs de ton. Il n’est 


(1) M. Liez notamment en possède quelques-unes. 

(2) Ainsi sur la pl. 271 (n° 188 de la présente réédition) on distingue un monogramme qui pourrait être 
celui de Watteau. Sur les pl. 208, 209, 210, 214, 224, 226 de la présente réédition nous croyons lire: %. P” 
sculp. et sur les pl. 234, 235, 238, 241, 275, 204, 208 : G. P. f. 

(3) C’est à lui que se rapporte un document des Archives de la Seine (Faïllites, carton 61) donnant 
l’état des dettes de «Jean-Pierre Julien Dupin fils, graveur à Paris » au 28 janvier 1783; parmi les créan- 
ciers figurent Esnauts et Rapilly pour 1.400 livres « argent prêté le 10 novembre 178rs. 

(4) Arch. Seine ; Bilans, car. 77, n° 8204. 

(5) N°° 167 à 170 de la présente réédition. 


VI GALERIE DES MODES 


pas rare de rencontrer pour la même figure plusieurs coloris différents, aussi peu agréables 
les uns que les autres. Parfois, au contraire, le pinceau est délicat, les accords heureux, 
les tons lumineux et clairs. La gamme des couleurs n’est pas variée ; les plus fréquentes 
sont les couleurs « à la mode », le rose et le vert vif, le lilas, le bleu; dans les mauvais 
coloris, la teinte, chargée de gouache, couvre complètement la gravure ; dans les meilleurs, 
au contraire, les noirs de la gravure apparaissant par transparence, donnent aux étoffes des 
tons agréablement nuancés. 

Lorsque Esnauts et Rapilly rassemblèrent en volumes les cahiers de la Galerie, ils se 
rendirent compte que les courtes notices inscrites au bas des gravures allaient être insuffi- 
santes pour les « modistes » qui, quelques années plus tard, chercheraient à les utiliser. 
Aussi firent-ils précéder ce volume d’un texte, rédigé par « M. M** » dont les « Essais 
historiques sur les Modes françaises » avaient disaient-ils, reçu, quelques années aupara- 
vant, beaucoup d’applaudissements. 

Ce Mr M” qui a signé en toutes lettres le texte du second volume, était GuILLAUME- 
FRançÇçois-RoGErR Mo, avocat, né à Rouen en 1742, qui devait mourir peu après, en 1790, 
et qui avait publié en 1771 des Observations historiques et critiques sur les erreurs des 
peintres, sculpleurs el dessinaleurs dans les représentations des sujets tirés de l'histoire 
sainte, et en 1774, une Histoire des Modes françaises ou Révolution du costume en 
France depuis l’élablissement de la monarchie jusqu’à nos jours. 

Ce second volume est beaucoup moins étendu que ne l’indiquait son titre et ne 
renfermait en réalité qu’une étude sur « tout ce qui concerne la tête des Français, avec des 
recherches sur l'usage des chevelures artificielles chez les anciens ». C’est dans les notices 
qu'il donna à la Galerie des Modes qu'il faut chercher la véritable Histoire des Modes 
françaises de Molé. Il ne fait pas seulement, en effet, que décrire les toilettes reproduites ; 
il y ajoute des considérations historiques et philosophiques, érudites et piquantes, dont 
nous avons jugé la réédition d'autant plus nécessaire que la seconde partie de ce texte est 
extrêmement rare (1). 

Après le second volume, c’est-à-dire après la planche 198, Molé ne dut plus collaborer 
à la Galerie ; les seules notices que nous connaissions sont celles qui sont inscrites au bas 
des planches ; elles sont parfois très développées et mêlent avec humour les sous-entendus 
galants et les explications techniques. 

Il est une catégorie de collaborateurs sur lesquels il serait important de pouvoir 
apporter quelques précisions : ce sont les créateurs des toilettes reproduites par Esnauts et 
Rapilly, car il n’en faut pas douter, ces toilettes ne sont pas toutes des fantaisies de dessi- 
nateurs ; la plupart ont été réellement copiées sur les promenades ou dans les réunions 
mondaines, avec une absence de scrupules qu’excusait l’absence de protection des modèles 
industriels ; beaucoup aussi ont dû être dessinées sur les indications des marchands de 
modes eux-mêmes. La preuve n'en est pas dans la planche 240 (2) qui représente un 
« chapeau-bonet de gaze inventé par Mile Bertin » car rien n’autorise à croire que l'artiste 
se soit effectivement rendu chez la célèbre modiste pour en prendre le croquis. Nous la 
verrions plutôt dans la série d’aquarelles grossières, aujourd’hui exposées au Musée des Arts 


(x) Nous n’en connaissons que trois exemplaires : celui de la bibliothèque de Lyon ; celui qui appartient 
à M. Beurdeley, et celui qui est passé en vente dans la collection Garnier (1912), sous le no 220, 
(2) Non reproduites dans la présente réédition. 


INTRODUCTION VII 


décoratifs et dont une quinzaine représentent très exactement les grandes robes d’étiquette 
dessinées par Saint-Aubin. Leur gaucherie et leur précision tout à la fois, le fait qu'elles se 
présentent dans la position du dessin, et non dans celle de la gravure, et qu'enfin l’une 
d’elles porte au revers l'indication manuscrite : à Monsieur Saint-Aubin, rue des Prou- 
vaires, vis-à-vis celle des Deux-Ecus, tout donne à penser que ce sont là des projets de cou- 
turières grâce auxquels l'artiste pouvait établir son dessin. Si l'on s’explique, d'ailleurs, 
que Saint-Aubin ait recouru à ce procédé de travail il est infiniment probable que, dans 
le même cas, Desrais, Leclère ou Watteau, qui n'avaient ni son âge ni sa réputation, ont 
été prendre eux-mêmes dans les magasins les croquis nécessaires. 

Un nom, toutefois, revient à plusieurs reprises dans les légendes des gravures (1) : 
c'est celui de P.-N. SarraziN « costumier de la Famille royale, directeur du Sallon du 
Colysée » ; il avait entrepris de ressusciter, d’abord au théâtre, puis dans les toilettes 
courantes, les modes du temps de Henri IV. Très entreprenant, il obtint que 
l'abbé Jaubert, dans le supplément de son Dictionnaire, consacrât un article dithy- 
rambique à son nouveau système de coupe (2). Une note manuscrite, sur l'épreuve 
d’une planche extraite du Magasin des Modes, le montre, faisant en 1791, des communi- 
cations à la « Société des [Inventions et Découvertes (3). Ses efforts ne semblent guère avoir 
été couronnés par le succès. Ceux des costumes de la Galerie qu'il a inspirés nous 
permettent de n’en pas avoir trop de regrets. C’est à tort que les Goncourt ont avancé dans /a 
Femme au XVIII siècle, que Sarrazin « était celui qui donnait alors le dessin de presque 
toutes les nouveautés en fait de robes » ; ils avaient eu cette impression sans doute en 
parcourant les légendes de la Galerie, et plus que les contemporains de Sarrazin eux- 
mêmes, ils s’en sont laissé imposer par son adroite publicité. 


Contrairement à ce que l’on remarque dans beaucoup de recueils analogues, la Galerie 
des Modes ne fléchit pas en intérêt à mesure qu’elle avance en âge. Les plus monotones, les 
moins agréablement dessinées de ses figures ne sont pas les dernières. De sa disparition, il 
faut attribuer la cause au ralentissement de cette activité dans le commerce et l’art des 
modes qui avait favorisé ses débuts. La crise financière qui s'ouvre atteint d’abord les 
industries du luxe. S'il y a place encore pour des recueils de modes — car le public y a pris 
goût — il faut qu’ils soient à bon marché. La Galerie qui a résisté aux atteintes de ses 
nombreuses concurrences et contrefaçons (4), a beau chercher un moment à réduire ses 
frais en donnant à la fois deux planches sur une seule feuille (5). 11 faudra qu’elle cède 


(x) Ainsi pl. 103 (n° 65 de la présente réédition), 108 (67) ; 115 (74), 122 (81), 127 (non reproduit). 

(2) L'abbé Jaubert. Dictionnaire raisonné universel des Arts et Métiers. ., t. IV, à Paris, chez Didot, 1773, 
p. 538 et suiv. Sarrazin semble avoir débuté en 1758 avec un « magazin d’habits de bal » établi chez un fourreur 
de la rue Saint-Honoré (Journal de Paris, annonce du 25 février). 

(3) Bibliothèque des Arts décoratifs. Modes, xvirr° siècle. 

(4) Nous nous permettons de renvoyer, pour le détail de ces publications, à notre Essai bibliographique 
sur les Recueils de Modes au xvin° et au début du xix° siècle, paru en 1912 dans les Documents pour 
l'Histoire du Costume (Paris, Manzi, éditeur). — Outre la Collection de Basset, la principale imitation de la 
Galerie est la Collection de Costume et de la Parure des Dames éditée par Mondhare, grossière, et limitée à 
très peu de planches. En Allemagne, on vend à Augsbourg, chez J.-M. Will, de véritables contrefa- 
çons de la Galerie. On en fait, même à Paris, des réductions pour des Almanachs, des petits recueils, 
des jeux. 

(5) PI. 248 à 259 ; 266 à 271 ; 278 à 289 ; 308 à 313 de la présente réédition. 


VIII GALERIE DES MODES 


lorsque les éditeurs du Cabinet, puis du Magasin des Modes(1) auront trouvé la formule du 
véritable journal de modes, économique (2), attrayant et d’une périodicité certaine. Bientôt 
Esnauts et Rapilly déposent leur bilan (3). 

Dés lors, de la Galerie des Modes il n’est plus question. Comme toutes les publications 
susceptibles d’une utilisation industrielle immédiate, les collections en disparurent vite; 
celles qui avaient été acquises par des professionnels de la mode, employées comme modèles 
dans les ateliers, ont subi le sort précaire de toutes les suites gravées des ornemanistes: 
quant à celles qui avaient été acquises, comme œuvres d’art, comme tableaux de mœurs, 
par des amateurs, elles connurent au début du dix-neuvième siècle le discrédit dont 
toutes les œuvres de leur temps étaient alors frappées. 

Puis, un jour vint où la curiosité, à nouveau, s’attacha à ces gravures. Il en est des 
modes dans la Mode, comme il en est des modes dans l’Art: celles qui nous précèdent 
immédiatement nous plaisent toujours moins que celles qui les ont précédées elles-mêmes. 
Amateurs d'art et amateurs de costumes anciens se trouvèrent un jour d'accord pour donner 
du prix à ces recueils dont la rareté, alors, ne pouvait que surexciter le succès. 

C'est ainsi qu’en 1880, à la vente Béhague, un exemplaire de la Galerie incomplet de 
huit planches, en noir, atteignait 6.800 francs. Quelques années plus tard, à la vente 
Delbergue-Cormont, les deux premiers volumes seuls faisaient 5.800 francs; les deux 
premiers volumes encore, en planches coloriées, avec les deux textes complets, étaient 
poussés, à la vente Decloux, en 1880, jusqu’à 5.700 francs; enfin à la vente Destailleurs, en 
1890, un premier volume incomplet de six planches et un second renfermant seulement 
52 planches, tous les deux privés de leur texte, atteignirent encore 3.770 francs. 

En même temps l'attention des amateurs se portait sur toutes les productions de la fin 
du xvur* siècle; les uns achetaient les plus jolies planches de la Galerie pour les accrocher 
au mur, comme des tableaux; d’autres, déjà munis d’un certain nombre de cahiers, 
s’efforçaient de combler les vides et de constituer des recueils complets. Entreprise délicate! 
Peu de personnes savaient exactement de combien de planches ce recueil se com- 
posait, comment s’enchaïnaient les séries incohérentes de leurs numéros. En 1874, 
dans leurs études sur Art au XVIII siècle, les Goncourt citent encore sans la désigner par 
son titre «cette immense publication» qui compte «plus de cinq cents planches in-folio 
et dont peut-être il n’existe plus aujourd’hui en Europe un exemplaire complet » (4). 
En 1803, Bourcard, dans son manuel de Dessins, gouaches et tableaux du XVIII: siècle, 
ne la voit composée que de 192 planches, en deux volumes. Cohen lui-même, dans son 
Guide de l'Amateur de livres à gravures du XVIII° siècle (réédition du baron Roger 
Portalis), ne pouvait citer que les exemplaires des ventes Behague et Delbergue-Cormont, 
tous deux incomplets. 


(x) Le Cabinet débuta le 15 novembre 1785 ; il fut imprimé sous le titre de Magasin des Modes du 
5 novembre 1786 jusqu'en décembre 1789. Il paraissait tous les dix jours et son texte mêlait les nouvelles 
politiques, les comptes rendus des pièces de théâtre, les poésies, les variétés littéraires, aux descriptions des 
modes données par ses planches coloriées. 

(2) Chaque cahier de la Galerie coûtait trente-cinq livres. Chaque année du Cabinet ou du Magasin 
des Modes, renfermant environ 192 pages de texte in-8° et 72 pages coloriées ne coûtait que vingt et une livres. 

(3) Le 18 février 1700, ils en donnent pouvoir à François Beauvoyer. Parmi l’état de leurs créances, on 
trouve un CATALOGUE de leur fond qui semble dater de 1784 ou 1785, et qui comprend « 10 cahiers de Nou- 
velles Coëffures », 36 de « Costumes François, papier d'Hollande coloré avec soin » et les mêmes « en blanc, 
papier de France ». (Arch. de la Seine, Bilans, cart. 77, n° 8204.) 

(4) Deuxième édition, t. II, p. 174. 


INTRODUCTION IX 


En avril 1900, à la vente Janzé, un exemplaire du seul premier volume en noir, était 
adjugé 3.610 francs. Uu mois après, à la vente Sardou, un recueil renfermant 09 planches 
coloriées, dont 65 seulement provenaient de la Galerie, l'était à 5.105 francs. Enfin, lors de 
la vente de livres de Costumes faite par le libraire Leclerc en novembre 1910, on vit des 
planches de Leclère et Desrais atteindre une moyenne de 50, 60 et même 80 francs et 
d’autres, de Watteau 135, 175 et jusqu’à 181 francs. 

Cependant que les amateurs commençaient à se disputer les originaux de la Galerie, 
les historiens se mettaient à en répandre des reproductions. On peut dire que depuis 
cinquante ans il n’a été écrit aucun ouvrage illustré sur l’histoire, au xvine siècle, des 
mœurs en général ou de la toilette, qui n’ait reproduit au moins quelques-unes des 
planches de la Galerie des Modes. Sous quels titres fantaisistes, d’ailleurs! « Recueil 
d'Esnauts et Rapilly », « Modes de Leclerc », « Modes de Desrais », etc. Si tous, en effet, 
l'utilisent, aucun, ou à peu près, ne sait exactement ce qu'est cette Galerie. Rien, d’ailleurs, 
n’est plus explicable: il n'y a pas à Paris une seule bibliothèque publique où l’on en 
trouverait un exemplaire complet. 

À la Bibliothèque Mazarine, à la Bibliothèque Saint-Fargeau, à celles des Arts et Métiers, 
de l'Institut, même à celle de l'Opéra: rien! 

À la Bibliothèque nationale, deux exemplaires en noir des 162 premières planches, l’un 
aux [Imprimés (2), l'autre aux Estampes (3) avec, en plus, aux Estampes, quelques pièces 
dispersées dans diverses collections et quatre cahiers de Watteau, les 46°, 47°, 48° et 50° (4). 
À la bibliothèque de l’Arsenal, les seize premiers cahiers presque complets et onze cahiers, 
répartis entre le 32° et le 47°, en planches coloriées (5). Au musée Carnavalet, une centaine 
de pièces éparses, la plupart du début et en majorité coloriées. 

C'est à la Bibliothèque de l'École des Beaux-Arts qu'on trouve, à Paris, le plus grand 
nombre de planches : 206, en noir, la plupart arrachées à un volume anciennement relié et 
qui se répartissent sur toute l'étendue du recueil (6); il y faut ajouter une trentaine de 
pièces qui ne doublent pas les précédentes et qui sont rassemblées dans un recueil factice 
différent (7). 

Pour la province, les bibliothèques municipales de Versailles, Bordeaux, Toulouse, 
Aix, Lille, Besançon, ne disposent d’aucun exemplaire, complet ou non, de la Galerie. 
Rouen, dans le fonds Leber, possède en deux volumes, sous reliure ancienne, le texte du 
premier volume et les 210 premières planches, plus le 8 cahier de coiffures. Lyon, sous 
reliure ancienne également, mais dans un seul volume, groupe les 234 premières planches, 
coloriées (sauf la 0° suite de coiffures) avec le texte complet pour les deux volumes. C'est à 
Dijon, qu’en dehors des bibliothèques d'amateurs, nous avons rencontré le plus complet 
des exemplaires qui, à ce que nous sachions, soit mis à la disposition du public : il 
est divisé en deux volumes, reliés anciennement et provenant, croit-on, de la bibliothèque 
de Fevret de Fontette ; il compte 294 planches en noir et 90 planches coloriées; il lui 


(x) Manuel de l’'Amateur d'Estampes du XVIII° siècle, p. 223. 

(2) Bibl. nat., Imp. Li 7 4. 

(3) Bibl. nat., Est. Oa 81, 82. 

(4) Bibl. nat. Est. Oa 84. 

(5) Voir G. Schefer : Catalogue des Estampes … composant le Cabinet des Estampes de la Bibl. de l'Arsenal, 
Paris, Leclerc (en cours de publication) n°% 194 et suivants. 

(6) Réserve, Cr 58. 

(7) Réserve, F79. Costumes, VI. 


X GALERIE DES MODES 


manque seulement les cahiers de coiffures à partir du septième {sauf le dixième) et parmi 
les cahiers d’habillements, les 29° bis, 30° bis (34° suite) et 30° bis (35° suite). 

À l'étranger, notre enquête n’a porté que sur deux dépôts, le British Museum, qui ne 
possède rien de la Galerie, et l’importante collection Lipperheide, à Berlin, qui en possède 
environ 130 planches, dont beaucoup de la fin du recueil, et tant en noir que coloriées. 

Parmi les amateurs qui ont bien voulu mettre à notre disposition leurs exemplaires de 
la Galerie des Modes, nous mentionnerons d’abord M. Liez, dont la bibliothèque de 
Costumes, qui compte parmi les plus importantes, réunit à elle seule deux exemplaires 
du recueil qui nous occupe : l’un, en noir, est celui qui passait en 1880 à la vente 
Béhague; l’autre, colorié, a été constitué par M. Liez lui-même, avec opiniâtreté, à 
travers le dédale des « cahiers » doubles et des « suites », qu'il a depuis longtemps déjà 
patiemment débrouillé. 

M. Decloux, qui laissait, en 1880, partir un premier exemplaire muni de son texte 
complet — et que nous avons retrouvé chez M. Beurdeley — a depuis reconstitué un exem- 
plaire très beau et très important, auquel il ne manque plus aujourd'hui que peu de 
numéros. 

L’exemplaire de la bibliothèque James de Rothchild a été minutieusement décrit par 
M. Emile Picot. Quant à celui de M. le baron Edmond de Rothschild, il comporte 
environ 300 pièces, pour la plupart en beau coloris. 

Tels sont les recueils que nous avons consultés avant d'entreprendre la présente 
réédition. C’est dire que les planches que nous n'avons pas reproduites ont été volontaire- 
ment négligées ; ce sont d’abord toutes les planches de coiffures, puis celles que nous 
avons estimé s’écarter du programme de la Galerie, enfin quelques toilettes de théâtre ou 
de ville dont l'intérêt nous a paru, pour nos contemporains, insignifiant. 

Une semblable entreprise ne se réalise point sans que l’auteur ne fasse appel au 
concours de bien des amateurs et de bien des érudits ; aussi est-ce avec plaisir qu'il saisit 
l'occasion d'adresser aux uns et aux autres le témoignage de sa gratitude. 

Aux noms des collectionneurs que nous venons de citer, nous joindrons ceux de 
M. Emile Picot et de M. À. Blum, qui nous ont fait un si bienveillant accueil dans les 
dépôts qui leur sont confiés, et nous réitérerons nos remerciements à M. Liez et à 
M. Decloux qui non seulement nous ont permis de nous servir de leurs exemplaires, mais 
nous ont facilité nos recherches en nous communiquant les observations qu'ils avaient 
eux-mêmes rassemblées. Dans les dépôts publics, nous avons trouvé auprès de nos 
confrères l’aide la plus obligeante et nous en sommes particulièrement reconnaissant à 
M. Schefer, à M. Oursel et à M. Cantinelli, à la bonne volonté de qui nous avons fait si 
souvent appel. M. Seymour de Ricci, l’érudit annotateur du Guide de Cohen, nous a fourni 
enfin plus d’un conseil précieux. 

La mort de M. Jules Maciet nous prive de la satisfaction que nous aurions éprouvée à 
lui offrir la dédicace de cette publication ; c'est sur ses indications, en effet, et grâce à ses 
encouragements qu’elle a été entreprise. Nous souhaitons qu’elle ne soit pas indigne de la 
confiance qu'il nous avait témoignée, et qu’elle soit agréable à sa Mémoire. 


Paul CORNU. 


LES MODES PARISIENNES 
DIE 7 AE 0) 


On est toujours tenté d'accorder plus d'importance historique aux époques sur les- 
quelles les documents abondent davantage ; toutefois nous n’exagérons point en disant, qu'au 
point de vue de la mode, la première partie du règne de Louis XVI est importante; le fait 
même qu’un recueil comme la Galerie ait pu être alors publié avec succès témoigne de la 
place qu'elle avait prise dans les préoccupations du jour. 

Cette période marque le passage de la mode des robes à paniers et des coiffures énormes 
à celle des robes collantes et des coiffures basses. 

Le relâchement à la cour des sévérités de l'étiquette fait que l’on abandonne le costume 
boursouflé et surchargé qui, même à la ville, était devenu depuis longtemps le costume de 
cérémonie. À ce point de vue, l'influence personnelle de Marie-Antoinette est grande et les 
robes négligées qu'elle adopte dans sa ferme de Trianon deviennent bientôt le modèle de 
toutes les robes élégantes de Paris. Puis, lorsque après des affaires comme celle du Collier, 
la désaffection du public est venue, ce n’est même plus la cour ni la reine qui donnent le ton, 
mais la ville, mais les élégantes des Champs-Elysées ou du Palais-Royal. Les classes se 
confondent dans la recherche de créations piquantes, les plus audacieuses, les plus provo- 
cantes. La Révolution précipitera encore ce mouvement qui aboutira au costume libre et 
léger du Directoire contre lequel Napoléon, dans son désir de rétablir une étiquette rigou- 
reuse, aura beaucoup de peine à réagir. 

Dès le début du règne de Louis XVI, la robe à la française est devenue odieuse, à 
cause de son incommodité, à cause de son ampleur, à cause surtout de la trop longue durée 
de son règne dans l'empire de la Mode. On tend à plus d’aisance dans les mouvements; bien 
qu'il ne faille pas accorder aux déclamations de Jean-Jacques Rousseau trop d'influence, il 
est certain qu’elles furent d'autant mieux goûtées par les femmes, que précisément celles-ci 
commençaient à être fort prévenues contre l'encombrement de leurs toilettes. Molé, qui 
date de 1778 la manifestation de cette influence de Rousseau, observe précisément que 
depuis quelques années déjà «on a senti combien il était ridicule, sous prétexte d'orner 
la nature, de l’étouffer, pour ainsi dire, sous des ajustemens pompeux, à la vérité, mais 
accablants par leur poids, leur forme et leurs ligamens. Toute gêne a été proscrite, dit-il, 
et les Françaises, libres sous leurs Vêtements, ont enfin recouvré cette aisance, non moins 
nécessaire à la santé que favorable au développement de la beauté. » 

Tout naturellement, ce sont les négligés, dont on apprécie tant chez soi l'agrément, qui 
vont fournir les modèles de ces robes sans contrainte : de vêtements de toilette devenus 
vêtements du matin, puis portés à la campagne, à la promenade, ils finissent par être accom- 
modés au goût plus sévère des robes de cérémonie. 


XII GALERIE DES MODES 


Cette Grande Robe de parure à la française, à laquelle on déclare la guerre, n'est-elle 
pas elle-même, comme le rappelle Molé, une transformation de la grand robe ouverte qui 
au début du xvin* siècle servait dans le négligé du matin et qui, chargée de falbalas, arron- 
die par des paniers passa — après quels combats! — dans la tenue de ville et finalement dans 
la tenue d’étiquette, à la cour ? De même la Polonaise est retroussée comme une robe de 
soubrette; la Lévite est une robe de chambre simplement serrée à la taille par une écharpe; 
la Chemise à la Reine, fort à la mode dans les années qui précédèrent la Révolution, dit assez 
par son nom quelle est son origine; quant au Caraco, pour la première fois porté en public, 
d'après Molé, à Nantes en 1778, c’est une Robe à la française coupée au-dessous de la taille 
et qui après avoir servi de vêtement léger d'intérieur, à gagné la promenade, la rue et finale- 
ment, sous la Révolution, est devenue robe courante de sortie. 

À cette influence des robes d'intérieur, il faut ajouter l'influence des costumes de théâtre 
qui, pour les tragédies notamment, s’inspirent de plus en plus des vêtements orientaux: 
leurs amples et souples draperies flattent les désirs des coquettes, fort prévenues contre 
les paniers. 


Voici de quels éléments se composent, en général, la toilette féminine, à cette époque. 
Sur la chemise est noué, à la taille, un premier jupon de lingerie. Le buste est emboîté dans 
un corps à baleines lacé, selon les cas, par devant ou par derrière et qui est muni ou non 
d’épaulettes, selon qu’il est à la française ou à l'anglaise; quelquefois on le remplace par un 
corset, plus flexible, ne comportant que deux buscs, en avant. Corps ou corset sont garnis 
sur le côté, en bas, d’aiguillettes qu’on passe dans les œ1llères du second jupon et qu’on 
noue pour maintenir le tout, à moins que ce ne soient les liens de côté du jupon qui 
s’accrochent sur les bourrelets du corps. 

Ce second jupon ou jupe est apparent dans presque toutes les toilettes; ilen est de même 
souvent de la partie du costume qui recouvre le buste et qui peut être munie de manches; c’est 
une sorte de gilet qu’on appelait soubreveste. De même d’ailleurs que le jupon n’est orné 
qu’enavant, sur la partie rendue visible par l’ouverture de la robe, et quelquefois ne consis- 
tait qu’en une fausse jupe, ou tablier, de même la soubreveste est fréquemment remplacée 
par un faux gilet qu'on appelle compère. 

Par-dessus est jetée la robe qui, rarement coupée à la taille, enveloppe tout le corps, des 
épaules aux pieds. Elle peut s’agrafer en avant, sur la poitrine; le nœud de ruban qui mas- 
que l’agraffe porte le nom de parfait-contentement. 

La Robe à la française est la robe d’étiquette, à la cour, et la robe de cérémonie dans 
toute société qui se respecte, au diner, au théâtre et, sauf avis contraire, au bal. Elle est très 
décolletée, attachée sous le parfait-contentement et largement ouverte sur le jupon que relè- 
vent de chaque côté deux énormes paniers; par derrière, ou bien elle est serrée à la 
taille, et dans ce cas elle s’arrondit autour des pieds et touche à peine terre, ou bien ses plis, 
unis et plats, tombent droit du collet et lui forment une vaste traine; souvent cette queue 
peut se détacher pour alléger la toilette : on l'appelle alors bas de robe. 

La Robe à la française était couverte d’ornements; d’abord un large parement de même 
étoffe que la robe en garnissait les bords depuis les pieds jusqu’à hauteur de la taille; il allait, 
ensuite se rétrécissant, le long du corsage et en contournait l’échancrure; la surface de la 
jupe, gonflée parles paniers, était semée de bouillons de gaze, derubans, dedentelles, de fleurs 


LES MODES PARISIENNES DE 1770 A 17806 XIIT 


naturelles même; les manches, qui ne descendaient pas plus bas que le coude, étaient égale- 
ment garnies de dentelles; enfin la partie apparente du jupon portait un haut volant, et sou- 
vent deux ou trois bandes horizontales d’étoffe plissée ou de gaze, qu’on appelait fa/balas. 

Il y avait des robes sur grand, sur moyen, sur petit panier; celles-ci n'étaient pas admi- 
ses pour la grande parure; elles ne comportaient guère, comme ornements, que le volant du 
jupon et le parement bouillonné. 

Sarrazin s’efforça, à ce que rapporte Molé, de faire adopter pour costume d’étiquette une 
toilette qu'il avait réussi à faire admettre dans les bals de la Reine, de 1774 à 1776; c'était 
la combinaison peu heureuse de manches à bouffans et à crevés, et d’un col Médicis, avec 
des paniers et un bas de robe Louis XV; elle ne détrôna point la grande robe habituelle et ne 
fut plus portée qu’au théâtre. 


Toute une série de robes très goûtées à la ville, ne font qu’apporter quelques modifi- 
cations à l'aspect général de la robe à la française. 

La Robe à l'anglaise se termine par une queue traînante, en pointe; elle est agrafée 
en avant tout le long du buste et elle avantage si bien la taille qu'avec elle on ne porte que 
des mantelets très courts. 

La Robe à la piémontaise est munie par derrière de longs plis agrafés sous le collet, 
comme un bas de robe, et formant une traîne que tantôt on laisse glisser, tantôt on relève 
sur le bras. 

La Robe à la polonaise est la plus à la mode dans la première partie du règne de 
Louis XVI. Elle comporte de petits paniers, est ou non agrafée au corsage et n’est point cou- 
pée à la taille. Elle se distingue surtout par la façon dont sa jupe est retroussée sur 
le jupon; deux coulisses partant des hanches, un peu en arrière, relèvent cette 
jupe en déterminant trois larges dents sous lesquelles on voit apparaître le volant du 
jupon. Quelquefois les coulisses ne sont pas fixées et on peut, en les laissant glisser, 
faire retomber la polonaise qui semble alors une robe unie. Tantôt les ailes sont plus 
longues que la queue; tantôt comme dans les polonaises à la Jean-Jacques, les ailes 
et la queue sont égales; tantôt au contraire on emploie pour faire bouffer la queue des 
«machines bombées »; enfin sur les déshabillés du matin, on imagine d’agrafer simplement 
à la taille, que masque un vaste mantelet, une queue arrondie qui simule à elle seule 
toute la polonaise. 

La Robe à la circassienne est plus ouverte encore sur le devant que la polonaise 
et, quoique on la rencontre parfois retroussée comme cette dernière, elle est plus 
généralement plate. Son corsage surtout est typique : il dégage complètement la 
soubreveste dont les manches ou amadis apparaissent sous les manches très courtes 
de la circassienne. 


D'une forme très différente, plus souples. moins gonflées, sont les robes à la lévite, à la 
levantine, à la créole. 

La Robe à la lévite, que Molé dit inspirée des nouveaux costumes dans lesquels 
Athalie était jouée au Théâtre-Français, tombe droit et ne comporte point de paniers; 
elle est toute unie, et seulement serrée à la taille par une écharpe; elle a toujours un 
collet. Quelquefois on la voit avec une traîne «à l'anglaise», ou avec de courtes manches 
«à la turque». 


XIV GALERIE DES MODES 


La Jevantine est du même genre; comme la précédente «elle doit paraître plu- 
tôt posée sur le corps qu’attachée», mais plus ouverte sur la soubreveste et toujours 
munie de manches courtes, elle ressemble davantage à la circassienne. 

La Robe à la créole qu’on dit inspirée des costumes d’Américaines exhibés sur 
les théâtres forains, est de l'espèce des chemises («à la Reine», «à la Jésus» etc.) 
dont la faveur, à partir surtout de 1785, a marqué un pas décisif vers la mode des 
robes légères et collantes. 

Ce sont des robes de mousselines ou de linon, généralement blanches, peu ajus- 
tées à la taille, où elles sont attachées, un peu haut, avec un ruban sur lequel 
elles retombent en blousant. Elles s’attachent par devant et sont, ou très décolletées, 
ou fermées, mais alors avec une épingle seulement. Les manches sont justes et ne des- 
cendent généralement qu’au coude. 

Le Caraco n'apparaît, au début de la publication de la GALERIE, que dans les 
toilettes négligées ou les tenues de gouvernantes; puis on le voit aux Champs-Elysées, 
comme «déshabillé galant». [Il est accommodé à toutes les robes à la mode, ressemblant 
tantôt à une robe à la françaises, tantôt à une polonaise dont on aurait supprimé le bas; 
quelquefois il est arrondi par devant, quelquefois entièrement fermé «à la dévote»; 
il a des manches soit fermées et bordées de bouillons «de même» soit au contraire 
ouvertes et garnies de dentelles; mais il est toujours court et dégage le pourtour du jupon. 


Toutes les robes sont, la plupart du temps, fort décolletées. Pour couvrir les épaules 
et les seins on emploie, selon les saisons, soit des fichus de gaze, de taffetas ou de satin qui, 
lorsqu'ils sont munis d’une étroite capuche à coulisse, sont appelées parlements, 
soit des mantelets. 

Les mantelets ont tenu la mode depuis 1745, date de leur apparition, jusqu’en 1785 
environ. Ils étaient courts d’abord; puis leurs flammes s’allongèrent au point qu’on les rele- 
vait sur les bras; par derrière, il furent munis d’un capuchon dont on recouvrait la tête et 
qui, lorsque le développement des coiffures lui fit donner d'énormes dimensions, prit le nom 
de thérèze ou de calèche. Sous cette forme, avec les flammes évasées, les mantelets sont l’ac- 
compagnement habituel des polonaises et ils finissent par être traités comme un vêtement 
ajusté, avec des échancrures pour passer les bras et un décolletage aussi large que 
celui de la robe. 

L'hiver, le mantelet n’eût pas suffi à garantir du froid; on se servait de pelisses garnies 
d'ouate et bordées de fourrures qui, de courtes qu'elles étaient d’abord, devinrent rapidement 
longues et amples; elles n'avaient pas de manches et parfois pas même d’ouvertures pour les 
bras; on se contentait alors de les relever, comme les flammes des mantelets. 

Un autre élément de la toilette féminine à la même époque est le fablier; d'abord utilisé 
sous la robe, pour donner l'illusion d’un jupon orné, il fut employé par-dessus le jupon avec 
les toilettes retroussées; quelquefois il ne descendait pas plus bas que le volant du jupon: 
il était était de mousseline des Indes, de linon ou de filet et s’il ne se portait pas 
dans la grande toilette, il était fréquent avec les polonaises et les caracos, notamment 
à la promenade. 


Les variations qui atteignirent les costumes ne sont rien auprès de celles, innombrables, 
qui bouleversèrent les coiffures; les notices de la GaLeriE pes Mopes leur font une place qui 


SR ra EE LE 


LES MODES PARISIENNES DE 1776 A 1780 XV 


nous dispensera de nous étendre ici sur ce sujet; notons seulement le changement qui se 
produisit à partir de 1785 environ; d’une part les coiffures s’abaissent et de même qu'on voit 
fondre la boursouflure des paniers on voit s’affaisser l’échafaudage des perruques; d'autre 
part apparaissent les grands chapeaux, contribuant avec les redingotes et les caracos à 
donner à la femme cette silhouette si particulière que montrent les petits dessins de Watteau 
à la fin de la GaLertE et ceux de Desrais dans le Cabinet des Modes. 


La toilette des hommes suit la même évolution; l’habit à la française — petit col droit, 
poches aux côtés, broderies abondantes, gilet bas, culotte étroite — est conservé jusqu’à la fin 
de l’ancien régime comme costume d’étiquette, mais c’est à regret. Dans la rue dans les pro- 
menades, dans les cafés et même aux réceptions, on ne voit que cols coupés et rabattus 
munis souvent de boutonnières et fermés soit par une agrafe ordinaire, soit par une attache 
en filigrane. Quand il n’a pas de couture dans le dos, le frac est dit à la polonaise; l'hiver 
il est doublé de fourrures, l’été il est de toile vermicelée, ornée de bandes de toile peinte. 
Plus de broderies, ou à peine. Plus de poches apparentes, plus de parements : c’est par la 
ligne et par la couleur que le vêtement, plus ample et plus souple, cherche à plaire. Le gilet 
tombe moins bas sur les cuisses, par contre ses havaroïses s'échappent par l’'échancrure du 
col de l’habit et s'ouvrent pour laisser paraître le jabot. 

Les redingotes, venues d'Angleterre, font fureur. Elles n'apparaissent d’abord que 
comme vêtement d’hiver, en attendant qu’elles deviennent le principal élément de la toilette 
des muscadins; elles ont une taille courte, de vastes revers séparés du collet, sur lesquels 
viennent s'appliquer encore les bavaroises du gilet; elles ont de vastes manches et parfois 
deux ou trois collets en gradins qui descendent sur les épaules. 

On continue à porter à la main beaucoup plus que sur la tête le petit tricorne à la 
française. Mais la mode à l'anglaise ne favorise plus les perruques; on adopte en même temps 
des chapeaux nouveaux : le jacquel ou jockei, chapeau rond, de feutre, qu’on orne d’une 
ganse de soie avec une boucle d’or, quelquefois placée en avant, et le chapeau à la suisse 
dont les deux ailes relevées à la hauteur de la coiffe donne aux jeunes élégants un air d’éva- 
porés qui leur sied fort. 

Le jabot solennel disparait lui-même, remplacé de plus en plus par la cravale à l'anglaise, 
simple mouchoir de batiste noué dans l'ouverture du col. Aïnsi partout le «négligé» sup- 
plante les tenues sévères du règne précédent. La palme ne va plus à l’habit le plus somptueux 
et le plus riche, mais au plus seyant. La confusion des classes ne s’observe pas seulement 
dans l’ordre politique : elle est plus sensible dans les mœurs que partout ailleurs. 


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{ 


TABLEAU 


CONCORDANCE DES PLANCHES 
DE LA PRÉSENTE ÉDITION 


AVEC CELLES DE LÉDITION ORIGINALE 


TABLEAU- DE CONCORDANCE 


DES PLANCHES DE LA PRÉSENTE ÉDITION NE GROEPEES 


DE L'ÉDITION ORIGINALE 


ÉDITION ORIGINALE 


Présente 
édition 


ÉDITION ORIGINALE 


Présente 
édition 


ire Suite des Costumes François pour 


les Coëffures depuis 1774. . . A1 à 
2e Cahier des Nouveaux Costumes 
François pour les Coëffures. B7aà 


3e Cahier des Modes Françoises pour 
les Coëffures depuis 1776. . C13 à 
4e Cahier des Costumes François pour 
les Coëffures en 1777 et1778. D 19 à 
5e Cahier des Costumes François pour 
les Coëffures depuis 1776. . E 25 à 
6e Cahier des Modes Françoises pour 
les Coëffures depuis 1776. . F 31 a 
7° Cahier des Costumes Français. re 
Suite d’'Habillemens de Femmes à la 
MOTOR ET PR Er 


8 Cahier des Costumes Français. 
2e Suite d’Habillemens de Femmes 


Aa SM OT E PR PR 


ge Cahier des Costumes Français. 
3e Suite d’Habillemens à la Mode. . 


roe Cahier des Costumes Français. 
4 Suite d'Habillemens à la Mode. 


rie Cahier des Costumes Français. 
5e Suite d'Habillemens à la Mode. 


Planches 


D OÙ À YO 0 


1e Cahier des Costumes Français. 
5e Suite d'Habillemens à la Mode 
(SUITE) EE RM TPE TEL TR 


12e Cahier des Costumes Français. 
6e Suite d'Habillemens à la Mode 
GNT 6 lee bte labo Duo DT Rte 


13e Cahier des Costumes Français. 
Te Suite d’Habillemens à la Mode. 


14e Cahier de Costumes Français. 
8 Suite d’Habillemens 4 la Mode en 
1778, 1er Cahier pour le rer Volume. 


15e Cahier de Costumes Français. 
ge Suite d'Habillemens à la Mode 
OT 0 ORE) Gen dE Cale eee 


16e Cahier de Costumes Français. 
10e Suite d'Habillemens à la Mode 
CNRC Se PR Re Ie TR TER 


L 63 
L 64 
L 65 
L 66 


M 67 
M 68 
M 69 
M 70 
M 71 
M 72 


N 73 
N 74 
N 75 
N 76 
N 77 
N 78 


O 79 
O 80 
O 81 
O 82 
O 83 
O 84 


P 85 
P 86 
P 87 
P 88 
P 89 
P 90 


Q 91 
Q ® 
Q 93 
Q 94 
Q 95 
Q 96 


Plänches 


27 
28 
29 
30 


GALERIE DES MODES 


EDITION ORIGINALE 


Présente 
édition 


EDITION ORIGINALE 


17° Cahier de Costumes Français. 
11e Suite d’Habillemens à la Mode 


ON 17/70) © sup à no dle ot 0.0 8 5 


18e Cahier de Costumes Français. 
12e Suite d’Habillemens à la Mode 


SANT RS RS or 0 de Mo DATE 


19e Cahier de Costumes Français. 
13e Suite d'Habillemens à la Mode 
TCPUISAE/ 0 NE 


20° Cahier de Costumes Français. 
14e Suite d'Habillemens à la Mode 


CAC a A PAS HE VERS foi de die 


2re Cahier de Costumes Français. 
15e Suite d’'Habillemens à la Mode 


EDP O0. de NE SMS TE ART REA A SEE 


22e Cahier de Costumes Français. 
16e Suite d'Habillemens à la Mode 


ÉTAT OEM ANRT ER PME Te 


23e Cahier de Costumes Français. 
17e Suite d’'Habillemens à la Mode 


CS EL ONE ANSE CURE TETE 


R 97 
R 98 
IR 6 
R 100 
R 101 
R 102 


S 103 
S 104 
S 105 
S 106 
S 107 
S 108 


109 
T 110 
TP lili 
T 112 
HAS 
T 114 


U 115 
U 116 
LOPLUT 
U 118 
U 119 
U 120 


V 121 
V 122 
V 123 
V 124 
V 125 
V 126 


X 127 
X 128 
XC 129) 
X 130 
X 131 
X 132 


Vas 
Y 134 
Y 135 
Y 136 
N2157 
VA138 


Planches 


59 
60 
61 
62 
63 
64 


65 


66 


67 


68 
69 
70 
71 
72 
73 


74 
75 
76 
77 
78 
79 


80 
81 
82 
83 
84 
85 


86 


87 


88 
89 
90 
91 
92 
93 


242 Cahier de Costumes Français. 
18e Suite d'Habillemens à la Mode 


CD TON IL CLP RS ET e 


25e Cahier de Costumes Français. 
19e Suite d'Habillemens à la Mode 


CNT ATOME NC LMI RETE ut 


26e Cahier de Costumes Français. 
20e Suite d'Habillemens à la Mode 


CDN OMR Te ee UUUS OPr EU Er. 


27e Cahier de Costumes Français. 
21e Suite d’Habillemens à la Mode 


OO) ns d cote oo © ou 


28e Cahier de Costumes Français. 
22e Suite d'Habillemens à la Mode 
ETAT 7 COMPTAIT MEURT AE Le DE 


29° Cahier de Costumes Français. 
7e Suite des Coëffures à la Mode en 
D SOP APR TRE  eA ee 169 à 
29° Cahier (bis) de Costumes Français 
pour servir de Suplément à la 7e [sic 
Suite d'Habillemens à la Mode en 


3oe Cahier de Costumes Français. 
23e Suite d'Habillemens à la Mode 
CDÉTSO0 MATNE 'RMRE PRT E 


2189 
Z 140 
Z 141 
Z 142 
Z 143 
Z 144 


aa 145 
aa 146 
aa 147 
aa 148 
aa 149 
aa 150 


bb 151 
bb 152 
bb 153 
bb 154 
bb 155 
bb 156 


CCHOT 
cc 158 
cc 159 
cc 160 
ce 161 
ce 162 


dd 163 
dd 164 
dd 165 
dd 166 
dd 167 
dd 168 


ee 174 


Présente 
édition 


Planches 


94 
95 
96 
97 
98 
99 


100 
101 
102 
103 
104 
105 


106 
107 
108 
109 
110 
111 


112 
113 
114 
415 
116 
117 


118 
119 
120 
121 
122 
123 


124 
125 
126 
127 
128 
129 


130 
131 


TABLEAU 


DE CONCORDANCE DES PLANCHES 


5 


EDITION ORIGINALE 


Présente 
édition 


EDITION ORIGINALE 


30e Cahier de Costumes Français. 
23e Suite d'Habillemens à la Mode 
en 1760 (SH à s à o o + 8 we 


31e Cahier de Costumes Français. 
24e Suite d’'Habillemens à la Mode 
ÉNRT7 COR Te US TI 
32e Cahier de Costumes Français. 
25e Suite d'Habillemens à la Mode 
EDEN COMENT ET Xe 
33e Cahier de Costumes Français. 
26° Suite d’Habillemens à la Mode 
CAB COM MN TETE RTE: 


34e Cahier de Costumes Français. 


8e Suite de Coëffures à la Mode en 


LS OR RS CR ENT ET el ee 199 à 
35e Cahier de Costumes Français. 
27e Suite d'Habillemens à la Mode 
ON HONOR ES MUR RE TEE 

| 
36e Cahier de Costumes Français. 


28e Suite d'Habillemens à la Mode 
1er Cahier pour le 3e Volume . . . . 


37e Cahier de Costumes Français. 
29° Suite d'Habillemens à la Mode 
en 1781 


ff 177 
ff 178 
ff 179 
ff 180 


gg 181 
gg 182 
gg 183 
gg 184 
gg 185 
gg 186 


hh 187 
hh 188 
hh 189 
hh 190 
hh 191 
hh 192 


jj 193 
jj 194 
jj 195 
jj 196 
jj 197 
jj 198 


204 


11 199 
11 200 
11 201 
11 202 
11 203 
11 204 


mm 205 
mm 206 
mm 207 
mm 208 
mm 209 
mm 210 


nn 211 
nn 212 
nn 213 
nn 214 
nn 215 
nn 216 


Planohes 


132 
133 
134 
135 


136 
137 
138 
139 
140 
141 


142 
143 
144 
145 
146 
147 


148 
149 
150 
151 


152 


153 
154 
155 
156 
157 


159 
160 
161 


158 
162 


38e Cahier de Costumes Français. 
9° Suite des Coëflures à la Mode en 
TOME ee A TOO MEN EEE 00 217 à 
39e Cahier de Costumes Français. 


10e Suite des Coëffures à la Mode en 
A Ed en ee PS LE, Pie pp 223 à 
40e Cahier de Costumñes Français. 
30e Suite d'Habillemens à la Mode 
en 1782 


34e Cahier (bis) de Costumes Français. 
31e Suite d'Habillemens à la Mode 
en 1782. Ces Habillemens ont été 
portés. le 21 janvier 1782 


38e Cahier (bis) de Costumes Français. 
33e Suite d'habillemens à la Mode en 


4gie Cahier de Costumes Français. 
11e Suite de Coëffures à la Mode en 
OS M RE AR AE are tt 247 à 
39e Cahier {bis) de Costumes Français. 
34e Suite d'Habillemens les plus à la 
Mode 


39e Cahier (bis) de Costumes Français. 
35e Suittes d'Habillemens à la Mode 
en 1784 


4rc Cahier (bis) de Costumes Français. 
36e Suittes d’'Habillemens à la Mode 
en 1784, pour servir de supplément 
au 6e Cahier des Coëffures 


00 222 


pp 228 


qq 229 
qq 230 
qq 231 
qq 232 
qq 233 
qq 234 


rr 235 
rr 236 
joe SV 
rr 238 
rr 239 
rr 240 


ss 241 
ss 242 
ss 243 
ss 244 
ss 245 
ss 246 


tt 252 


247 
248 
249 
250 
251 
252 


vv 253 
vv 254 
vy 255 
vv 256 
vv 257 
vv 258 


xx 259 
xx 260 
xx 261 


Présente 
édition 


Planches 


163 
164 
165 
166 


167 
168 


169 


170 


171 
172 
173 
174 
175 
176 


177 
178 
179 


GALERIE DES MODES 


EDITION ORIGINALE 


Présente 
édition 


ÉDITION ORIGINALE 


41e Cahier (bis) de Costumes Français. 
30e Suittes d'Habillemens à la Mode 
en 1784, pour servir de supplément 
au 6e Cahier des Coëffures (suite). . . 


42° Cahier de Costumes Français. 
37e Suittes d'Habillemens à la Mode. 


43e Cahier de Costumes Français. 
38e Suite d’Habillemens à la Mode 


44e Cahier de Costumes Français. 
39e Suite d'Habillemens à la Mode. 


45e Cahier de Costumes Français. 
40e Suite d'Habillemens à la Mode 
CDÉLTO DR ENT CR 


46e Cahier de Costumes Français. 
are Suites d'Habillemens à la Mode 
En MAD à à à 8 4 6 6 via vi 8 5 4 


47° Cahier de Costumes Français. 
42e Suites d'Habillemens à la Mode 
Gin D ve M6 0 à © à me, 8 8 44 


48e Cahier de Costumes Français. 
42e Suites d'Habillemens à la Mode 


xx 262 
xx 263 
xx 264 


MAY 265 
YY 266 
YY 267 
YY 268 
2209 
YY 270 


28 QT 
zz 272 
zz 213 
z1 274 
zz 2175 
zz 2176 


&& 277 
&& 278 
&& 279 
&& 280 
&& 281 
&& 282 


aaa 283 
aaa ?84 
aaa 285 
aaa 286 
aaa 287 
aaa 288 


bbb 289 
bbb 290 
bbb 291 
bbb 292 
bbb 293 
bbb 294 


ecc 295 
cec 296 
cec 297 
cec 298 
cec 299 
cce 300 


Planches 


180 
181 
182 


183 
184 


185 
186 
187 


188 
189 
190 
191 
192 
193 


194 
195 
196 
197 
198 
199 


200 
201 


202 | 


203 
204 
205 


206 
207 
208 
209 


210 | 
211 


212 
213 
214 
215 
216 
217 


49° Cahier de Costumes Français. 
43e Suites d’Habillemens à la Mode 
CDR SON RENE EE LIRE PE RSE 


5oe Cahier de Costumes Français. 
44° Suites d'Habillemens à la Mode 
CD SOE RAC ae CES 


5re Cahier de Costumes Français. 
45e Suites d'Habillemens à la Mode 
CAO MEN) More le ee ae Ce 


| 52e Cahier de Costumes Français. 


46e Suite d’Habillemens à la Mode 
ER 1707 » & 


53e Cahier de Costumes Français. 
47e Suites d'Habillemens à la Mode 
CHE) brad Ho DE © ADS cat 


54e Cahier de Costumes Français. 
48e Suites d’'Habillemens à la Mode 
Gin 07 Ch Do TETE 001 661 So 


ddd 301 
ddd 302 
ddd 303 
ddd 304 
ddd 305 
ddd 306 


eee 307 
eee 308 
eee 309 
eee 310 
eee 311 
eee 312 


fff 313 
ff 314 
ff 315 
fff 316 
June ST 
ff 318 


GGG 319 
GGG 320 
GGG 321 
GGG 322 
GGG 323 
GGG 324 


HHH 325 
tit (2) 320 
OO T2 | 
tit 322 
HHH 329 
HHH 330 


ii 331 
iii 332 
iii 333 
111 334 
iii 335 
iii 336 


ll 337 
lIL 338 
II 339 
ll 340 
IL 3H 
ll 342 


(1) Ailleurs : 1787. 


(2) Corrigé à l'encre anciennement : HHH 326, HHH 327, 


HHEH 328. 


Présente 
édition 


Planches 
218 
219 
220 
221 
222 
223 


224 
225 
226 
227 
228 
229 


230 
231 
232 
233 
234 
235 


236 
2317 
238 
239 
240 
241 


242 
243 
244 
245 
246 
247 


248 
249 
250 
251 
252 
253 


254 
255 
256 
2517 
258 
259 


L 


TABLEAU DE CONCORDANCE DES PLANCHES 


SI 


EDITION ORIGINALE 


Présente 
édition 


ÉDITION ORIGINALE 


Présente | 


édition 


55e Cahier de Costumes Français. 
49° Suite d'Habillements à la Mode 
en 1787 mmm 343 
mmm 344 


mmm 345 


mmm 346 
mmm 347 
mmm 348 
56° Cahier de Costumes Français. 
50e Suites d'Habillemens à la Mode 


nnn 349 
en 1787 


nnn 350 
nnn 351 
nnn 352 
nnn 353 
nnn 354 


1er Cahier de Grandes Robes d’Étiquette 

de la Cour de France, faisant suite aux 
000 355 
000 356 
000 357 
000 358 
000 359 
000 360 


Costumes Français 


58e Cahier de Costumes Français. 

Habillemens à la Mode. . . . . .. ppp 361 
ppp 362 
ppp 363 
ppp 364 
ppp 365 
ppp 366 
69€ [sic] Cahier de Costumes Français. QQQ 367 


Habillements à la Mode . . . . . QQO 368 


QQQ 369 

QQQ 370 

QQQ 371 

QQQ 372 
2e Cahier de Grandes Robes d’Étiquette 
de la Cour de France, faisant suite aux 


Planches 


260 
261 
262 
263 
264 
265 


266 


267 
268 
269 
270 
271 


272 
2173 
274 
275 
276 
277 


278 
279 
280 
281 
282 
283 


284 
285 
286 
287 
288 
289 


Costumes Français 


3e Cahier de Grandes Robes d'Étiquette 
de la Cour, faisant suite aux Cos- 
tumes François 


60e Cahier de Costumes François. . . 


61e Cahier de Costumes François. . . 


62e Cahier de Costumes François. . . 


63e Cahier de Costumes Français . . . 


rrr 373 
rrr 374 
rrr 379 
rrr 376 
DOS NI 
rrr 318 


sss 379 
sss 380 
sss 381 
sss 382 
sss 383 
sss 384 


TTT 385 
TTT 386 
III 
TTT 388 
100 St) 
TTT 390 


XXX 397 
XXX 398 
XXX 399 
XXX 400 
XXX 401 
XXX 402 


VONT 8) 
YYY 404 
YYY 405 
YYY 406 
YYY 407 
YYY 408 


Planches 


290 
291 
292 
293 
294 
295 


296 
297 
298 
299 
300 
301 


302 
303 
304 
305 
306 
307 


308 
309 
310 
311 
312 
313 


314 
315 
316 
317 
318 
319 


320 
321 
322 
323 
324 
325 


TABLE DES MATIÈRES 


Les nombres en chiffres romaïns renvoient au texte de la préface; les nombres en chiffres arabes 
renvoient au texte des notices qui accompagnent les planches. 


A 


Abbé galant et Poète, 34. 

Abbés, 13, 34. 

Acteur bourgeois, 22. 

Aérostats (Les modes et les) ct. 
Air Inflammable, Ballon, Blan- 
chard, Globe, Mongolfier. 

Africain, 400. 

Agnès (Fourreau d’), 173... 

Aiïguillon (le duc d’), 36. 

Airinflammable (Chapeau à l’), 173. 

Aline, reine de Golconde, opéra, 100 

Allemande (Redingote à l’), 250. 

Almaviva (Chapeau à la), 215. 

— (Pouf à la), 225. 

Amadis ou Amadices, longues 
manches serrant le bras, 41, 55, 
59), Ou, QE MU AIG RO APET 
AMIS MS PATES ELSS" 

Amadis, poignets de linon pour 
les ecclésiastiques, 34. 

Amathonte (Chapeau à la reine d’), 
324. 

Amazone (Habit d’), historique, 80; 
(Caracot à l’}, 314; (Costumes 
en), 239, 250, 307 ; (Redingote à l’), 
313; (Veste à l’), 266. 

Américaine (Bonnet à l’}, 17; (En- 
fant vêtu à l’)}, 302; (Frisure à l’), 
245. 

Amour (Turban d’), 288. 

Androsmann (Chapeau à l')}, 234, 
263, 320. 

Anglaise (Les modes à l’), 157, 163, 
233, 254; (Bas 4 l’), 279; (Bonnet 
à PP}, 522 (cales à IP}, 58 “EDS 
(Boutons à l’)}, 311; (Chapeaux 
de femmes à l’}, 28, 57, 82, 158, 
223; (Chapeaux d'hommes à l’), 
67,256; (Chaussures à l’), 54, 233; 
(Coiffure de femme à l’), 30, 324; 
(Habit à l’), 263; (Manches à l’), 
307; (Queue à l’), 16, 163. 

Anglaise (Robes à l’}, 40, 90, 123, 
145, 154, 164, 165, 168, 182, 183, 
185, 186, 188, 193, 196, 197, 198, 
200, 207, 224, 227, 240, 249, 278, 
303, 305, 306 ; (Toquet à l’), 146 ; 
(HNresseS a) AOC TE: 

Anglaises, à Paris, 217, 318. 

Anglo-américaine (Chapeau d’hom- 
me à l’}, 234; (Robes à l’), 172. 

Anglomane (Chapeau à l’), 247, 287, 
306, 318 ; (Redingote à l’), 280. 

Angoulême (Le duc d’) enfant, 159. 


Apollon, 95. 

Armide, opéra, 102. 

Arsenal (L’), promenade, 242. 

Artois (Le comte d’), 47. 

Artois (La comtesse d’}, 48. 

Artois (Boucles à la d’}, 3, 18, 22, 
45, 61, 85, 138. 

Artois (Chaussures à la), 16, 33, 
67, 126. 

Artois dragons, 47. 

Asiatique (Coiffures à la mode), 41: 
297; (Robes à l’), 87, 246, 274. 
Assyrienne (Soubreveste à l’), 59. 

Athalie (Costumes d’), 83, 87. 

Audaces, ou bords du chapeau, 22, 
63, 67. 

Aussi brillante que Vénus, 203. 

Austrasienne (Robe à l’}, 50. 

Autre Lévite, 119, 

Aveline (J., le jeune). graveur, 74. 


B 


Backmann (Redingote en), 76, 138. 

Baquoy (Pierre-Charles), graveur, 
vir, 181-188, 202, 218-221, 228, 
229, 248, 278-283. 

Baquoi fil., graveur [Le même que 
le précédent?], 268, 269, 284-287. 

Bahoute (Domino à la), 86. 

Baigneuse, sorte de bonnet, 15, 21, 
54, 190, 232, 237, 240, 257, 303, 
320, 323-325; Demi —., 171. 

Bal (Habits de), femmes: 30, 64, 
65, 66, 78, 86, 116, 148, 168, 169, 
170, 273 ; hommes, 79. 

Ballon (Chapeau au demi-), 197. 

Bambou (Cannes de), 263. 

Bandeau d'Amour (Ruban en), 42, 

Baptiste (Toque à la), 68. 

Barbes, bandes de toile fine ou de 
dentelle qui pendent de la coif- 
fure, du bonnet, du chapeau des 
dames, 9, 11, 14, 20, 21, 24, 25, 
29,.32,-35, 52, 54,-85,. 88, 91,92, 
151. 

Barbier de Séville (Le), pièce de 
théâtre), 84, 198. Voir Mariage 
de Figaro. 

Barcelonnette, 142. 

Baril, petit manchon, 54. 

Baroco (Robe à la), 225. 

Bas anglais, 279. 

Bas de robe, ou queue des robes 
de cour, 44, 65, 66, 74, 81, 87. 

Basile (Chapeau à la), 198. 

Basset, éditeur, rx. 


Bastienne, sorte de bonnet, 11, 
165 ; (Chapeau à la), 271. 

Bataille (La) d’Ivry, drame, 65. 

Bateau (Chapeaux d'hommes en), 
158. 

Baudrier (Echarpes en), 166. 

Bavaroiïses, collet rabattu ou lar- 
gement ouvert de la veste ou de 
l’habit, 33, 67, 69, 75, 80, 138, 
194, 234. 

Bayard (Sabots à la), 137. 

Beauté du Panthéon, 246. 

Bec de canard (Souliers en), 127. 

Belle-Jambe (Chapeau à la), 1. 

Bergère séduisante (Jeune dame 
en), 176. 

Berry (Le duc de), enfant, 159. 

Beverley, tragédie de Saurin, d’où 
les noms de Beverlet, 33, et de 
demi-Beverlet, 22, donnés à des 
habits d'hommes. 

Bijoux, passim; particulièrement, 88 

Biscayenne (Chapeau à la), 2. 

Blanchard (Chapeau à la), 199. 

Bois de Boulogne, 33. 

Boiteux (Rubans), moitié d’une 
couleur, moitié d’une autre, 84. 

Bombé, sorte de pelisse, voir 
Cafeton. 

Bonnet à l'Enfant, 321. 

Bonnet-chapeau, 251. — Voir Cha- 
peau-bonnette. 

Bonnette, 311. 

Bonnet de nuit, pour hommes, 140. 

Bonshommes, petites manchettes, 
2, O6, 281 Es 

Bottes du matin, 256, 261. 

Bottines d'homme, 234. 

Boucles de divers genres, 231. 

Boucles de nuit, sorte de boucles 
d'oreilles, 115. 

Boue de Paris (Couleur), 127. 

Bouffantes, tour de cou de filet 
gaufré, 29, 35, 84. 

Boulevards, promenade, 281. 

Bouquet de côté, 112. 

Bourdaloue, cordon de chapeau, 
61, 138. 

Bourdelaise (Boucle à la), 16. 

Bourgeois (Costumes de), 9, 47, 
CO NIO NTI 

Bourgeoise aisée, 70. 

Bourgeoise élégante, 17. 

Bourgeoise en robe de satin, 26. 

Bourgeoise se promenant, 9. 

Bourgogne (Galon, façon de), 717. 


10 


Bourrelet, pour les enfants, 143. 

Bourse à cheveux, 61. 

Boutons, d'acier, 231, 233, 248, 
255, 256, 257, 281; de bois, 124; 
de brillants, 269; en Josange, 257; 
en œufs, 279; ovales, 233, 281; 
à l’anglaise, 311; à la mode en 
1786, 251, 258. 

Bracelets, passim; à portraits, 24, 
176; — de ruban, 4. 

Brandebourgs, ornement en bro- 
derie ou en galon, 71, 117, 231. 

Breloques, passim; particulière- 
ment, 155. 

Brodequins, 155. 

Buras ou Burat, petite étoffe de 
laine, 32, 35, 145, 147. 


C 


Cafeton (Çafetan ou bombé), sorte 
de pelisse, 68, 79. 

Calendre, machine à calendrer ou 
moirer les étoffes, 89. 

Calmande, étoffe de laine lustrée 
d’un côté, 63. 

Calonne (Chapeau à la), 252. 

Calotte, d’abbé, 34. 

Calprenède (Chapeau à la), 230. 

Camelot, étoffe non croisée de poil 
ou de laine, quelquefois mêlée 
de soie, 271, 

Camisolle à la Polonoise, avec les 
manches, 127. 

Camisole à la Polonaise, de mous- 
seline, 141. 

Camisoles, 55,62, 127, 132; 141: 
Voir Caraco, Manteau de lit. 
Campagne (Toile peinte en), 73,138. 

Cannelé (Tissu), 45. 

Cannes, pour les femmes, 4, 12, 
17, 18, incompatible avec la 
grande parure, 36; 82, 83, 84, 
85, 89, 90, 92, 116, 117, 150, 178, 
180, 185, 196, 238, 252, 254, 255, 
257, 259, 268, 269, 271, 284, 285, 
288, 309, 310, 311, 314, 317; pour 
les hommes, passim, et particu- 
lièrement, 256, 263; pour les 
enfants, 9, 152, 302. 

Capuce, ou capuche, 26, 51, 86, 
88, 93. 

Caraco, son origine, 36; à l’ama- 
zone, 314, 316; à la dévote, 24; 
à la Flamande, 286; à la Fran- 
çaise, 12,58; a la Pierrot. 235, 
238, 241, 247; à la Polonaise, 15, 
28, 115, 120, 132, 149; à revers, 
Se C'Ée, 2is en veste, 2973 
plissé, 51, 64; divers, 6, 116, 
202, 225, 226, 228, 244, 307. 

Caraco à la Polonoise, 120. 

Caravane (Chapeau à la), 196, 200, 
201 ; (Coiffure et ajustement à la), 
218. 

Carmélite (Couleur), 169. 

Carrefour (Bonnet au), 18. 

Casaquin, 11, 129. 


GALERIE DES MODES 


Castor (Chapeau de), 259. 

Castor et Pollux, opéra, 102, 103. 

Catogan (Chignon noué en), 80; 
(Coiffure de femme en), 246, 
180, 187 ; (Queue en), 138. 

Cauchoise (Déshabillé à la), 92,129. 

Cauchoise élégante dans le Cos- 
tume, 92. 

Cauchoise élégante vue par der- 
rière, 129. 

Cavalière (Manteau à la), 126; 
(Parements à la), 117, 119. 

Cep de vigne (Badine de), 257. 

Cérès (Chapeau à la), 192. 

Cet homme est vêtu... habit d’hi- 
ver, 128. 

Cet homme est vêtu. habit en 
surtout, 71. 

Cette Beauté anglaise, 217. 

Cette femme est vêtue d’une lévite, 
180); 

Cette figure est vêtue d’une lévite, 
154. 

Cette petite fille, 146. 

Cette Robe à la Circassienne, 37. 

Cette Robe dite à la Turque, 131. 

Champignon(Chapeauen), 114,115. 

Champs-Elysées, promenade, 27, 
226, 244. 

Chapeau à la Zinzarra, 325. 

Chapeau d'homme, sous le bras, 
passim, et particulièrement 71, 
88, 112, 160. 

Chapeau,ou couronne de mariée,88. 

Chapeau à l’Androman, 408. 

Chapeau-bonnette, 232, 251. 

Chapeau galant, baigneuse à l’an- 
glaise, 324. 

Chapeau galant, baigneuse à la 
Voluptueuse, 323. 

Chapeaux ronds, 261. 

Char de Vénus (Le), chapeau, 19. 

Charbonnière (Chapeau d'homme, 
à la), 138. 

Charlotte (Chapeaux et bonnets à 
la), 189, 203, 205, 214, 220. 

Chartres (Cafeton à la), 68; (Gilet 
à la), 80. 

Chasseuse d’amour (Caracot à la), 
316. 

Chats, 132, 308. 
Chaussures, leurs modes succes- 
sives, 127, 205 ; en 1786, 260. 
Chemise, vêtement de dessous, 49; 
Robe d'enfant, 323; Robes de 
femme en —, 177 — 180, 192, 
201, 204, 210, 252, 264. 

Chemise à la Reine, à manches, 178. 

Chemise à la Reine, ouverte, 179. 

Chemise à la Reine, vue par der- 
rière, 180. 

Chemisette, vêtement d'enfant, 144. 

Chenille, déshabillé pour les jeunes 
gens, 155. 

Chérubin (Caraco à la}, 226 ; (Cha- 
peau à la), 212; (Coiffure à la), 
211. 


Cheval (Costumes pour monter à) 
hommes, 75; femmes, voir Ama- 
zone. 

Cheveux (Cordons en), 18, 33, 156. 

Chiens, 12, 15, 28, 35; origine de 
la mode de les porter sous le 
bras, 57, 91,132, 146,150, 159, 172, 
190, “198,229, 245,252, 262,289, 
308, 323. 

Chien couchant (Frisure au), 4, 
18, 20, 211, 27, 28, 20), 5, 0 Ai, 
74, 78, 85, 93, 115. 

Chinées (Etoffles ou garnitures), 
113, 126. 

Chinois, 108. 

Chinoise, 109. 

Chinoise (Parasol à la), 73; (Robe 
à la), 210. 

Choisi (Habit à la), 77. 

Cibèle (Coiffure à la), 137. 

Circacienne à bandes, 156. 

Circassienne (Robes à la —, ou 
Circassiennes), 8, 19, 21, 37, 114, 
119,121, 122, 133,156, 167,288, 
— à l’enfant, 85; — à la pro- 
vençale, 425; — en Amadis, 41; 
Mantelets à la —, 211. 

Circassienne de taffetas, 85. 

Circassienne fond de couleur, 133. 

Clabeau (Chapeau en), 69, 126. 

Clairval (Frisure à la), 33. 

Clavier (Ganses de chapeau à), 67. 

Cléophile (Robe à la), 135. 

Clotilde de France, princesse de 
Piémont, 42. 

Cocardes, au chapeau, 233, 261, 263. 

Cœur constant (Chapeau au), 141. 

Cœur glacé (Toquet en forme de), 
120 

Coiffeur, 31. 

Coiffures basses pour les femmes, 
leur vogue momentanée, 139; 
Modes en 1786, 209, 210, 230. 

Col de chemise, d’homme, rabattu 
sur la cravate, collet monté ou 
rabat, 140. 

Colliers de filet, 28; — de gaze, 1, 
(Voir Cravate et Fichu); — de 
ruban, 173. 

Colman, 114. 

Comète à deux queues (La), nœud 
de corsage, 52. 

Compère, devant de corsage rap- 
porté, 33, 40, 113. 

Confident, boucle placée près de 
l’oreille, 24. 

Conseillère (Frisures à la), 252, 
258, 304. 

Contat (Coiffures à la), 193, 248. 

Contentement ou Parfait Conten- 
tement, nœud de rubans placé 
en haut et au milieu du corsage, 
1, n. et passim. 

Conti, mantelet court, 29, 90. 

Coquelicot (Cheveux au), 230. 

Coqueluchon, sorte de capuchon, 
2, 76, 146. 


Coquille (Chapeau en), 19. 

Cordon à sonnettes (Garniture en), 
74; (Ceinture en), 137. 

Cordons de montre, 2, 3, 33, 40, 
42, 63, 64, 67. 

Corps, ou corsages, 65, 152. 

Corps de baleine, 49, 172; pour les 
enfants, 144, 145. 

Corsage ou corpsage, 81, 91, 186. 

Corse (Chapeau à la), 144. 

Corset, ou juste, 78, 87, 119. Voir 
aussi Piqure. 

Costume de Dame de Cour, 65. 

Costume de Stukeli, 67. 

Coudes, paniers réduits, 164, 172. 

Couleurs à la mode, 112, 127, 138, 
169, 208, 211, 228. 

Coupé, signification de cet adjec- 
Qu, 22 

Cour (Robes et Habits de). Voir 
Grandes Robes et Habits à la 
Française. 

Couronne d'amour (Toque à la), 
284. 

Courvil (Bonnette à la), 311. 

Coussinets, servant de tournures, 
136. 

Couturière, 25, 152, 161. 

Couturière élégante, 25. 

Cravaches, 75, 80, 233, 238, 239, 
250, 261, 266. 

Cravates, 63, 67, 75, 76, 80, 84, 
114, 120, 138, 139, 140, 155. 

Crèche (Bonnet à la), 156. 

Créole (Baigneuse à la), 232; (Bon- 
net à la), 36; (Coiffure à la), 59; 
(Vêtement à la), 116. 

Crête de coq (Bonnet à la), 25, & ; 
Pouf en crête, 166. 

Crochets (Perruque en hérisson à), 
202. 

Croix de chevalier (Chignon en), 39. 

Cuisinièrenouvellementarrivée, 11. 

Culotte de peau, 256. 

C... postiches ou c.. de Paris, 136, 
112, 1e, 210 

Czarienne (Collet à la), c’est-à-dire 
large, festonné et bordé d’un 
galon, 126. 


D 


Dame coeffée, 262. 

Dame de distinction, 248. 

Dame de qualité à qui.…., 68. 

Dame de qualité prenant le frais, 
306. 

Dame de qualité relevant..…, 319. 

Dame de qualité un bouquet..., 244. 

Dame en belle matineuse, 171. 

Dame en rêveuse solitaire, 175. 

Dame en sincère et fidelle amie, 172. 

Dame habillée, 170. 

Danse (Costumes pour la). — Voir 
Bal. 

Dardanus, opéra, 110. 

Dauphine (Coiffures à la), 39, 321. 

Delphire (Chapeau à la), 321. 


TABLE DES MATIÈRES 


Demoiselle à la promenade, 18. 
Demoiselle élégante, 52. 
Demoiselle en caracot, 36. 
Demoiselle en Polonoise, 35. 
Demoiselle habillée, 24. 

Démon, 102. 

Désespoir, tour de cou noué comme 
une cravate, 82, 139. 

Déshabillé de taffetas, 98. 

Déshabillés, pour les femmes, 4, 
28, 92, 93, 127, 129; historique, 
141, 220; pour les hommes, 124. 
140, 155. 

Desrais (C.-L.), dessinateur, 7, 8, 
OPEN, 224, Qi, 285 20) ©, 0, 
39, 41, 42, 50, 52-60, 62, 64, 65, 
67, 68, 74, 81, 82, 84, 85, 92, 98, 
125, 127,429 82 137 141,270; 
271, 309-313. 

Desrozier (Chapeau à la), 219. 

Deuil, 158, 162. 

Dévote (Caracot à la), 24; (lévite à 
la), 124. 

Dewonshire (Chapeau à la), origine 
du nom, 117, 120, 224. 

Dominos, longue robe de bal, his- 
toire, 86; 170. 

Dorothée (Chapeau à la), 244. 

Dorvilliers (Chapeau à la), 304. 

Double-habit, ou habit d’hiver, 128. 

Duc et Paire, 160. 

Duchesse, 161. 

Duget (J.-J.), ses attaques contre 
les Paniers, 141. 

Duhamel (A.-B.), graveur, vir, 230- 
235, 260, 261, 263. 

Dupin (N.), graveur, vu, 3, 5, 6, 9, 
12, 14, 16, 11, 18, 24 5 5, 2 
30-34, 37-40, 43, 47, 49, 54-57, 59- 
62, 65-67, 69-72, 75-79, 81, 82, 
85, 87-90, 106, 112, 118, 121, 130, 
131, 435, 137, 138, 141, 143, 144, 
146, 147, 153-155, 159-161, 163- 
166, 177-180, 189-201, 204-217, 
222, 244, 245, 254, 255, 258, 259, 
262, 264, 265, 270-277, 309-313, 
320-325. 

Dupin fil, graveur, vir, 22, 24, 
223-227, 236-242, 246, 247, 290-301. 


E 


Echarpe, 324. 

Echelle de Jacob (Garniture en), 
300. 

Economique (Tresse), 63. 

Ecrevisse (Pouf à l’), 56. 

Ecuyère (Redingote à l’), 7. 

Ecuyers, rubans servant à relever 
le bas de robe, 66. 

Egyptienne (Chapeau à l’), 28. 

Elégante du Palais-Royal, 289. 

Elégante en petite robe, 14. 

Eléments (Les), ballets, 96, 97, 110. 

Enfance (Coiffure à l’), 153, 154. 

Enfant (Bonnet à l’), 321; (Circas- 
sienne à l’}, 85; (Coiffure à l’}, 
207; (Robes à l’}, 204, 309. 


II 


Enfants, 6, 9, 115, 134, 142-147, 152, 
159, 177, 302, 320-325. 

Erigonne (Chapeau à l’), 226. 

Erosine, costume de ce person- 
nage du Barbier de Séville, 74. 

Esclavage (Collier en), 65. 

Esnauts et Rapilly, éditeurs, 1, vin. 

Espagnol (Chapeau à l’), 323. 

Espagnole (Manches à ll’), 288; 
(Toque à l’), 125. 

Espagnolette (Costume de petite 
fille à l’), 324. 

Espoir (Frisure à l’), 124. 

Essence de Beauté, 223. 

Estaing (l'amiral comte d’), vain- 
queur des Anglais. — Chapeau à 
la d’ — ou à la Grenade, 133. 

Etiquette (Habits d’ — ou de cour). 
Voir Grandes Robes; (Nouvelle), 
291. 

Etoffes à la mode en 1787, 236. 

Eventails, passim; — à papier chi- 
nois, 33. 


F 


Falbalas,.7,.13,27, 35; 38; 41,51, 
54, 92, 121, 193, 127, 175, 257. 

Faune, 104. 

Fauteuils à moulures de carton, 113. 

Fauve tigré, couleur à la mode, 138. 

Favori, boucle descendant près de 
lorerile MO MSONE2 58! 

Femmes de chambre, voir Sou- 
brettes. 

Femme de qualité en déshabillé, 4. 

Femme de qualité relevée de cou- 
ches, 216. 

Femme du jour, 235. 

Femme d’un certain ton, 12. 

Femme en déshabillé, 15. 

Femme en caraco, 51. 

Femme en robe, 1. 

Femme galante à sa toilette, 23. 

Femme vêtue d’une lévite, 124. 

Fichu, ou pièce d’étoffe pliée en 
deux par les angles, employée : 
1) Sur la coiffure, 26, 29, 36, 41,59; 
2) pour couvrir les épaules, 33, 
0203 100102 180 178 1075 ANT 
Collet taillé en —, 76; Fichu- 
mantelet, 180, 175, 187; 3) Noué 
en cravate autour du cou, 25, 
54, 55, 80, 114, 120, 138, 134, 174. 

Figaro (Chapeau à la), 213; (Coif- 
fure en), 195; (Costume au grand), 
194; (Garniture à la), 200; (Juste 
à la), 222. 

Filet, tissu à mailles larges, 19, 
21, 24, 28, 35, 4l, 55, 84. 

Filigramme ou Filigrame, ouvrage 
d’orfèvrerie en filets déliés, 63, 87. 

Financière (Galons à la), 77; (Per- 
ruque à la), 128. 

Flammes, extrémités du mantelet, 
cf. Mantelet. 

Fleurs artificielles, 165. 

Flore (Coiffure à la), 309. 


12 


Floricourt (Chemise à la), 192. 

Folettes, ornement de chapeau, 280. 

Fontainebleau (Voyage du roi à), 
181. 

Fourreaux, robes pour les enfants, 
134, 145, 146, 323, 324; pour les 
Femmes, 173, 184, 187, 208, 228, 
243, 303, 305, 309. 

Fourrures, 8, 26, 39, 46, 54, 59, G2, 
65, 67, 70, 71, 87, 106, 107, 167, 
213, 214, 215, 216, 217, 265, 266, 
276, 296. 

Frac ou Fraque, 16, 155; (à bava- 
varoise), 67, 80; (à coqueluchon), 
63; (à la Polonaise, 61; (d'été), 
72; (du matin), 256; (pour petit 
garçon), 177. 

Fraize, collerette, 178. 

Français (Habillement), ses carac- 
téristiques, 157. 

Française (Caraco à la), 58; (Cha- 
peau tricorne à la), 45; (Chapeau 
de femme à la), 204; (Habits à la), 
43, 45, 160; (Robes à la), 56, 122 
Voir Grandes Robes. 

Fraque à coqueluchon, 63. 

Fraque à la Polonaise, 61. 

Fraque d'été, 72. 

Frivolité, ouvrage de fil fait avec 
une petite navette, 64; (Branche 
de), 74. 

Furie, 108. 


G 


Gabrielle (Manches à la), 66, 273 
(Tour de gorge à la), 172. 

Gaillard (Robert), graveur, var, 101, 
1083, BUS 

Gants, passim et notamment, 166, 
196. 

Gaule (Robe en), 204. 

Genlis (Chapeau à la), 310; (Fichu 
à la), 52, 85. 

Gilets. Voir Vestes. 

Glaces, 198. 

Globe (Bonnet au), 173, 202; (Cha- 
peau au), 188; (au demi-), 188; 
(Ruban au), 176; (Chapeau au 
— de Robert), 173; (Chapeau au 
— volant), 173. 

Gouleau (Papillon à), 29; (Plissage 
El} 82 

Gourgouran, étoffe de soie des 
Indes, 32. 

Gouvernante d’enfants, 6. 

Gouvernante d’enfants, 6, 143. 159; 
(Tablier à la), 139. 

Grand habit de bal, 273. 

Grand Orient (Robe de cour au), 
297. 

Grande Chemise, 264. 

Grande Coeffure, 218. 

Grande Parure (Robes de). Voir 
Grandes Robes. 

Grande Parure de Cour, 294. 

Grande Robe à la Reine, 295. 

Grande Robe à la Sultane, 167. 


GALERIE DES MODES 


Grande Robe de cérémonie, 290. 

Grande Robe de Cour à l'étiquette, 
292. 

Grande Robe de Cour dans le 
goût asiatique, 274. 

Grande Robe de Cour garnie de 
deux..., 275. 

Grande Robe de Cour garnie de 
gazes, 271. 

Grande Robe de Cour ou nouvelle 
étiquette, 291. 

Grande Robe Françoise, 181. 

Grandes Robes, robes de cour, 
robes de grande parure, robes à 
la Française, 7, 13, 44, 46, 48, 
53,.65;-112,. 160, 161,172, 181, 
272-2717, 290-301. 

Grecque (Coiffure à la), 61; demi- 
grecque, 34. 

Grenade (Chapeau à la), 116, 133. 

Grenadière (Circassienne), origine 
du nom, 133. 

Gros c.. (Mode des). Voir C... 
postiches. 

Gros de Naples, étoffe de soie du 
genre des taffetas et d’un grain 
plus saillant que celui du gros 
de Tours, 38, 48, 112. 

Gros ventres (Mode des), 136. 

Guitare, 51, 118. 


H 


Habillemens d’enfans, 134. 

Habillement d’Athalie, 87. 

Habit à la Polonoise, 69. 

Habit à l’Insurgente, 123. 

Habit de bal à la Paysanne, 78. 

Habit de bal avec des manches, 66. 

Habit de bal, le corsage, 30. 

Habit de Cour de satin, 44. 

Habit de Cour en hyver, 276. 

Habit de drap, 77. 

Habit de paysan, 79. 

Habit de petit deuil, 162. 

Habit de printemps, 45. 

Habit d'Erosine, 74. 

Habit de Sultane, 107. 

Habit du matin, 261. 

Habit en Lévite, 118. 

Habits à la Française, 43, 77, 231, 
253,210, 272, 279,281 283. 

Harpie (Chapeau à la), 238, 239, 
260; (Garniture à la), 240. 

Haute forme (Chapeau anglais, 
d'homme, à), 256. 

Henri IV (Chapeau à la), 27, 145, 
206; (Modes à la), 206. 

Héricourt (Chapeau à la d’), 308. 

Hérisson (Côiffure en), pour les 
femmes, 32,42 53 .4121,.202; 
pour les hommes, 112, 148; en 
hérisson tronqué, 37. 

Hongroise (Chapeau de fillette à 
la), 134; (Pantalon à la), 134. 
Houssoir, ornement de la coiffure 
ressemblant à un petit balai, 25, 

29, 32, 33, 36, (42), 50, 54. 


I 


Imperméables (Chaussures), 261. 
Indes galantes (Les), ballet, 108. 
Indienne, étoffe de cotonpeinte, 57. 
Inoculation (Ruban à l’), 204. 
Insurgente (Robes à l’), 123. 
Iphigénie en Tauride, opéra, 108. 
Isabelle (Manches à l’), 60. 
Italienne (Chapeau à l’), 51; (Cha- 
peau à l’), 321; (Manteau à l’), 321. 


J 


Jabot (Chemise à), 33, 34, 63, 69, 
112 ; Jabots bouillonnés aux 
manches, 4. 

Jacquet (Chapeaux d'homme à la), 
33, 233; (Coiffure à la), 318. 

Janinet (Fr.), graveur, var. 167-170. 

Janséniste (Robe à la), 214. 

Jardin du Roi, aujourd’hui Jardin 
des Plantes, 280, 302, 306. 

Jason et Médée, opéra, 94. 

Jean-Jacques (Polonaise à la), 35. 

Jeanne d’Arc (Costume à la), 50. 

Jésus (Chemise à la), 204. 

Jeune Actrice, 122. 

Jeune Bourgeoise assise, 245. 

Jeune Bourgeoise vêtue, 29. 

Jeune Dame assise, 240. 

Jeune Dame coeffée à la Dauphine, 
39. 

Jeune Dame coëffée au Hérisson, 
53. 

Jeune Dame coëffée d’un Bonnet, 
10. 

Jeune Dame coëffée d’un chapeau, 
82. 

Jeune Dame coëéffée d’un demi- 
bonnet, 60. 

Jeune Dame coëffée en baigneuse, 
54. 

Jeune Dame de Lyon, 42. 

Jeune Dame de qualité, 7. 

Jeune Dame désœuvré, 209. 

Jeune Dame en bergère, 176. 

Jeune Dame en Caracot à la Fla- 
mande, 286. 

Jeune Dame en Carracot-Pierrot, 
247. 

Jeune Dame en Circassienne de 
gaze, 41. 

Jeune Dame en Circassienne har- 
nie, 8. 

Jeune Dame en couche, 55. 

Jeune Dame en négligé, 62. 

Jeuné Dame en peignoir, 20. 

Jeune Dame en Polonaise, 21. 

Jeune Dame en redingote de came- 
lot, 271. 

Jeune Dame en redingote d’hiver, 

310. 

Jeune Dame en robe à la Polo- 
naise de taffetas, 135. 

Jeune Dame en robe à la Polo- 
naise garnie, 152. 

Jeune Dame en robe de taffetas, 56. 

Jeune Dame guettant, 304. 


Jeune Dame habillée, 199. 

Jeune Dame montant à cheval, 80. 

Jeune Dame prête à monter à che- 
val, 250. 

Jeune Dame qui quête, 112. 

Jeune Dame qui s’est affublée, 86. 

Jeune Dame répétaht une danse, 
169. 

Jeune Dame rêvant, 248. 

Jeune Dame se faisant coëffer, 31. 

Jeune Dame se faisant porter son 
enfant, 142. 

Jeune Dame tenant son enfant, 115. 

Jeune Dame vêtue à l’Austra- 
sienne, 50. 

Jeune Dame vêtue d’un caracot, 
238. 

Jeune Dame vêtue d’une Circas- 
sienne, 288. 

Jeune Dame vêtue d’une robe, 252. 

Jeune Dame vêtue d’une redin- 
gote, 251. 

Jeune Danseuse, 241. 

Jeune Demoiselle en Polonoise, 57. 

Jeune Demoiselle étudiant, 149. 

Jeune Elégant assis, 234. 

Jeune Elégant du Palais Roïal, 233. 

Jeune Elégant en habit, 16. 

Jeune Elégant vêtu..…, 253. 

Jeune Elégante, coëffée, 284. 

Jeune Elégante vêtue, 259. 

Jeune Femme en robe, 150. 

Jeune Femme se préservant, 249. 

Jeune Femme vêtue d’un caraco,132. 

Jeune Femme vêtue d’une redin- 
gote, 258. 

Jeune Fille, 147. 

Jeune Gouvernante, 148. 

Jeune Mariée, 88. 

Jeune Nymphe, 314. 

Jeune Officier, 312. 

Jeune Personne coëffée, 236. 

Jeune Personne indolente, 173. 

Jeune Personne vêtue, 237. 

Jockei (Chapeau à la), pour les 
hommes, 75, 261, 263, 282; pour 
les femmes, 266; (Costume de), 
233; (Perruque à la), 124. 

Jolie Agnès, 287. 

Jolie Danseuse, 64. 

Jolie Femme coëffée, 58. 

Jolie Femme courant, 303. 

Jolie Femme en baigneuse, 257. 

Jolie Femme en Circassienne, 19. 

Jolie Femme en contemplative, 174. 

Jolie Femme en déshabillé, 28. 

Jolie Femme se promenant, 214. 

Jouets d’enfants, 143-146, 320, 321, 
325. 

Jupon de lingerie, 49. 

Juste, ou corset, 78, 92, 147; (à la 
Figaro), 222; (à la Suzanne), 195, 
219. 


L 


La Beauté voluptueuse, 193. 
La Belle Arsène, 232. 


TABLE DES MATIÈRES 


La Belle dans l'incertitude, 201. 

La Belle désespérée, 208. 

La Belle engagée, 206. 

La belle et tendre Lyonnoise, 215. 

La Belle inquiète, 191. 

La belle Omphale, 242. 

La Belle rèveuse, 226. 

La belle Sophie attendant son 
amant, 278. 

La belle Sophie attendant son ga- 
lant, 305. 

La belle Suzon, 228. 

La belle Zulima, 317. 

La blonde Mélite, 224. 

La bonne petite sœur, 321. 

La boudeuse Alviane, 313. 

La brillante Lise, 200. 

La brillante Nymphe, 222, 

La brillante Raimonde, 213. 

La Constante solitaire, 198. 

Lacs d'amour (Chignon en), 8; 
(Ruban en), 42. 

La Distraite, 32. 

La fausse boudeuse, 196. 

La fière Aglaé, 204. 

La Fleur des Moissonneuses, 192. 

L’agaçante Eriphile, 228. 

L’agaçante Finette, 195. 

L’Agioteur, 282. 

L’aimable Céphise, 205. 

L’aimable Colinette, 315. 

L’aimable Constance, 190. 

L’aimable Suzette, 316. 

Laitière (Bonnet à la), 60, 149. 

La jeune Adolescente, 207. 

La jeune Amazone, 307. 

La jeune Anglaise, 318. 

La jeune Eglé, 230. 

La jeune Elvire s'amusant, 308. 

La jeune Elvire s’entretenant, 227. 

La jeune et aimable Céphise, 239. 

La jeune et élégante Suzanne, 202. 

La jeune indifférente, 211. 

La jeune insouciante, 189. 

La jeune Sophie, 219. 

La jeune Luma. 311. 

La jolie Maman, 302. 

La minaudière Marinette, 229. 

La Nymphe à la taille légère, 242. 

La Nymphe galante, 210. 

La petite Fille, 145. 

La Petite-Mère, 27. 

La prude Mélite, 220. 

La prudente Amazone, 194. 

La Rochefoucault (Duchesse de), 
sa mort, 80. 

La sémillante Lisette, 225. 

La tendre Aspasie, 221. 

La tranquille Eglé, 309. 

La Virtuose sensible, 197. 

Le Bas (J.-Ph.), graveur, vu, 302- 
308, 314-319. 

Le Beau (P.-A.), graveur, vu, 1, 2, 
11, 83, 156, 171-176, 248-243, 956, 
257, 266, 267, 288. 289. 

Le Beau (Madame), femme du pré- 
cédent, coloriste, vur. 


13 


Le“Clerc ou" EeClère. (P.=Th:); 
dessinateur, vu, 1-6, 9, 11-16, 
22, 23, 25, 26, 30-34, 37, 38, 40, 
43-49, 51, 61, 63, 66, 69-73, 75-80, 
83, 86-91, 106, 107, 112-124, 126, 
128, 130-133, 135, 136, 138-140, 
142-170, 177-187. 

Le Galant, 270. 

Legrand, auteur d’une bouffon- 
nerie contre les paniers, 141. 

Le Lorgneur, 283. 

Lenoncourt (Robe à la), 65. 

Le Philosophe, 281. 

Le plus petit de ces enfans, 144. 

Le Roy (G.), graveur, vu, 48, 52, 
53, 68, 73. 

Les Délassemens, 33. 

Les Enfans de M. le comte d’Ar- 
tois, 159. 

Levantine (Robe à la), 59; (Toque 
à la), 124. 

Lever de l’aurore (Mantelet au), 93. 

Lever de la Reine (Bonnet au), 29. 

Lévite (Ceinture à la), 81, 116; 
(Habit en), 118; (Redingote à la), 
ou simplement lévite, masc. et 
fémin., 138, 158, 233; (Robe à la), 
ou simplement lévite, masc., 83, 
91, 114, 116, 119, 124, 137, 139, 
142, 144, 148, 154, 163, 166, 169, 
179, 180. 

Lévite ajustée, 163. 

Lévite de satin, 166. 

Lévite de taffetas, 148. 

Lévite ornée, 117. 


. Liberté (Polonaise à la), 4. 


Lieusaint (Bombé à la), 79. 

L’Imposante, 280. 

L’Innocente curieuse, 188. 

Lisières, pour tenir lesenfants, 148. 

Livrée (Costumes de), 68. 

Longchamps, promenade, 81; (Robe 
à la), 81. 

Lorgnettes, 124, 176. 

Louis XVI, 43. 

Loup, gros manchon, 76. 

Luxembourg (Jardin du), 213, 223. 
223, 225, 232, 234; (Chapeau à 
la), 242, 

Lycée public (Le), 282. 

Lyon (Jeunes Dames de), 42, 215; 
(Théâtre de), 74. 

Lyonnaise (Bourse à la), 61. 


M 


Maillots pour enfants, 148. 

Maître à danser, 148. 

Manches de cour, ou sabots de 
dentelles, 66. 

Mancherons, ou courtes manches, 
SOMCOMOMAO M2 1102) 

Manchettes, partie supérieure de 
la tige de certaines bottes, 75. 

Manchons, 26, 54, 60, 70, 171, 219, 
217, 276; pour hommes, 76, 263, 
265; Robe en manchon ou à 
corps fermé, 167. 


14 


Manière de portet le petit deuil, 
158. 

Mante, 87. 

Manteau de lit ou camisole, 23, 
54, 127. 

Manteau à l’Italienne, 126. 

Mantelet een 20 M0 MT R25 "220; 
33, 84, 88, 89, 90; histoire, 98, 
150, 171, 174, 175, 180, 185, 187, 
PAUL, PASS PET, 21 282, 202, EE 
319 ; à coulisses, 14, 17, 27. 

Manteaux, pour hommes, 126. 

Marcel, professeur de danse, 169. 

Marchande de Modes portant la 
marchandise.…., 5. 

Marchandes de Modes, 4,5,152,161. 

Marguerite (Robe à la), 206. 

Mariage de Figaro (Le), comédie; 
modes qui en empruntent leur 
nom, 194, 195, 198, 202, 211, 213, 
215219222225: 

Mariages (Etiquette pour les), 88. 

Marie-Antoinette, 44; sa toilette, 
179, 201, 273. 

Marigny (Chapeau à la), 228. 

Marinière (Chapeau à la), 123; 
(Pattes de manches à la), 63; 
(Souliers à la), 85, 138. 

Marlboroug (Modes à la), 191; 
(Bordures à la), 197; (Chapeau à 
la), 178, 187, 191; (Robe à la), 
203; (Ruban à la), 174. 

Marmotte (Fichu en), 10. 

Marseillaise (Boucle à la), 22. 

Martin (Jean-Baptiste), dessinateur 
et graveur, 94-105, 108-111. 

Masque, son histoire, 86, 170. 

Matelot (Habits de), pour enfants, 
APS AA AUS AT AE A, 82 
323. 

Matin (Habits du), 69, 256, 261, 282, 
284, voir Chenille; (Robes du), 
191, 205, 212, 215, 229, 232, 243, 
260, 262, 268, 278, 302, 304, voir 
Négligés. 

Matineuse, 171; (Bonnet à la), 249. 

Mauresque (Bonnet à la), 68. 

Médée, 94. 

Médicis, 65, 74, 120 ; (Demi —), 50. 

Merde d’oye (Couleur), 112, 127. 

Mexborough, pour Marlborough? 
(Chapeau à la), 283. 

Mignarde (Coiffure à la), 40. 

Miladi (Chapeau à la), 295. 

Minerve (Chapeau à la), 209. 

Mitaines, 5. 

Moissonneuse (Bonnet à la), 127. 

Molé (G.-E.-R.), historien des 
Modes, vir. 

Monarque juste et bienfaisant, 43. 

Montgolfier (Chapeau à la), 190. 

Montres, 62, 93, 182, 191, 279. 

Mouchoir, en forme de cravate 
d'homme, 63, 67, 75, 76; en 
forme de fichu de col (voir ce 
mot); arrangé en coiffure, 135; 
(Collet coupé en), 61. 


GALERIE DES MODES 


Mouchoir de poche, 117, 256, 266, 
287. 

Musulmane (Robe à la Turque ou 
à la), 114, 130, 131, 199, 285. 


N 


Nageoires, partie de la coiffure, 20, 
LABO! 

Nantes, passage du duc d’Aiguillon, 
36; pièce jouée au théâtre, 67. 
Négligé d’une jeune Dame, 178. 
Négligé de la Volupté, surnom de 
la robe à la Levantine, 59. 
Négligés, 54, 55, 60, 62, 84, 177. 
Nègre, 68. 

Neptune, 111. 

Neptune et Aréthuse, ballet, 111. 
Nicolet (Coiffure à la), 208. 

Noces (Robe de), 88. 

Nœuds d'amour, 81. 

Nouveau Désiré (Robe garnie au), 
39. 

Nouvelle Circassienne, 195. 
Nouvelle Lévite, 137. 

Nouvelle Omphale (La), comédie, 
221 ; (Chapeaux à la), 221. 
Nouvelle Robe à l’Anglaise, 165. 
Nouvelle Robe dite ‘la Long- 
champs, 81. 


O 
Oiseau royal (Frisure à l’), 61, 157. 
Oiseaux, 207, 208. 
Or (Drap d’), 71, 88. 
Orientale (Coiffure), 301. 
Oriflamme (Pouf à l’), 230. 
Orphelin (L’) de la Chine, tra- 

gédie, 106. 


P 


Pagode (Manches en), 23, 81, 87, 
123, 140, 183. 

Paillettes et paillons, petits orne- 
ments de métal mince et brillant, 
(Broderies en), 30, 43, 65, 81, 87, 
112, 127, 197.289) 

Pair de France, 160. 

Palais-Royal, promenade, 13, 114, 
210215217220, 222%224%233; 
256, 282, 285, 289. 

Palatine (Echarpe mise en), 123. 

Panier à trois rangs, 25. 

Paniers, 44, 46, 48, 53, 56, 94, 141, 
161. Voir pour les paniers ré- 
duits : Coudes, Coussinets et 
pour les grands paniers : Gran- 
des Robes. 

Pantalon, 155. 

Panthéon (Beauté du), 246. 

Pantoufles, 140. 

Panurge dans l’île des Lanternes, 
comédie-opéra, 213. 

Panurge (Garniture à la), 213. 

Parasols, 28, 38, 73, 173, 210, 225, 
242. 

Parfait-rond, ou manteau à la ca- 
valière, 126. 


Paris (Caractère des Femmes et 
des Filles de), 207. 

Parlement, espèce de fichu, 56. 

Patas (J.-B.), graveur, vu, 44, 58, 
63, 86, 107, 113, 115-117, 119, 133, 
136, 139, 140, 142, 145. 

Patisoie, étoffe de la Chine, 18. 

Paysan (Habits de), travestis, 79, 
98, 99. 

Paysan galant, 99. 

Paysanne galante, 98. 

Paysanne (Coiffure à la), 21, 35, 
62, 58, 176; (Juste à la), 92, 147; 
(Casaquin à la), 129; (Habit de 
bal à la), 78; (Manches à la), 35. 

Peignoirs, 20, 23, 31. 

Pékin, étoffe de soie, 40, 88, 112. 

Pelisses, 26, 54, 55, 62, 70, 213, 214, 
210 2 1NAR2TEE 

Pélissier (G.), graveur, vir, 124-126, 
128, 129, 148-152. 

Pendants d'oreilles, 412, 115. 

Pensilvanie (Chapeau à la), 155. 

Perroquets, 20, 120. 

Perruques d'hommes, leur dispa- 
rition, 128; de femmes, 156. 

Péruvienne (Veste à la), 50, 53. 

Petit maître au Palais Roial, 256. 

Petit Maître élégant, 231. 

Petit Maître en chenille, 153. 

Petit Maître en habit de drap, 270. 

Petit Maître en habitmoucheté, 265. 

Petit Maître vêtu d’un habit, 268. 

Petite Maîtresse du Palais-Royal, 
285. 

Petite Maîtresse en robe à la Po- 
lonaise, 3. 

Petite Maîtresse en robe Lilas, 13. 

Petite-Oye, ensemble des garni- 
tures d’un vêtement, 1. 

Physionomie : toupet de devant 
en forme de croissant. Passim. 

Phaëton, opéra, 9,5. 

Picarde (Coiffure négligée dite à 
la), 91. 

Pièce de corsage, 113, 118. 

Piémontaise (Robe à la), 42. 

Pierrot (Caraco à la), 235, 238, 241, 
247, 257, 259, 308. 

Piques (Chapeau à), 237. 

Piqures, ou corps (corset), 144. 

Platitude (Garniture en), 85, 91, 
121, 122; sorte de tabatière, 118. 

Pluche, sorte de velours, 63, 71. 

Plumet, garniture sur le bord des 
chapeaux d'hommes, 112. 

Poil (Garniture en), voir Fourrures. 

Polonaise (Robes à la), ou Polo- 
naises, 1-4, 40, 17, 18, 21, 29, 35, 
50, 52, 57, 60, 70, 73, 82, 84, 89, 
113, 135, 136, 145, 146, 150, 151, 
152; (Camisoles à la), 127, 141; 
(Caracos à la), 11, 15, 28, 120, 
132, 149; (Frac à la), 61; (Habit 
à la), 69; Demi-Polonaise, 4. 

Pont (Culottes à), 33. 

Postillon (Nœud en), 38, 51. 


Poudre, surles cheveux, 31, 147,252. 
Pouf (Manches recouvertes en), 
30 ; arrangement de la coiffure à 
laide d’une pièce de gaze, passim. 
Pouponne (Bonnet à la), 24. 
Praslin (Caracot à la), 244. 
Présentation (Habit de), 161, 276. 
Prétention, petite dentelle; (Cha- 
peau à la), 227; (Lévite à), 118. 
Princesse (Bonnet à la), 202. 
Provençale (La), ballet, 98. 
Provence (Le comte de), 45. 
Provence (La comtesse de), 46. 
Prune de Monsieur (Couleur), 112, 
127. 
Prussienne (Lévite à la), 117. 
Psyché, opéra, 102, 105. 
Polonaise de taffetas, 84. 
Polonaise de toile bleue, 73. 
Polonoise vue par derrière, 151. 
Pommade de Ninon, 228. 
Puce (Couleur), 112, 127. 


Q 
Quaker (Chapeau à la), 263. 
Queues de robes : mode de les 
faire porter, 68. 


R 


Rabat. Voir Collet. 

Randan (Bonnet à la), 267. 

Redingottes, pour femmes, 248, 
249, 250, 251, 254,-255,.258; 267. 
268, 269, 271, 280, 310, 311; pour 
hommes, 75, 138, 157. 

Redingote à l’Amazone, 313. 

Redingote à manches, 267. 

Redingote anglaise, 138. 

Redingote à trois colets, 157. 

Redingote du matin, 268. 

Redingote fermée, 269. 

Redingote en Bakmann, 76. 

Redingotte à colet, 76. 

Réforme (Frisure à la), 139; (Sur- 
tout à la), 69. 

Reine (Chemise à la), 178, 179, 180, 
201; (Robe à la), 39, 295; (Pouf 
à la), 53. 

Reine des Sylphes, 110. 

Reverbère (Boutons à), 75; (Calotte 
d’ecclésiastique au), 34. 

Richard (Bonnet à la), 210. 

Robes de Cour. Voir Grandes 
Robes. 

Robes ouvertes, leur origine, 141. 

Robe à la Circassienne.…., 121. 

Robe à la Levantine, 59. 

Robe à l’Anglaise, de Pekin verd, 40. 

Robe à l’Anglaise, Fichu-en-Man- 
telet, 185. 

Robe à l’Anglaise, garnie à plis, 182. 

Robe à l’Anglaise, garnie de gaze, 
164. 

Robe à l’Anglaise, le corsage lacé, 
186. 

Robe à la Lévite à corsage, 91. 

Robe à la Lévite, à deux plis, 83. 


TABLE DES MATIÈRES 


Robe à l’Angloise, queue traînante, 
90. 

Robe à l'Anglaise, retroussée, 168. 

Robe à la Polonoise, d’étoffe unie, 2. 

Robe à la Polonaise, de satin, 136. 

Robe à la Polonoise, de toille, 89. 

Robe à la Turque, 130. 

Robe à la Turque ou espèce de 
Circassienne, 114. 

Robe à la Versailloise, 38. 

Robe blanche, 153. 

Robe de chambre, 140. 

Robe de Cour, à la Française, 299. 

Robe de Cour, à la Turque, 301. 

Robe de Cour, au Grand-Orient, 
297. 

Robe de Cour avec panier, 29,6. 

Robe de Cour avec son panier 
garnie, 298. 

Robe de Cour avec son panier en 
échelle, 300. 

Robe de Cour, moyen panier, 46. 

Robe de Cour, retroussée, 272. 

Robe de Cour sur le grand panier, 
48. 

Robe de taffetas de couleur, 118. 

Robe du matin, 260. 

Robe en foureau, à queue simple, 
187. 

Robe en foureau, manche retroussé, 
184. 

Robe ordinaire de Cour, 293. 

Robe vraiment à l’Anglaise, 183. 

Rodingotte de taffetas blanc, 254, 

Rodingotte de taffetas violet, 255. 

Rosette d'amour (Nœud en), 201. 

Rousseau (Jean-Jacques), influen- 
ces de ses théories sur le cos- 
tume, 35, 145, 146. Voir Jean- 
Jacques (à la). 

Rubans à la mode en 1785, 208. 


S 


Sabots, chaussures, 260. 

Sabots, garnitures des manches, 
25, 28, 30, 32, 37, 38, 50, 51, 53, 
62, 81, 82, 122, 137; Sabots de 
dentelles, ou manches de Cour, 
66. 

Saint-Aubin (A. de), dessinateur, 
vir, 272-277, 290-301. 

Saint-Esprit (Bijou), 48; (Ordre 
du), 160. 

Saint-Louis (Insignes de l’ordre du), 
43, 45, 160. 

Saint-Quentin (La Dlle), modiste, 
151. 

Sandales, sorte de socques se por- 
tant sur les souliers, 70, 71. 

Sarrazin, costumier, vu, 39, 59, 
65, 67, 74, 81, 106. 

Saxe (Collet à la), 67, 72. 

Saxonne (Boutonnières à la), 71. 

Sévilloise (Robe à la), 74. 

Sicilienne (Chapeau à la), 322. 

Silphe, 97. 

Silphide, 96. 


19 


Simarre, longue robe en chemise, 
116. 

Singe, 119. 

Soubrettes, 32, 142. 

Soubreveste, petit justaucorps sans 
manches, 74, 119. 

Souliers, à la mode en 1786, 260; 
en bec de canard, 127; pointus, 

: leur vogue, 127. 

Soutanelle, d’abbé, 34. 

Spa (Chapeau à la) ou à la De- 
wonshire, 117, 120, 148. 

Strade (Jupe à la), 80. 

Stukeli, personnage de la pièce 
intitulée Beverley, 67. 

Suisse (Chapeau à la), 16, %6; 
(Chignon à la), 25. 

Sultane (Boucle de cheveux à la), 
39 ; (Robes à la), 167, 317. 

Surcotte, 74. 

Surtout, vêtement de dessus pour 
leshommes,puis pourles femmes, 
69, 71, 124, 128. 

Suzanne (Coiffure à la), 222; (Juste 
à la), 195, 219. 

Syrienne (Coiffure à la), 42. 

Système (Tresse en), définition, 
63, 69, 75, 85, 124. 


D 


Tabatières, 118, 174. 

Tabliers, 6, 25, 29, 30, 64, 74, 78, 
89, 92, 115, 139, 145, 147, 168, 
A AT MAOIS M UMI1S 2162210 
235, 259 ; autrefois simple fausse- 
jupe, 27. 

Tailleur costumier, 49. 

Tailleur de corps, 152, 161. 

Talons, leurs variations, 127; rouges 
58, 127; hauts, pour hommes, 61. 

Tambour de basque (Chapeauau),1. 

Tapé (Frisure en), 114, 129, 141. 

Tarare (Chapeau à la), 315, 

Tempérament, partie de la coif- 
fure située en avant au centre de 
la coque, 25, 29. 

Thérèse, voile de gaze servant de 
coiffure, 5, 84, 216. 

Thétis, 101. 

Toile peinte (Robe à bordure de), 
0), 182, 135% 

Toilette (Lectures pour la), 31; 
(Meuble appelé), 23. 

Toison d'Or (Insignes de l’ordre 
de la), 43, 45. 

Toque, sorte de frisure et sorte de 
coiffure ayant la forme d’un 
turban, 124, 125, 163, 182, 284. 

Toquet, bonnet des Cauchoises, 
129 ; (Bonnet d’enfant), 146. 

Tournesol (Chapeau au), 314. 

Tricot (Veste de), 63. 

Triomphe (Le) de Bacchus, ballet, 
104. 

Triton (Polonaise en), 136. 

Trompette, ou fausse jupe, 27. 

Tronchin (Canne à la), 36. 


16 


Tronchiner, au sens de «se pro- 
mener », 225. 

Tuileries, promenade, 319. 

Turban (Coiffure en), 167, 286, 288. 

Turque (Chapeau à la), 82; (Pouf 
à la), 232, 317; (Robes à la), 114, 
130, 131, 190, 230, 301; (Turban 
à la), 286. 


U 


Union (L’) de l’Amour et des Arts, 
opéra, 104. 


V 


Valaque (Chapeau à la), 69. 

Variétés amusantes (Théâtre des), 
2107 

Vasisdas (Pattes de basques en), 72. 

Ventres (Modes des gros), 136. 


GALERIE DES MODES 


Vénus, 105. 

Vermicelle (Robe et habit à la), 72. 

Vermichelle (Toile), 132. 

Versaillaise (Robe à la), 38. 

Vertumne et Pomone, ballet, 104. 

Vestale (Coiffure à la), 165; (Robe 
à la), 123. 

Veste retroussée à l’'Amazone, 266. 

Vestes peintes et brodées, 231, 265. 

Vêtement d’Idamé, 106. 

Vêtement dit à la Créole, 116. 

Victoire (Chapeaux à la), 230; 
(Pouf à la), 7. 

Vischoura, espèce de surtout, 265. 

Volants, leur développement, 27. 

Voluptueuse (Baigneuse à la), 328. 

Vossinik, graveur. Voir Wosse- 
nyck. 


ERRATA 


Voysard (E.-C.), graveur, var, 4, T, 
8, 10, 13, 16, 19, 20, 27-29, 35, 36, 
Al, 42, 45. 46, 64, 80, 84, 91-98, 
114, 120, 123, 132, 134, 157, 158, 
162. 


W 


Warwick (Baigneuse à la), 320. 

Watteau (F.-L.-G.), fils, dessina- 
teur, vur, 171-176, 188-269, 278- 
289, 302-308, 314-325. 


: Wauxhall (Chapeau au), 236. 


Wossenyck, graveur, vir, 167-169. 


Z 


Zèbre (Habit de), 312. 
Zinzara (Chapeau à la), 229, 325. 


PL 35, ligne 11, Etoffe de Burat; pour garniture, une bande sans plis. — PI. 155, note : haut de chaussses. 
PI. 161, Habit de Cour. — PI. 172, 15 mai 1786 et non 1876. 
PI. 219, Juste à la Suzanne, et non à la Suliane. 


IMP. G. KADAR, PARIS 


RICE 


REMERCIER PNR OLOINEAMIESE 


«Polonaise(1) courante, ou polonaise en frac, très commode le matin 
et à la campagne. Cet habillement galant, leste et négligé, s’agrafe sous le 
parfait contentement{2); 1l peut être relevé fort haut, et ne comporte que des 
étoffes légères. Ces ailes, ou côtés de la polonaise doivent être petites et la 
queue fort longue. 

«La gravure représente une de ces robes, en taffetas des Indes à petites 
raies égales; garniture de gaze unie; le volant aussi de gaze bouillonnée en 
chef, les manches perdues sous des jabots bouillonnés, de même que le haut 
du volant; contentement très large, pareil aux rosettes qui relèvent la polonaise. 

«Chapeau en tambour de basque (on l’a nommé, depuis cette gravure, 
le chapeau à la Belle Jambe); les bords rabattus, de gaze unie comme la 
garniture de la robe; la forme ou toque d’étoffe pareille à la polonaise ou 


A 


au ruban, plissée et captivée par trois barrières de perles à deux rangs, qui 
soutiennent des boutons à paillettes; trois boucles droites avec le favori(3) 
caressant les oreilles qu'il doit laisser découvertes lorsqu'elles sont mignonnes; 
au-dessus de la toque, un panache à quatre plumes flottantes de couleurs 
assorties, d’où sort une aigrette à trois flèches courbées et composées de 
plumes de faisan. 

« Un collier de gaze, à garniture frisée, avec un nœud sur le devant 


achève de donner du relief et de compléter la petite oye de cette élégante parure.» 


(x) La Polonaise comportait un corsage très ouvert et une jupe à trois pans arrondis, deux pans courts 
sur les côtés (les ailes) et un pan plus long en arrière (la queue). 

(2) Le Parfait contentement était le nœud de rubans ornant la partie supérieure de la veste qu’on 
portait sur la polonaise. 

(3) Le Favori était la boucle en croissant renversé, qui descendait sur la joue en avant de l’oreille. 


L LA 


or 


e Clerc del, 


Femme en Rob 


eLDeuL SC, 


e à la Polonoïle, de tafetas raye, garme de gaze,remettant fa Jarreuere et laiffant 
voir [a belle jambe 


RS 


IROMBIE A LA POLONAIS 


« Polonaise, à poche et à coqueluchon (1), ou Polonaise d'hiver. Ces robes 
sont fort étroites par-devant, et laissent en liberté la petite veste garnie dans son 
centre et couronnée par un large contentement. 

« Les ailes, et la queue arrondie, se relèvent très haut, comme dans la 
précédente gravure, avec des rubans, ou avec des cordons et des glands. 

« Grand volant à la tête timbrée d'une bande bouillonnée même étoffe 
que le reste de l'habillement. Sabots étroits, avec des petits Bons-hommes (2). 

« Frisure au chignon tombant, coupée par deux boucles obliques qui se 
touchent par une de leurs extrémités. 

« Chapeau à la Biscayenne, composé d’un rang de gaze plissée à tête 
rabattue, formant les bords; un large ruban, à plis ronds, environne la forme 
du chapeau et supporte un second ruban uni, terminé sur le derrière par une 
double rosette : la forme du chapeau, en gaze bouffante, est à demi-éclipsée par 
un panache à trois plumes d’autruche, peu élevées, dont la racine va se perdre 
dans la double rosette. 

«Chaussure analogue au reste de l'habillement, pour l’assortiment des 
couleurs, avec une rosette ronde. Cordon de montre garni de bouffettes en 
cheveux et or, avec des apanages en breloques. » 


(zx) Coqueluchon : ce que nous appelons aujourd’hui capuchon. 
(2) Bons-hommes : petites manchettes à deux rangs. 


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Robe a la Polonoiïite d'étoile ume à coqueluchon. 


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« Polonaise à sein ouvert, agraftée au milieu de la taille, avec des ailes 
développées sur le devant, et la queue épanouie par derrière. 

« Comme ces polonaises laissent entrevoir le sein dans tout son éclat, le 
désir d’exciter la curiosité les fait accompagner d’un fichu ou mouchoir de gaze, 
reployé sur lui-même et garni dans tout son pourtour; ce qui donne à cet 
ajustement négligé un air de décence qui semble ajouter à sa beauté. 

«La gravure représente une petite-maîtresse, lisant une lettre. Sa robe 
est de toile peinte, à bouquets détachés et à petites rayes; garniture de linon 
à plis ronds, sabots pareils, un peu évasés; volant très-haut, à tête unie et 
plis ronds. 

« Coëffure en racine droite, surmontée d’un pouf de gaze, appanagé 
d’une aigrette en héron recourbé, muni de sa tête; quatre boucles de chaque 
côté, dont une à jour et tombante. 

«Cordon de montre en cheveux, garni en paillettes, clef, cachet et 
cassolette en œuf d’autruche(r). 


« Souliers à grands talons: boucles à la d'Artois, avec l'oreille (2) du 
soulier de couleur différente que le reste de la chaussure. » 


(x) La clef de montre, le cachet, étaient les plus fréquentes des breloques ; les cassolettes rappelaient 
les brûle-parfums d’orfèvrerie ou de céramique dont la vogue fut si grande durant tout le xvir° siècle. 
(2) Oreille : partie du soulier qui s’applique sur le cou-de-pied. 


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Dessine par Le Clerc 


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Pette Maitreile en Robe à la Polonaile 
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PI. 4. 


FEMME DE QUALITÉ EN DÉSHABILLÉ 


« Demi-Polonaise ou Polonaise à la liberté. C'est une espèce de 
diminutif de ces bas de robes que les Dames de la Cour, obligées par 
étiquette de paraître en public le matin, ont adopté depuis long-tems et dont 
on a fait une application assez heureuse aux modes nouvelles. 

«La demi-Polonaise consiste dans une jupe, sur laquelle on attache un 
bas de polonaise, ou simplement une queue de polonaise retroussée à l'ordinaire; 
elle est aussi commode qu’agréable et procure le double avantage de faire 
paraître habillée tandis qu’on ne l’est pas. 

«La Gravure offre une Dame de qualité, se promenant à la campagne, 
vêtue d’une demi-polonaise à simple queue. La jupe et la queue sont de toile 
blanche, dont les garnitures et le volant très incommodes dans les promenades, 
ont été remplacés par des bandes de toile peinte avec encadrement; une de 
ces bandes occupe le bas de la jupe; les autres, plus petites, se placent vers 
le milieu et figurent la tête du volant, la queue retroussée avec des rosettes, 
est bordée d’une double bande pareille à celle de la jupe. 

«Le mantelet est une pièce essentielle de cet ajustement; 1l doit être 
ample, envelopper tout ce que l’on appelle le corsage, et ne laisser entrevoir 
que le bas du corps; par ce moyen, l'habillement paraît complet et fait 
illusion au point de tromper l’œ1l le plus curieux. 

« Coëffure négligée, au chien couchant, avec sa boucle tombant sur le 
col: chapeau de paille, fort panché sur le devant, pour garantir du soleil, relevé 
par derrière, pour donner plus de jeu au chignon en natte dégagée: le côté droit 
du chapeau, désigné par une double rosette, tenant une fleur aux arrêts; pour 
gance, un large ruban uni, dont les extrémités viennent caresser l'oreille 
gauche. 

« Une canne, un éventail, des gants, un bracelet à rosette par dessus le 
gant pour la main qui badine avec l'éventail, collier de gaze plissée et fraisée, 
rosette rondeaux souliers : tels sont les autres attributs de cet habillement 
champêtre. » 


(x) Il s’agit évidemment d’un de ces bracelets de ruban, dont la mode réapparaît fréquemment 
au cours des xvil‘ et xvri1° siècles. 


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MARCHANDE DE MODES 


« Figure de caractère, représentant une Marchande de mode, qui porte 
de la marchandise en ville. 

« Une vaste thérèse de taffetas noir, aux bords relevés, garnis de gaze, 
lui couvre la tête et dérobe une partie de ses charmes aux regards avides 
des passants; mais son mantelet est ajusté de manière à ne rien laisser échapper 
de l'élégance de Ia taille. 

« Elle est vêtue d’une robe unie, garnie de pareille étoffe, en plis ronds, 
ainsi que le volant, et retroussée par derrière, avec un ruban, en forme de 
polonaise. 

« Mitaines de soie à jour, laissant apercevoir le bracelet; éventail à papier 
vert; contentement sur le sein: rien ne manque à Ia petite oye ». 


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Dessine par Le Clerc 5 : > | 
Marchande de modes portant lamarchandile en ville 


PI. 6 


GOUVERNANTE D'ENFANTS 


« Autre figure de caractère, ou costume d’une Gouvernante d’enfant, 
chez les personnes de qualité. Caraco de taffetas des Indes, avec jupon 
pareil, le tout garni en plis ronds de même étoïfe; manches à sabots, ayant 
une tête de gaze semblable aux petites manchettes ou Bons-hommes. 

« Grand tablier de mousseline, avec sa poche garnie et la bavette busquée 
en demi-cercle, suivant le costume des soubrettes. 

« Coëffure en racine droite, avec quatre boucles; bonnet en pouf à papillon 
plissé en gouleau; ruban formant le turban, pincé au bec, par un balai noir, 
surmonté de deux bandes bouillonnées. 

«La position de cette gouvernante empêche de voir sa fine jambe; 
blancheur de lys est sur son sein, mouchoir frisé le couvre; mais il ne s’en 
trouve que pour Lubin ». 


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GRANDE ROBE A LA FRANCAISE 


« Grande Robe à la Française, au corps fermé. Cette robe plissée par 
derrière, comme toutes les autres robes à la Française, n’a aucuns plis par devant : 
elle est décolletée et busquée comme un fourreau, et le corps paraît en quelque 
sorte isolé au centre d’une vaste et riche draperie; elle exige une taille élégante. 
Ce n’est qu’à la brillante jeunesse qu’elle peut convenir. 

« Le parement est de blonde, à plis droits, et garni tout autour d’une petite 
blonde froncée; les plis du parement sont coupés en traîne par deux barrières 
de huit bouillons à tête perdue, sous deux bandes de blonde froncées, dont 
l'extrémité inférieure laisse tomber obliquement un ruban à bouillon, retenu 
par des glands; le haut du parement est terminé par un troisième bouillon de 
ruban, qui marque la taille et en fait sentir la légèreté; deux bandes droites et 
froncées font toute la garniture du corsage, busqué en pointe; entre les glands 
du parement sont placés des bouquets de fleurs, deux sur le devant et trois sur 
le derrière. 

« Falbala très haut, à plis droits, coupé par deux barrières, semblables à 
celles du parement, posées en croissant et venant se réunir par une de ses 
extrémités au centre du volant, sous un bouquet de fleurs qu'un gland flottant 
tient en arrêt. 

« La tête du falbala, munie d’une bande froncée, d’où sort une guirlande 
en ruban bouillonné, décrivant dans sa course un demi-ovale, brochant sur 
la barrière gauche, et dominé par la barrière droite: une bande froncée, est 
placée au-dessous des barrières et forme encadrement avec la précédente. 

« Manchettes à trois rangs, garnies de leurs nœuds et protégées par les 
manchettes de la robe, à tête garnie d’une barrière pareille à celle du parement; 
autour de la gorge, une collerette ou médicis de blonde noire, plus haute sur 
le derrière que sur le devant. 

« Collier de perles, mis en rivière, attaché par deux glands d’or, reposant 
sur le parfait-contentement. 


« Frisure à la phisionomie élevée et à tempérament, ou à la coque ouverte 
et saillante, avec quatre boucles détachées; le confident abattu devant l'oreille, 
ornée de boucles en perles; la coque ou phisionomie caressée par un rang 
de perles mis en bandeau. 

« Bonnet à la victoire; c’est un pouf très élégant, ceint d’une double 
branche de laurier, et ombragé par un panache à trois plumes d’autruches de 
couleurs assorties: un large nœud de gaze, avec deux flammes froncées et 
flottantes, occupe le derrière de la tête; chignon bombé, soutenu par un 
ruban uni. 

« Cet habillement, non moins noble qu’agréable, s'accorde parfaitement 
avec les étoffes les plus précieuses et passe pour la plus grande robe, la robe 
parée des Dames Françaises. » 


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Desrine pur Desraus Grave par Vorozrt . 


Jeune Dame de Qualite en grande Robe coeflee avec un Bonnet 
ou Pouf éle egant, dit la Victoire. 


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NODIER RIM OIR GO CSSITHEININE 


« De toutes les beautés qui ornent le serrail du Grand-Seigneur, il n’en 
est point qui égalent celles qui viennent de Circassie. On serait tenté de 
croire que dans cette heureuse contrée, la nature prend plaisir à ne former 
les femmes que d’après les modèles les plus agréables et les plus parfaits; 
leur habillement répond à leurs charmes; et si les Grâces n'étaient pas nues, 
elles n'auraient point adopté d’autre habit. Mais il n’est pas donné à toutes 
les femmes d’en faire usage : une taille légère et presque aérienne, doit seule 
aspirer à cet avantage. 

« Cet habillement est connu sous le nom de robe à la Circassienne, ou 
simplement de Circassienne: il est composé d’une soubreveste à longues 
manches fort étroites, d'une robe ou manteau retroussé par devant, sur 
les côtés et par derrière; les manches très courtes, coupées en bouche de 
canon, d’où semblent sortir les manches de la soubreveste; une jupe à la 
musulmane, dont la ceinture va se perdre sous la soubreveste, et retenue des 
deux côtés au-dessus de la cheville du pied, est la dernière pièce qui entre 
dans la composition des Circassiennes. Les fourrures les plus belles et les plus 
précieuses, ont le privilège exclusif d’en former les garnitures. 

«La Circassienne, en venant à Paris, s’est un peu francisée : la jupe 
en musulmane ou vaste-calecon, n’a point été adoptée; le privilège des 
fourrures a été modéré, la soubreveste a pris des manchettes; les draperies 
n'ont été relevées qu’à deux tems; mais malgré ces changemens, elle n’a 
presque rien perdu de ses grâces et de sa légèreté. 

« La Circassienne que la figure représente, est vue par derrière; l’étoffe 
est de satin lilas, avec une large bande de blonde chenillée pour garniture; 
cette bande est barrée dans son centre par un ruban tigré, uni et circulant 
dans tout le pourtour de la Circassienne, retroussée avec des nœuds et des 
glands; le graveur l’a retroussée fort bas, pour mieux en faire sentir les 
contours; mais dans la règle, elle doit être relevée haute, et de manière à 
laisser voir une partie de la jupe. 


«La quarrure est dessinée par trois gances d’or, dont celles des côtés 
sont ornées de glands à leur extrémité supérieure: les manches très courtes, 
munies d’une bordure mise en barrière, pareille à la garniture; les manches 
de la soubreveste, satin gros jaune, garnies de bons-hommes ou petites 
manchettes à deux rangs. 

« Jupe de satin pareil à la soubreveste; volant peu élevé, coupé aux deux 
tiers de sa hauteur, par un ruban semblable à celui de la garniture. 

«La Coëffure à volonté; celle de la figure est composée d’un chapeau à 
parasol; les bords de blonde noire, avec un turban de gaze à bouillons; pour 
gance un ruban tigré, dont les extrémités échappent du côté gauche, après avoir 
fixé un bouquet de fleurs; la forme du chapeau est ombragée par un panache 
avec aigrette. 

« Chignon noué en lacs-d’amour, couronné par une rosette de ruban tigré, 
d’où sortent deux boucles en cœur, le tout surmonté d'une toque ou grosse 
touffe de cheveux en rouleau. » 


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« Bourgeoise se promenant avec sa fille; elle est vêtue d’une petite robe 
unie, relevée sur les côtés dans des gances ou écuyers. Garniture en pouf à 
deux rangs; volant fort haut, à plis droits, timbré en chef d’une bande à double 
pouf, semblable à la garniture de la robe. 

« Mantelet de taffetas noir, garni en gaze noire, échancré des deux côtés, 
pour découvrir des manchettes de dentelle à trois rangs, ornées de leurs nœuds 
de manche. 

« Frisure en racine droite, peu élevée, avec le confident près de l'oreille 
et le houssoir dans l'ouverture de la coque. Moyen Bonnet, soutenu par trois 
boucles obliques, avec un ruban mis en bandeau; une barrière de perles, 
régnant au-dessous du papillon; les barbes flottantes par derrière. 

« La petite fille est vêtue d’un fourreau de burat (1), garni de ruban avec 
un demi-tablier de gaze rayée, et garni dans son pourtour, ainsi que les poches 
et la bavette; chapeau de paille, avec des rubans sur le derrière de la tête, et 
la canne au poing. » 


(1) Burat, petite étoffe de laine, un peu plus forte que l’étamine. 


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PI. 10. 


POLONAISE A QUEUE ÉPANOUIE 


« Dame jeune et potelée, allant prendre le frais le matin : elle est vêtue 
d’une Polonaise à queue épanouie ou à croupe arrondie, les ailes très étendues, 
le tout garni d’une large bande de linon froncé. Ces polonaises, beaucoup 
plus amples que les autres, conviennent parfaitement aux personnes que la 
nature a gratifiées d’une bonne rotondité ou dont la maternité commence à 
se manifester. 

« Bonnet rond à large fond, environné d’un ruban à double tour, formant, 
sur le haut de la tête, une cocarde dominée par ses deux extrémités découpées 
en crête de coq; par dessus le tout, un fichu mis en marmotte. 

« Mantelet blanc, très ample, dessinant parfaitement les contours gracieux 
d'un corps souple et cartilagineux; large volant couvrant la moitié de la 
jupe, la tête canellée et formant de gros fuseaux. 

« Rosettes circulaires, sur des souliers qui emboëtent entièrement le pied 
et dont la hauteur du quartier semble annoncer que la belle a voulu prévenir 
les faux-pas. » 


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CUISINIÈRE EN CASAQUIN 


« Cuisinière nouvellement arrivée de Province, et qui commence à 
prendre le ton élégant de Paris. 

« Elle est vêtue d’un casaquin en juste (1), dont les manches relevées en 
pagodes, avec un ruban, sont garnies d’une bande froncée. 

« Sa coiffure est une Bastienne ou bonnet rond à barbes; une jupe sans 
garniture, un tablier de toile, sont encore des restes de la simplicité de son 
état; mais déjà le fichu de mousseline est garni et décolleté, le chignon 
paraît accompagné d’une boucle sur le doigt, avec un petit favori devant 
l'oreille, insensiblement la coquetterie va s'étendre de la tête aux pieds. » 


(1) Fuste : « Vêtement de femmes ; il a des manches; il s’applique exactement sur le corps... Il est 
échancré et laisse voir la poitrine et la gorge... Il a de petites basques par derrière et par-devant. La mode 
en est passée à la ville... » (Grande Encyclopédie, 1765). 


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Dessine par Le Clerc Grave par Le Beau 


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« Le Caraco n’est autre chose qu'une robe à la Française, ou robe ouverte 
dont on a supprimé le bas pour ne conserver que le corps ou partie supérieure : 
sa commodité lui a donné le plus grand crédit; mais malgré les efforts de 
ses protectrices, qui avaient tenté de le produire en public et d’en faire un 
habillement négligé, il s’est vu forcé de rester dans la classe des déshabillés. 

« Depuis son origine, le Caraco a subi diverses réformes, ou plutôt 1l 
s'est introduit diverses espèces de caracos, dont nous aurons occasion de donner 
la description. 

« Celui que représente la figure est un caraco à la Française, vu par 
derrière, les plis du dos ou de la quarrure sont les mêmes qu'aux robes 
Françaises; ce vêtement ne fut d’abord garni que par devant et autour de Ia 
gorge; mais peu à peu la garniture s’est étendue dans tout son pourtour. On 
porta les premiers caracos très longs; ils ont perdu, depuis plusieurs années, 
cette forme antique et doivent finir à l'ouverture des poches du jupon; cette 
ouverture a pris aussi une garniture; quant aux manches, après avoir été 
terminées par des manchettes découpées, on les a mises en sabots, avec de 
petits bons-hommes, et telle est leur forme actuelle. 

« La figure offre une femme d’un certain ton, en caraco de taffetas à 
poches, garni de gaze bouillonnée en pouf, la tête du volant timbré (1) d'une 
bande pareille à celle de la garniture. 

« Bonnet à fichu frisé, avec barbes étroites et tombantes, soutenu par 
quatre boucles; le chignon natté et relevé par une rosette mise en postillon. 

« Canne d’ébène, très haute, à tête d'ivoire, garni d’un ruban à rosette par 
cordon; petit chien sous le bras, ayant le toupet relevé avec une bouffette 
faveur rose, suivant le costume de cette espèce. » 


(x) Timbré, terme de blason ; c’est-à-dire surmonté de. 


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«Grande robe à corps ouvert, et garnie d’un moyen parement: elle est 
de taffetas rose; le parement de gaze sans plis, encadré dans une bande étroite 
de gaze froncée, est coupé obliquement par des rubans en turban et des 
guirlandes de fleurs, formant angle avec le turban; chaque angle cantonné 
de deux rosettes de ruban. 

«Le falbala ou volant, posé en draperie, a cinq chutes; celle du milieu 
caractérisée par deux rosettes de ruban, retenant une guirlande de fleurs qui 
environnent le haut du falbala; la partie inférieure timbrée d’une bande de 
gaze froncée. 

«Au-dessus du falbala, à peu de distance, une bande pareille au parement, 
est mise en barrière et achève de completter la garniture. 

«Le parement n’est point arrêté à la taille, comme dans les robes à corps 
fermé; 1l s'élève en diminuant vers la gorge, qu’il environne et va se réunir 
par derrière sur le haut de la quarrure; c’est ce qu'on verrait, sans le mantelet 
de taffetas, garni de blonde, qui couvre les épaules de la figure: ce mantelet, 
attaché sous le contentement, est très court, pour ne pas couvrir les manchettes 
à trois rangs, les garnitures et le cordon de montre orné de glands ou 
paillettes. 

« Frisure à quatre boucles, avec la coque en cœur ouvert, protégé par un 
bandeau d'amour pincé des deux côtés de la coque, et dont les extrémités, 
traversant les deux boucles supérieures, vont flotter par derrière au gré des 
vents. 

« Aigrette noire sur le côté gauche, arrêtée par un rang de perles mis 
en barrière : des fleurs détachées forment une seconde barrière, le tout pour 
orner un bonnet en pouf. 

« La seconde figure représente un jeune Abbé coquet, au toupet circulaire, 
avec deux boucles droites croisant sur deux boucles tournantes une large 
calote ou maroquine, envahit le reste de la tête. 

«Son manteau de taffetas noir est très étroit et laisse à découvert la 
soutanelle sans poches n1 boutons. 

«Manchettes de batiste, rabat fort court, boucles de souliers très grandes, 
chapeau brisé pour mettre sous le bras, ou pour tenir à la main et servir de 
contenance ou de maintien. » 


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Dessine par Le Clerc - 


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a la promenade au Palais Royal ; 


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PI. 14. 


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«Petite robe de taffetas des Indes rayé, garnie en pouf de gaze rayée; 
manches en pagodes, avec des bons-hommes; volant très haut, timbré en chef 
d'une garniture pareille à celle de Ia robe, et dominé par une autre bande 
mise en barrière. 

«Mantelet de taffetas noir, dont les extrémités de la capuce viennent 
se perdre sous le contentement; on les appelle mantelets à coulisses; ils sont 
maintenant les seuls en honneur, excepté parmi les dévotes et certaines 
femmes que l’âge ou d’autres raisons obligent de paraître le sein à couvert. 

« Coëffure à quatre boucles, la quatrièmetombant sur l'épaule, accompagnée 
de son confident; bonnet à barbes retroussées par derrière, et froncées à leur 
extrémité; ruban en barrière, sortant du milieu du papillon. 

«Chaussure à grand talon, avec des boubles quarrées, suivant la mode 
du jour. 

« Cette Élégante vient d’ôter un de ses gants, et d’une main qu’elle pose 
sur son sein, elle jure à son amant, sur ce qu’elle a de plus cher, d’être 
toujours tendre, toujours fidelle : tiendra-t-elle sa promesse? Eh! qu'importe! 
la rose ne dure qu’un matin; il y aurait peut-être de l'injustice à exiger que 
les serments eussent la même durée. » 


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Dessine par Le Ulere ; Du ; Re Grave par Dupin 
Klegante en petite robe de Taffetas des Indes raye, garnie en Pouf 
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la garniture de même etoile, 


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« Caraco à la Polonaise; il faut être bien faite pour s’en servir; on peut 
lui ajouter une capuce; mais alors il éclipse les irrégularités des épaules, il 
perd aussi cette légèreté qui fait son principal mérite. 

« Celui de la figure est de taffetas bleu-céleste, négligemment attaché 
au-dessous du sein, par une rosette servant de contentement, et arrêtant les 
deux extrémités d’un fichu de gaze très légère; la garniture est composée 
d’une bande de gaze à plis ronds. 

«Le volant est peu élevé et a pour tête une bande semblable à Ia 
garniture du caraco; sabots étroits, aussi garnis en gaze. 

«Baigneuse à double papillon, à gros plis ronds, avec une bande plissée 
par derrière et retenue par un large ruban bouillonné; les bouillons entrelacés 
de fleurs; les deux papillons sont écartés de manière à laisser entr'eux une 
touffe de cheveux en coque renversée; une grosse boucle négligée accompagne 
le bas du visage. 

« Cette belle, à demi étendue sur un sopha, attend l'instant de la toilette 
ou d’un rendez-vous; elle badine avec son chien; le petit animal, non moins 
friant que soumis, fait divers tours de passe-passe pour satisfaire sa maîtresse, 
et obtenir une gimblette qu’elle lui présente; déjà elle s’est amusée à lui 
attacher un collier rose, composé de faveurs bouillonnées: peut-être a-t-il reçu 
son premier baiser: l’objet présent est toujours assuré d’une préférence. » 


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2 : Le : Creve par Dipui 
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PI. 16. 


ÉLÉGANT EN FRAC 


«Jeune élégant, en frac à petites mouches, avec un collet coupé (1) et à 
boutonnières:; les manches en fourreau, avec des boutonnières en cœur. 

«Veste blanche, bordée de bandes de perse, les poches aussi bordées de 
perse; culotte pareille à la veste, avec des jarretières semblables aux bordures; 
deux cordons de montre, cheveux et or, flottans sur chaque cuisse; l’un sert 
à la montre, l’autre est destiné pour le portrait de sa maîtresse, soit qu'il 
en ait ou qu'il n'en ait pas. 

«L’habit est agraffé au-dessous du col et laisse en liberté une partie du 
jabot. 

« Grosse boucle à la Bourdelaise, chapeau à la Suisse, et queue à l’Anglaise. 

«Chaussure à la d'Artois, canne au poing avec son cordon et ses glands, 
moitié or, moitié cheveux. » 


(1) Voir la définition du terme coupé à la pl. 22. 


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| Deirne par Le Clerv D À h . + Grave par T&vsard 
sisane denart en habit mouchete avec une velte blanche garnie de bandes dindiene 


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et coefle d’un chapeau à la Suifle et une queue a l'Angloife. 


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NÉSSNNIRENENRS DERNIERES 


«Le mantelet est une espèce de petit manteau ou draperie légère, destinée 
à couvrir le haut du corps; il est exclu de la grande parure, et toutefois il 
a pris tant de faveur, qu'on s’est accoutumé à le regarder comme une partie 
essentielle de l'habillement des Dames. 

«Le taffetas en été, le satin en hiver, sont les deux étoffes principales 
qu'on employe pour les mantelets; on a porté des mantelets de dentelle 
noire, mais ils sont tombés en discrédit; on les a relégués en province: les 
mantelets de dentelle blanche et de mousseline des Indes unies ou brodées, 
et doublées de rose, ont pareillement été en vogue; ils sont même encore en 
honneur, maïs ils ne s'accordent pas avec tous les habillemens, ainsi qu’on 
aura l’occasion de le remarquer par la suite. 

«Les mantelets, dans leur origine, furent très imparfaits; on croyait avoir 
fait merveille en joignant par derrière deux morceaux de taffetas qu’on 
allongeait par devant, pour former ce qu’on appelle les pointes ou les flammes; 
on les porta fort courts et sans capuchon; vinrent ensuite les mantelets très 
amples; cette mode passa: ils furent retroussés sur le bras, d’autres les 
échancrèrent dans cette partie; une petite capuce, attachée à un collet arrêté, 
parut au commencement très agréable, et les Dames s’enveloppant la tête 
dans leur capuchon croyaient être admirables; les grandes coëffures étant 
survenues, il a fallu rechercher d’autres expédiens; la capuce a été rejettée sur 
les épaules; elle est devenue un simple ornement; on lui a substitué les 
thérèses, les calèches: on trouva également que les collets montés ne 
convenaient qu’à des précieuses; on fit des collets à coulisses; et les capuces, 
obligées de se conformer à cette mode, devinrent d’une grandeur démesurée, 
sans être plus utiles : enfin, l'introduction des polonaises apporta les mantelets à 
flammes effilées et à flammes évasées; c'est la dernière révolution arrivée à 
cette partie de l'ajustement des Dames Françaises. 

« La figure offre une jeune Bourgeoise, se promenant par ordre du médecin; 
elle est vêtue d’une polonaise du matin, ou demi-polonaise, composée de 
deux ailes et d’une queue, garnie en gaze, à larges bandes et à plis ronds, 
ayant une tête. 


« Le haut du corps est entièrement éclipsé par un mantelet de taffetas, 
garni de gaze; ce mantelet est à coulisse et à flammes effilées, descendant 
jusques sur les genoux. 

« Volant très haut, avec une bande en chef, pareille à la garniture de la 
demi-polonaise, arrêtée des deux côtés, et servant de champ à un rouleau de 
gaze noué en bouillons, avec des rosettes; chaque bouillon captivé par une 
faveur, se perdant autour du rouleau. 

« Coëffure en racine droite, la coque ou phisionomie élevée en cœur; de 
chaque côté, quatre boucles en-dedans; point de favori. 

« Bonnet à l'Amériquaine, avec une guirlande de rose, à droite; et à gauche 
un turban pincé dans le milieu par une fleur, et un bouquet à l’extrémité. 
Papillon à plis ronds, barbes garnies et bouillonnées à leur extrémité. 

« Bague au doigt, canne au poing, éventail et bracelets, cordon de 
cheveux sur le côté, rosette à six feuilles sur les souliers; rien n’a été omis, 
quoique le docteur ait conseillé de se promener en robe négligée et sans 
prétention, pour dissiper les vapeurs. » 


PI, 17 


Desstte par Desrats Crave pa Dup ur 


Da nn! a \ / 
Bourgeoile élepante fe promenant a la Campagne, vetue 

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en Polonoile du matin avec un Bounet d'un nouveau gout. 


PI. 18. 


BON ON AUS LR AUODONANIUERS 


« Ces polonaises comportent les étoffes les plus fortes, telles que la 
patisoie(, la moëre et autres semblables garnitures, maïs elles demandent les 
plus légères: la queue retroussée avec des rubans à rosettes, ou des cordons 
à glands, doit être plus courte que les deux ailes, et très bouffante. 

« Celle de la figure est de moëre unie, garnie de gaze, en plis ronds, 
pincés en tuyaux à têtes ouvertes; les manches perdues sous des sabots, garnis 
de même, avec une barrière au-dessus, ornée de gaze. 

« Volant très haut, muni d’une tête en tuyaux, et d’une bande bouillonnée 
à son extrémité inférieure; le haut de la jupe, décoré de deux cordons en 
cheveux, paillettes et or; l’un indique la montre, l’autre un miroir. 

« Coëffure au chien couchant, avec une boucle à jour, tombant sur 
l'épaule, et les nageoires couvrant les oreilles; la coque ou phisionomie 
saillante et soutenue par un ruban arrêté avec des perles; le ruban s’unissant 
par derrière, avec un second ruban, aussi attaché avec des perles et terminé 
par des glands. 

« Bonnet au carrefour, composé d’un papillon en esplanade, où viennent 
aboutir des bandes de gaze, chignon flottant, aigrette en héron, accompagnée 
d’une plume flottante sur l'ouverture de la coque ou tempérament, un rang de 
perles serpentant au-dessus du papillon. 

« Le collier ou fichu est composé d’une bouffante de filet gauffré et noué 
en rosette sur le devant, allant se perdre sous un bouquet de roses; ce bouquet 
remplace le parfait contentement. 

« Chaussures uniformes avec la polonaise; grandes boucles à la d'Artois; 
canne d’ébène, à tête d’yvoire, tournée en visse d’Archimède. » 


(1) Patisoie, étoffe de soie brochée importée de Chine et fort en usage à la fin du XVIII° siècle. 


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Dessine par Desrais Grave par Dupin 


D emoifelle a la promenade du matin, en Polonoile garnie en tuyaux deux 
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montres a fes cotes et coeffée d'un nouveau Pouf elegant . 


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CIRCASSIENNENDEMEATE 


« Jolie femme en Circassienne, vue par devant; le corps est décoré de 
chaque côté, par trois brandebourgs en or, avec leurs glands en paillettes; la 
robe de gaze est relevée avec des bouquets de fleurs retenues par des glands; 
garniture de gaze en tuyaux. 

« La jupe de gaze, semblable à la robe, sert de voile à une autre jupe de 
couleur différente; la soubreveste terminée en pointe, doit être de couleur 
pareille à la jupe voilée; les manches de la robe, très courtes, ornées de leur 
bordure, attachée par des glands, et livrant passage aux manches de Ia 
soubreveste, garnies de manchettes de blonde, à deux rangs. 

« Le volant est peu élevé, et coëffé d’un ruban à gros bouillons, mis en 
guirlande soutenue par des roses en tige; le bas du volant environné d’un 
autre ruban pareil au premier, mais sans être bouillonné. 

« Ces robes, pour ainsi dire aëriennes, ne peuvent paraître que dans les 
grandes chaleurs de l'été; elles ne supportent ni mantelet, n1 fichu, ni bouffante, 
et exigent que le sein soit vu dans toute sa beauté; quelques élégantes ont 
hazardé de prendre pour collier un cordon or et cheveux, avec deux glands 
passés l’un dans l’autre, et venant se réunir entre les brandebourgs. 

« Chapeau à la coquille, ou le char de Vénus; les bords sont environnés 
d'un ruban pareil à la robe pour la couleur; le côté gauche, appanagé de deux 
roses avec tige et boutons: du côté droit s’échappent en serpentant deux petites 
branches de roses; le tout est couronné par un panache à trois feuilles 
accompagné de deux plumes badines et surmonté d’une aigrette à trois flèches. 
Ce chapeau, aussi noble que gracieux, marche de pair avec le chapeau ou pouf à 
la victoire. 

« Frisure à la phisionomie, ouverte ou à tempérament; trois boucles de 
chaque côté, la troisième tombante et accompagnant un chignon bas et natté, 
avec les nageoires couvrant les oreilles. 

« Souliers uniformes avec la robe, bordés et garnis de la couleur de la 
soubreveste. » 


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Denriné par Desraus à , x ï È 
Jolie Femme en Gr callenne de gaze d'Itahe puce, avec la jupe de la meme gaze couvrant 
une autre Jupe role garme en gaze broche’ avec un ruban bleu atache par des Fleurs et 
glands et gaze Bouillone par en bas, et des manchette de filet, coette d'un Chapeau en 


Co quille orne de Fleurs etde Plumes, 


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« L'élégance de certains peignoirs a fait mettre ce meuble de toilette au 
rang des deshabillés du matin : on a vu des peignoirs de mousseline des Indes, 
brodés, garnis d’une riche dentelle, disputer pour le prix et les grâces avec 
les deshabillés les plus galans. 

« Cet ajustement comporte encore une plus grande aisance, une plus 
grande liberté que tous les autres deshabillés, et s'accorde parfaitement avec 
un air de désordre répandu dans tout l’ensemble de celles qui en font usage: 
on dirait qu'il est sans prétention et toutefois il est souvent l’attribut de la 
coquetterie la mieux combinée. 

« La figure représente une jeune Dame en peignoir à grand collet et à 
manches fermées, avec une garniture de mousseline des Indes froncée; la 
garniture du collet à simple bande relevée. 

« La jupe, non garnie, n'a de remarquable que la manière dont elle est 
relevée: un pied mignon, une jambe jolie, sont rarement d’accord avec de 
longs jupons. 

« Si cette jeune Dame est curieuse de ses pieds, il paraît que ses oreilles 
n'ont pas le même avantage; elles sont perdues sous de vastes nageoires, qui 
accompagnent une frisure au chien-couchant, suivie de deux boucles. 

« Elle est coëffée d’un bonnet négligé, ou moyen bonnet à gorge noire; 
papillon rond à rouleaux, avec un bouillon de blonde noire environnant le 
bonnet, et relevant par derrière; ruban roulé sur une barrière de blonde au- 
dessus du papillon; barbes retroussées à la paysanne. 

« Cette belle, peu sensible aux caresses de son perroquet, est uniquement 
occupée à parcourir le recueil des costumes, inquiète de savoir quel ajustement. 
elle adoptera pour le reste de la journée.» 


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Dessthe par Desrais 4 4 ; PES : ae : Grave pa 
Jeune Dame en peignoir du matin, occupee a lire, elle elt coeffée en Chien-couchant avec un 


Bonnet négligé garni d'une dentelle noire, les deux barbes retrouflées par derriere el un 
ruban roule sur une barrière de blonde. 


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RORONENIS EST NEN OL NIEES C TRES SMENINIE 


« Les Naturalistes, et avec eux l'expérience, nous apprennent que le 
mélange des espèces différentes ne produit que des monstres: il n’en est pas 
de même dans le règne costumier, ou empire des Modes. L'alliance des 
ajustements de différents genres, de diverses espèces, fait souvent éclore des 
productions très agréables : c’est ce qui est arrivé au mélange qu'on s’est avisé 
de faire de la polonaise avec la circassienne; il en est résulté une robe très 
gracieuse, ainsi qu'on peut le voir dans la gravure. 

«Les ailes et la queue sont d’une polonaise, le corps et les manches 
sont à la circassienne, avec des glands qui retiennent les manches de Ia robe, 
et laissent à découvert de secondes manches ornées de manchettes à deux rangs 
en filet; la garniture est en gaze plissée et coupée dans son centre par un large 
ruban sans plis ni bouillons; le volant pareil à la garniture, est timbré en 
chef d’un semblable ruban. 

« Une bande de blonde noire environne la gorge, et sert à faire remarquer 
ses mouvements, sa blancheur; un cordon à glands tient lieu de collier et 
retombe négligemment au-dessus du sein; mains potelées, bras mignons, 
ornés avec un bracelet à quatre rangs de perles. 

«Moyen bonnet, à barbes plates, retroussées à la paysanne et encadrées 
dans de la faveur, avec des barrières pareilles; au-dessus du papillon, rouleau 
de gaze, attaché avec des fleurs de jasmin, et formant des bouillons croisés 
par des faveurs de couleurs diverses et mises en losange. 

«Ce bonnet doit être très élevé et se place en arrière, pour laisser en 
liberté une frisure au chien-couchant, avec la phisionomie très haute; les 
nageoires très petites et le chignon fort bas. » 


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« Quoique l'habillement des hommes soit moins varié que celui des dames, 
cependant les petits maîtres parvenus à répandre une grande diversité, soit 
dans les étoffes, soit dans les garnitures ou assortimens; les habits négligés 
ont surtout éprouvé les révolutions les plus étranges, les plus multipliées; 
nous aurons occasion d'en donner par la suite une description très 
circonstanciée. 

«Pour le moment, il s’agit d’un demi-beverlet, avec collet coupé. Ce 
mot coupé, en terme de costumier, lorsqu'on parle d’étoffe, signifie de couleur 
différente ; manches étroites à petits paremens boutonnés par dessous; doublure 
du beverlet, pareille en couleur à la veste et à la culotte; jarretières d’or, 
boucles quarrées à la d’Artois. 

«Chapeau à poil, les deux audaces relevées sur les côtés; une gance 
d’or environne la forme et revient par devant; grosse boucle sur le doigt, à 
la Marseilloise. » 


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PI. 23. 


PEIGNOIR A MANCHES OUVERTES 


«Sans s'étendre ici sur l'origine et l'antiquité des toilettes, on croit 
devoir se borner à remarquer qu'une toilette est maintenant un meuble 
indispensable pour toute personne du sexe, belle ou non; soit qu’elle ait des 
prétentions, soit qu'elles soient passées. 

«Il y a des toilettes fermées, il y en a de dressées; ces dernières sont 
les plus agréables, les plus nobles; les autres exigent moins d’appareil. 

«La gravure offre une jeune Dame devant une toilette de la dernière 
espèce: elle a profité d’un moment d'absence de sa femme de chambre, 
pour écrire un billet qu’elle ploye en poulet; il est destiné à rompre un 
rendez-vous, en ayant formé un second plus agréable que Île premier. 

«Elle est en peignoir à grandes manches ouvertes, laissant appercevoir 
les bons-hommes qui garnissent les manches à pagodes de son manteau de lit; 
une bande de mousseline très fine, sert de garniture au peignoir et s'étend 
dans. tout son pourtour; la frisure est imparfaite. » 


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PI. 24. 


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« Espèce de Caraco à la Polonaise, fermé entièrement sur le devant, et 
très peu décolleté, ou Caraco à la dévote. 

«Une bande de gaze froncée ferme la garniture; le volant très haut, à deux 
têtes; sabots très amples, garnis à leurs deux extrémités d’une bande étroite 
et froncée; fichu de gaze rayée, attaché dans le caraco; point de contentement, 
mais sur le sein repose un cœur qu'un collier ou gance y fixe. 

«Bonnet à la pouponne, en filet orné de liserés tigrés, mis en barrière; 
aigrette en houssoir, occupant le centre de la coque; les barbes retroussés 
par derrière; deux boucles à jour, avec leur confident; le large bonnet posé 
très haut et fort en arrière. i 

«Des bracelets à portraits, retenus par un ruban noir, ornent les bras 
de cette jeune ingénue; elle vient de recevoir une rose et un bouton; elle 
badine avec cette fleur délicate: puisse-t-elle n’apprendre que fort tard, qu'il 
n’est point de rose sans épines! » 


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Desrais ; Papin fl. 5e. 
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Demotfelle habillée en Caracot, coeffée d'un Bonnet à la Pouponne et en filet,orne de hiseres tigrés. 


PIS: 


COUTURIÈRE ÉLÉGANTE 


« Couturière élégante, allant livrer son ouvrage; on l’attend, elle précipite 
sa marche; et pour ne pas trop s'échauffer, ou par coquetterie, elle s’est dégagée 
de son mantelet à deux flammes efilées, et l’a suspendu à son bras. 

« Sa robe est de taffetas des Indes, faite en gorgerette, garnie de linon 
à mouches, et relevée dans les poches; volant tout autour de la jupe; Île tablier de 
taffetas verd pomme; sabots garnis à trois rangs, envahissant les manches. 

« Elle est coëffée d’un moyen bonnet à la crête de coq, avec barbes flottantes 
sur un chignon à la Suisse, escorté de trois boucles; le houssoir noir, sortant 
du tempérament ou centre de la coque. 

« Un fichu de gaze est noué à l’entour de son col et vient se confondre 
sous le contentement. 

« Cette Couturière tient sous son bras gauche un panier à trois rangs; une 
de ses apprentisses l'accompagne et porte le surplus de l'habillement. » 


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PI. 26. 


PELISSE FOURRÉE 


«La pelisse est une espèce de manteau d'hiver, que les Dames jettent 
sur leurs épaules pour se garantir des rigueurs de la saison. I y en a de 
deux espèces, les unies et les fourrées. Les premières sont le partage de la 
menue bourgeoisie: les secondes, plus qualifiées, sont susceptibles des 
couleurs les plus brillantes et des fourrures les plus précieuses. Parmi ces 
dernières, les unes ne sont que bordées, ou pour se servir des vrais termes, 
n'ont qu'un cordon; le corps est garni d’une ouate légère. Les autres, outre 
le cordon, ont une fourrure pour doublure. Mais leur poids et leur trop 
grande chaleur les rendent souvent incommodes. Le cordon règne tout 
autour. Il environne ensuite la capuce, et finit par dessiner les poches, ou 
ouvertures pratiquées pour passer les bras. 

«Le gros jaune, le bleu, le rose, le cerise, dans les derniers tems le 
blanc, ont été les couleurs favorites des pelisses. Quant aux fourrures, elles 
varient à l'infini. La martre produit un très bel effet sur le gros-jaune; elle 
s'accorde aussi avec le cerise, et les fourrures blanches coupent très-agréa- 
blement les couleurs roses, les couleurs bleues et les blanches. Ce sont ces 
dernières qui, depuis quelques revers, ont obtenu la préférence. 

« Les pelisses furent d’abord assez courtes, et de même que les mantelets, 
on les fit à collet arrêté; elles ont pris depuis les collets à coulisse, sont 
devenues très amples et fort longues; on les relève sur le bras de chaque 
côté en draperie, ou bien l’on passe simplement le bras dans les ouvertures 
pratiquées de chaque côté. La première manière est plus agréable, plus galante. 

«La figure représente une bourgeoise en pelisse fourrée, fort ample; le 
collet en coulisse, laissant le sein très découvert, et venant s'attacher sous le 
contentement; ses mains gantées s’échappent de l'ouverture de la pelisse et 
vont se réunir dans un manchon à tambour, pareil à la fourrure de la pelisse. 

« Elle est vêtue d’une petite robe de satin, garnie de pareille étoffe 
bouillonnée, les côtés de la robe un peu relevés de chaque côté dans des 
rubans. La garniture du volant consiste dans une bande d’étoffe bouillonnée, 
qui lui sert de tête, avec une seconde bande au-dessus, en barrière et bouillonnée. 

«Bonnet ou fichu rabattu, parsemé de pompons, avec un ruban dont 
les extrémités retombent sur le chignon. Frisure en racine droite, à côté de 
trois boucles obliques, assez mal contournées, et qui annoncent que cette 
bourgeoise s’est elle-même coëffée. » 


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«Le costume qu'offre cette gravure respire un ton de volupté dont il 
est difficile de se défendre; aussi est-il choisi de ces beautés que Salomon 
appelle des carquois propres à recevoir toutes sortes de flèches. 

«Ce costume est composé de quatre pièces principales, dont voici le 
signalement: 

«1° Sur une frisure en chien couchant, avec deux boucles à jour tom- 
bantes, est placé un chapeau à la Henri IV, orné de tous ses appanages,; la 
forme, les bords et le panache sont de couleur noire. 

«2° Caraco d'été très court, laissant entièrement le sein en liberté; le 
caraco est garni de gaze à larges rayes en travers. 

«3° Jupe éclipsée dans les deux tiers de sa hauteur par un volant de 
mousseline des Indes, à larges rayes, semblables à la garniture. 

«C'est aux caracos que les jupes sont redevables d’être environnées de 
vastes volans dans tout leur pourtour; elles n'avaient autrefois que des demi- 
volans, ou falbala par-devant; il fut même un tems, qu’on ne portait sous 
les robes qu’une fausse jupe, appelée par cette raison un tablier, ou une 
trompette. 

«Le premier volant ne fut qu’une bande assez étroite attachée au bas 
du jupon par ses deux extrémités. On ne le captiva par la suite que dans 
son extrémité supérieure, et long-tems 1l resta dans cet état de modestie; 
mais les caracos ayant perdu de leur longueur, on s’avisa de remplir le vuide 
qu'ils laissoient sur la jupe en donnant plus d’élévation aux volans. La 
mode des polonaises, ou robes retroussées, acheva d'étendre l'empire des 
volans: de garniture qu'ils étoient, ils devinrent partie essentielle de 
l'habillement, et reçurent eux-mêmes les garnitures les plus agréables et les 
plus variées. 

«C'est aussi aux caracos et aux polonaises que l’on doit l'usage des 
tabliers; ils remplissent ordinairement tout l’espace qui se trouve depuis la 
taille jusqu’au volant; quelque fois, comme dans la Gravure, ils couvrent 
entièrement le devant de la jupe; les premiers sont garnis dans leur pourtour, 
les autres n’ont point de garnitures lorsque la jupe en est munie. Mous- 
seline des Indes, linon et filet, uni ou brodé, telles sont les étoffes qui ont 
le privilège exclusif de les composer. 


«4° Le mantelet semble, au premier aspect, dérober une partie des 
grâces de cet élégant costume; mais l'effet ne répond point à la cause. Cette 
partie du vêtement, à l'égard du reste de la parure, peut être comparée à 
l’ombre dans un tableau: ce qui produit l'illusion est fort éloigné de la 
détruire. 

«C'est donc avec raison que cette belle s'est enveloppée d'un vaste 
mantelet à coulisse et à flammes évasées; avec lui elle n’a point à craindre 
que le sein le plus beau reste inconnu; les flammes évasées sont même 
très favorables aux tailles potelées, qui ont besoin d’être éclipsées sous une 
vaste, mais légère draperie. » 


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«Le caraco à la polonaise se distingue par-devant, parce qu'il n’a 
aucuns plis, et que ses extrémités sont arrondies: tel est celui que présente la 
Figure. 

«Il est garni de gaze à bouquets et à bandes en travers; les bandes 
servent d'encadrement: le volant est pareil à cette garniture. Sa tête est 
timbrée d’un rouleau de gaze, soutenu par des rubans en rosette, avec un 
autre ruban serpentant autour du rouleau. 

«Les manches sont terminées par des sabots très élevés, garnis à deux 
rangs de tuyaux. 

«Pour collier, une bouffante de filet gaufré, retenue par une agrafe 
d’or; les deux extrémités de la bouffante descendent sur le sein, dont elles 
partagent les deux hémisphères, avant que de se perdre sous le contentement. 

« Chapeau à l’Egyptienne, ou pouf au mouchoir bouillonné; les bords 
de blonde noire, surmontés d’un ruban pareil à la couleur du caraco; une 
plume flottante, sortant du pouf; une aigrette à double héron, s’échappant 
du côté gauche. Frisure au chien couchant, avec deux grosses boucles à jour, 
dont la seconde vient se reposer sur l'épaule. 

«Souliers à quartiers éfilés, avec rosettes quarrées; canne d’ébène à 
parasol, pour mettre le teint à l’abri des rayons du Soleil.» 


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POLONAISE COUPÉE 


« Polonaise coupée: ces robes sont faites comme les polonaises ordinaires; 
elles ne diffèrent que dans la jupe, qui doit être sans volant, sans garniture, 
mais un vaste tablier lui sert de voile et l’éclipse entièrement par devant: 
un large falbala ou demi-volant fait l’ornement de ce tablier dont la tête va 
se cacher sous les ailes de la polonaise. 

« Dans la Gravure, la polonaise est garnie de gaze des Indes à bouquets: 
le tablier est de même étoffe; et du haut de la ceinture s’échappent deux 
gances en cheveux et or, avec leurs breloques, ou appanages. 

«Une Conti, espèce de petit mantelet très court, enveloppe les épaules 
sans s'étendre jusque sur le sein; la bouffante de filet gaufré est mise en 
étole; un ruban à simple nœud tient lieu de contentement; le collier est de 
perles à deux rangs, le second rang formant l'esclavage. 

«Bonnet demi-négligé, dit au Lever de la Reine, avec le houssoir noir 
à gauche; papillon à gouleau garni d’une bande frisée à deux côtés, et un 
rouleau par-dessus. Le tout terminé par un fichu mis en pouf, dont les deux 
extrémités servent de barbes. 

«Frisure au chien couchant, avec la phisionomie à tempérament, et 
deux boucles très grosses, flottantes sur le premier rang du collier: le favori 
laissant voir les oreilles. » 


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Jeune Bourgeoife vêtue d'une Polonoife avec un tablier de moufleline des Indes brodee: 
elle eft coeffée d'un bonnet demi neglige dit le Lever de la Reine . 


PI. 30. 


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« Habit de bal. Le corsage et la jupe de même étoffe et couleur. Cette 
jupe est retroussée avec des glands sur les côtés, un peu en arrière, et sur 
le devant inégalement vers les poches: elle laisse, par ce moyen, à découvert, 
une seconde jupe de couleur différente, garnie d’un volant de gaze rayée, 
timbré en chef d'une guirlande de fleurs, soutenue par des barrières en fleurs 
et paillettes. Petit tablier de gaze pareille au volant, garni tout à l’entour, 
le corps muni d’une bavette arrondie par le haut, dessinant des contours 
gracieux. Manches à grands sabots de gaze, garnis en pouf, avec perles, 
fleurs et paillettes. 

« Coëffure au toupet naissant, caressé par une guirlande de perles 
allant de droite à gauche et se perdant sous une guirlande de fleurs, formant 
le triangle, environnée d’un ruban en bandelette. 

« Panache à plusieurs feuilles élevées et branlantes, sous une aigrette 
à trois flèches droites. Chignon natté, accompagné de quatre boucles à 
l’angloise, de chaque côté; le favori rabattu sur le devant de l'oreille, un 
rang de perles pour collier. Nœud à double rosette sur l'épaule et bouquet 
du côté gauche. Le graveur l’a placé du côté droit pour ne pas masquer 
la figure. 

«Souliers à talons bas, le coup de pied dégagé, brodés en paillettes. 
Rosettes rondes laissant à découvert une large paillette en abysme. » 


ZeCTrredet RUE Dipir re. 
Habit de bal, le corlage etle Juppon retroullés avec des glands, les côtes lont de la même couleur: la juppe de 
deflous ef d'une autre couleur: les manches font recouvertes ew pouf et garnies de perles : la garniture de la juppe 
de dellous ornée d'une guirlan de de fleurs: foutes les garnitures font de gaze légère une très gré coëllure en plumes. 


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DEMRGINONRMAMACOMMENRSISPE 


«Les momens consacrés à la toilette sont regardés comme des momens 
de désæuvrement. C'est ordinairement le tems que les dames choisissent 
pour jeter un coup d'œil rapide sur ces brochures passagères, enfans du loisir, 
du caprice ou du besoin. 

«La mode de remplir par des lectures les entr'actes ou intervalles de 
la toilette s’introduisit d’abord chez les dames de qualité. Elle acquit même 
très rapidement une faveur excessive. Les colporteurs, ou libraires à manteau, 
devinrent des hommes utiles, et les brochures les plus superficielles purent se 
vanter de jouir au moins de quelques minutes d’existence. 

« Tout à coup cette mode éprouva une révolution assez singulière : les 
ouvrages frivoles furent mis à l'écart. Une jolie femme aurait cru faire tort à ses 
charmes, sielle n'avait pas lu quelque traité sur les sciences et les arts; la physique 
surtout, la chymie et l'histoire naturelle eurent la plus grande vogue. A 
cette mode du bel esprit succéda la mode raisonneuse; on ne parlait que de 
morale, que de métaphysique. La pauvre raison humaine se vit traduite au 
tribunal du beau sexe et le flambeau philosophique éclaira la toilette des 
Dames. Sa lumière monotone était peu propre à faire briller les grâces; on 
prétendit même que dans les mains du dix-huitième siècle ce flambeau n'était 
qu’un phosphore dangereux. Il se perpétua chez quelques prudes, mais chez les 
autres femmes, le Dieu de la légèreté, avec un des grelots de la Folie, se fit 
un plaisir de l’éteindre. Depuis cette époque, les feuilles périodiques ont 
partagé, avec les brochures d’agrément, les momens perdus de la toilette 
des Dames. 

« Les petites-maîtresses bourgeoises, grandes imitatrices, se sont avisées 
d'adopter la mode des brochures à toilette. Cette mode est même devenue si 
générale, si universelle, qu’une femme, ne sçut-elle pas lire, doit toujours avoir 
sa toilette garnie de brochures, sauf à faire faire la lecture par les adorateurs 
ou les complaisans qui peuvent survenir. 

«Ce ne serait peut-être pas trop s'éloigner de la vérité que de ranger 
dans cette dernière classe la bourgeoise que représente cette gravure. A 
l’indifiérence qu'elle affiche, ou le livre qu’elle tient n’est entre ses mains que 
pour la forme, ou ce qu’il renferme n’inspire que l’ennui, que le sommeil. 


« Quoi qu'il en soit, cette petite bourgeoise paraît avoir assez de coquetterie 
pour se servir d’un peignoir à coulisse, qu'elle relève sur les bras en forme de 
pelisse, ou mantelet à flammes évasées; sa jupe, aussi relevée avec art, est 
d’étoffe unie avec un volant à simple tête et à plis ronds. Sa coëffure est un peigné 
en racine droite, la pointe recourbée avec quatre boucles de chaque côté. 

« Quant au coëffeur, 1l est représenté dans le costume de son état. Toupet 
en grecque perdue, deux boucles sur le doigt, la queue en catogan; le reste de 
l’accoutrement se devine aisément. 

«Il tient une houppe de cygne, remplie de poudre rousse, qu'il secoue sur 
la tête de cette petite maîtresse bourgeoise, afin que de brune que l’a faite la 
nature, elle paraisse à l'unisson des blondes, conformément au costume reçu. » 


PI 37 


Dessine par_Le Clerc è s è : : AU : 1 L Dipir 
Jeune Dame fe fufant coëffer à neuf; elle eft en peignoir et {à juppe de gaze d'un Jaune trés tendre, 
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Le Coeffeur en velie HORERE un peu poudree . culotte noire et bas de foie STIS. 


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PI. 32. 


ROUE MID E AGONUNNCAOMB MR CAUNI 


«La Figure précédente nous a présenté la toilette de la tête; celle-ci 
offre la toilette de l’extrémité opposée. Mieux vaut tard que jamais; c'est un 
ancien proverbe dont cette femme distraite fait un très bon usage; mais il 
est toutefois plus agréable de ne point avoir de distraction et de s'occuper 
de chaque chose dans son temps. 

«Sa robe n’a de remarquable que la garniture, formée par une large 
bande de gaze froncée et bouillonnée, dont le centre est masqué par un 
ruban bouillonné, attaché avec des nœuds en fleurs. 

«Les manches de la robe sont perdues sous des sabots très hauts, à 
bandes froncées, et pareillement masquées dans leur centre par un ruban 
bouillonné; la jupe est ornée d’un grand volant, chargé en chef d’un ruban 
semblable à celui de la garniture. 

« Coëffure en hérisson tronqué, accompagné de deux boucles couchées sous 
un bouquet de fleurs, semblables à celles qui retiennent le ruban de la 
garniture; le houssoir sur le devant de la coque; bonnet à la colline; la 
gaze du bonnet plissée à gouleau, ainsi que le papillon; deux barbes de gaze 
d'Italie flottantes par derrière; deux liserés mis en barrières, figurant des 
sentiers, pour descendre du haut de la colline. 

« La femme de chambre est en caracot de burat uni, garni de pareille 
étoffe; tablier de toile blanche, fort ample; moyen bonnet avec une boucle 
sur l'oreille, ruban en turban arrêté par une épingle en perle; les barbes 
bouillonnées. » 


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« Petite robe ouverte et décolletée, laissant à découvert le compère, (1) 
couronné par un parfait contentement ; garniture pareille à l’étoffe de la robe, 
en bandes bouillonnées ; volant peu élevé, avec une tête arrêtée en bouillons; 
fichu de gaze et détaché afin de laisser prendre le frais aux deux enfans 
d'amour. 

« Coëflure négligée, au chien couchant, à deux boucles; le houssoir 
dans la coque; bonnet en pouf, de gaze d'Italie; papillon uni, séparé par une 
guirlande de fleurs. Un large ruban en rosette, avec ses deux flammes flottantes, 
occupe le derrière de la coëffure. 

« L'autre figure représente un jeune homme en Beverlet, à collet coupé; 
le fond de l’étoffe jaunâtre à larges mouches noires et blanches: veste à bava- 
roises ouvertes, laissant à découvert le haut du jabot; culotte à pont, étoffe 
pareille à la veste; un cordon sur chaque cuisse. 

« Chapeau à la Jacquet, velu par dehors, entouré d’une gance d’or 
revenant sur le devant et terminé par une olive: deux boucles sur le doigt, 
à la Clairval. 

« Ce jeune homme tient sur son bras le mantelet à flammes évasées de 
son aimable compagne, et badine avec son éventail à papier chinois; sur l’autre 
bras on aperçoit l’extrémité d’une canne ou jet à pomme d’or de Manheim, 
avec un cordon de cheveux terminé par des houppes. 

« Chaussures à la d'Artois, avec de larges boucles quarrées, couvrant 
entièrement le coup-de-pied. » 


(x) Compère, petit devant rapporté et fixé sous les bords du corps des robes ouvertes, de manière à 
figurer une soubreveste. 


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PI. 34. 


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« Le costume de ce qu’on appelle un Abbé a singulièrement changé 
depuis le commencement du dix-huitième siècle; il ne faut pas toutefois s'étonner 
de ce changement et s'imaginer que les jeunes Abbés de nos jours soient différens 
de ceux des tems passés ; il serait aisé de démontrer que leur costume a subi 
dans chaque siècle diverses modifications ; que dans tous les tems ces inno- 
vations ont excité de vives réclamations et qu'au fond la différence du costume 
ne rend les hommes n1 meilleurs, ni plus dangereux. 

« Mais cette discussion n’est point de notre sujet et nous conduirait trop 
loin ; il s’agit uniquement de crayonner le costume d’un Abbé galant et poète, 
lisant avec enthousiasme une pièce de vers qu’il a composée. 

« Sa soutanelle à manches fort étroites est agrafée sous un très petit 
rabat: sa veste ouverte par le haut laisse appercevoir que les abbés se sont 
avisés d’avoir des chemises à jabot; quant aux manchettes, leur adoption est 
un peu plus ancienne; elles ont succédé aux petites bandes de linon bleuâtre, 
connues sous le nom d’amadis, et qui se plaçaient à l'extrémité des manches. 

« Je ne parle point de la bague que ce petit Abbé poupin porte à l'index; 
il est vrai qu’il a pris fantaisie à quelques petits Abbés de porter la bague à ce 
doigt, pour la distinguer de l'anneau pastoral et indiquer qu’ils n'avaient ni 
évêché, n1 abbaye; maïs cette mode ayant eu peu de crédit, il est inutile de s’en 
occuper plus longtems. 

« La coëffure de ce jeune poète est une demi-grecque, avec deux boucles 
circulaires, le favori rabattu devant l'oreille; il a le derrière de la tête apanagé 
d'une calotte luisante et bombée, dite calotte au reverbère ; elle est d’une très 
belle écaille noire, ou du moins de coco; les calottes de basane, celles même de 
maroquin, ne sont presque plus de mise que parmi le très bas clergé, ou dans 
la Province. » 


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«Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève, après avoir fortement 
déclamé contre l’usage d’emmaïlloter les enfans, et contre la manière de les 
vêtir, eut enfin la satisfaction de faire des prosélytes : on éleva, on habilla 
des enfans suivant la méthode qu'il avait indiquée ; mais la simplicité qu'il 
avait tenté d'introduire dans l'habillement des hommes et des femmes n'eut 
pas le même succès. Ce ne fut qu'en 1778, quelque tems avant la mort de ce 
philosophe célèbre, qu'on hazarda de faire des robes analogues aux principes 
de cet auteur, et ce fut sur les polonaises qu'on fit cet essai; elles sont 
connues sous le nom de polonaises à la Jean-Jacques : celle que la figure 
représente est de ce nombre. 

« Etoffe de Burat pour garniture, une bande sans plis, d’étoffe pareille, 
mise en barrière, les manches retroussées à la paysanne, sans garniture, laissant 
à découvert des petits bons-hommes de linon,; le volant de la jupe aussi 
d’étoffe pareille et sans plis. 

«Ces polonaises, de même que les polonaises courantes ou en frac, 
s'agrafent sous le contentement, ont des petites ailes, et s'écartant sur les côtés, 
découvrent la petite veste découpée par le bas et sans garniture. 

«Il ne faudrait pas, avec ces robes, adopter une coëffure trop élégante; 
celle de la Figure est composée d’un moyen-bonnet avec des barbes à la paysanne, 
de gaze d'Italie, passé fort en arrière; la coque haute et dégagée, deux boucles 
tombant très bas et sur le bonnet, large ruban uni, mais pincé. 

« Une bouffante de filet gaufré environne le col et se retrouve retenue 
sur le devant par une alliance d’or. 

«La chaussure doit être forte simple et uniforme avec le reste de 
l'ajustement. » 


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Demoïfelle en Polonoxfe unie en Buras, garnie d'une bande de meme etoffe,en 1778 : 


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«Il est dit au bas de cette gravure que le caraco tire son origine de 
Nantes en Bretagne, où les bourgeoises le portèrent lors du passage de 
M. le duc d’Aiguillon, en 1768. Cet exposé n’est pas exact: le caraco est 
plus ancien; mais ce fut seulement en 1768 que les dames se montrèrent en 
public vêtues en caraco, et cette mode eût surtout la plus grande faveur 
parmi les dames de Nantes, où elle s’est conservée plusieurs années. 

«D'ailleurs le caraco qu'offre la gravure n’est pas celui qui parut 
en 1768; c'est un caraco à la polonaise et son introduction ne remonte pas 
au-delà de 1772. L’exactitude scrupuleuse qu’exige tout ce qui concerne les 
modes, n’a pas permis de passer sous silence ces deux erreurs échappées 
lors de l’impression de la gravure. 

«Les caracos à la polonaise, ainsi qu’on l’a remarqué, n’ont aucun 
pli par derrière, et par devant leurs extrémités sont arrondies; celui de la 
gravure est décolleté, ou en gorgerette, et entièrement agrafé sur le devant, 
à la différence des caracos à la polonaise négligée qui ne s’agrafent qu’au 
milieu de la taille, ou seulement sous le contentement. 

«La garniture est formée par une bande de gaze foncée; le volant de 
gaze pareille, timbré en chef d’une garniture à double pouf, aussi de gaze; 
sabots à deux têtes, bouillonnés et très haut; la pointe de la petite veste 
descendant fort bas. : 

«Moyen bonnet à la créole; le papillon est uni, de gaze d'Italie doublé 
et plissé sur les côtés, surmonté d’un ruban bouillonné et mis en bandeau, 
de couleur pareille au contentement; un fichu, dont les deux extrémités, 
rejettées par derrière, tiennent lieu de barbes, enveloppe le reste du bonnet. 

« Frisure au chien couchant, à deux boucles, dont une flottante avec 
les nageoires; la phisionomie élevée; le houssoir sortant du tempérament. 

«Il ne faut pas omettre la canne à la Tronchin, car c’est ainsi qu'on 
nomme ces bâtons élevés, qui depuis 1770 ont pris tant de faveur parmi les 
personnes du beau sexe. La canne est toutefois incompatible avec la grande 
parure, et caractérise toujours un demi-négligé. » 


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Demoifelle en caracot de tailetas coëéffee d'un demi bonnet : cet habillementtire fon origine de Nantes en 


Bretagne ou les Bour geoirlès de cette ville le porterent au palace de M.le Duc d’Aigullon en 1768. 


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CIRCASSIENNE AGRAFÉE JUSQU'AU BAS DE LA TAILLE 


«Circassienne agrafée par devant jusqu'au bas de la taille, avec les 
ailes éployées; le corsage de ces robes doit être très délié et en forme de 
gorgerette ; celle dont il s’agit est d’étoffe unie, garnie en bande bouillonnée, 
chaque bouillon retenu par un rang de perles en coque; la bande bouillonnée 
est accompagnée, de chaque côté, d’une petite bande plissée en tuyaux et de 
couleur différente. 

«Ces robes ne se retroussent point sur le devant; leurs ailes se 
relevant seulement par derrière, comme les polonaises, avec glands ou rosettes 
entrelacées de perles: sabots très amples, retenus à leurs extrémités par deux 
barrières de perles, et garnis d’une petite bande pareille à celle de la robe. 

«Volant de moyenne hauteur, ayant pour chef une garniture semblable 
à celle de la circassienne, et au-dessus du volant, une bande pareille aux 
autres petites bandes, avec des cordons de perles dans le centre. 

«Collier de perles; contentement uniforme à la robe, placé sur une 
garniture qui descend droit sur le milieu de la taille, après avoir parcouru le 
tour de la gorgerette chargée aussi dans son centre d’un rang de perles en 
coques. 

« Frisure en racine droite, ou hérisson tronqué, avec trois boucles sur 
l'oreille: chignon dégagé; pouf de gaze d'Italie, ayant pour papillon une 
barrière de coques de perles soutenant un ruban semblable aux petites 
garnitures de la robe; avec un bouquet à gauche.» 


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Cette Robe à la Circaflenne d'un nouveau grout,eft de gaze couleur de {oufre,la garmture de gaze lilas 
tendre; le grand falbala etle bandeau qui règne dans la garniture eft la même gaze que la robe le tond 
des fabots aufh;iln'va queles bandes de garmtures a tuyaux qui foient lilas,les rubans lilas, même celui 
de la cocllure. ‘ À 


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PI. 38. 


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«Robe à la Versailloise: c'est à Versailles que ces robes ont paru 
pour la première fois. Le nom du lieu qui les a vu naître, est devenu leur 
propre nom; elles sont aussi commodes qu’agréables, et réunissent l'élégance 
à la simplicité; le devant est à peu près le même que celui des polonaises; 
mais le derrière est découpé par le bas en draperie à trois chûtes, orné d’un 
falbala très haut, avec une tête de couleur différente. 

«Les côtés de la taille sont enrichis de deux nœuds de ruban en 
cocarde, d'où s'échappent des glands et des perles en cordon; les chûtes des 
draperies doivent être indiquées par des rosettes ou par des glands. 

« La jupe, très plissée par derrière, ne comporte des garnitures que par 
devant. Les sabots éclipsent presque entièrement les manches, leur extrémité 
inférieure forme des petites manchettes ou bons-hommes; la tête des sabots 
doit être pareille à celle du falbala, et s'enrichit avec plusieurs rangs 
de perles. 

« Frisure en racine droite; deux boucles sur l'oreille; le chignon dégagé, 
retenu par un nœud de ruban, mis en postillon; chapeau à la rose, composé 
d’un papillon simple à plis ronds, formant le bord; un cordon de perles, 
entrelassé dans des bouquets, sert de gance à la forme du chapeau relevé 
par derrière. » 


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PI. 39. 


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« Robe à la Reine : cette robe a le double avantage de pouvoir être trai- 
nante ou retroussée, à la volonté des personnes qui en font usage et au 
moment qu’elles le désirent; deux coulisses pratiquées des deux côtés, indi- 
quées par deux rosettes et garnies de deux glands opèrent cet effet; en tirant 
un gland, la robe se lève, comme elle est dans la figure; en tirant l’autre 
gland, elle se baisse et devient flottante; ce changement se fait en un instant. 

« La garniture, nommée au nouveau désiré, parce qu'elle a été imaginée 
pendant la grossesse d’une auguste Princesse (1), consiste dans deux cordons 
d’hermine mouchetée, se croisant en forme de mosaïque. On peut, en été, 
remplacer l’hermine par des bandes de gaze aussi mouchetées, ou de taffetas 
tigré. 

« Les premières manches sont ouvertes par derrière, comme les dalma- 
tiques; elles flottent sur les secondes manches, coupées en canon et garnies 
d'un cordon de martre, pour l'hiver, ou de gaze bouillonnée, si c’est en été. 

« La jupe, sans volant n1 falbala, doit être jusqu’à la hauteur ordinaire 
du volant, de couleur pareille aux secondes manches; le surplus doit être 
uniforme avec la robe : le point qui réunit ces deux parties de la jupe sert 
de support à un cordon pareil à celui des secondes manches; une garniture 
semblable à celle de Ia robe environne le bas de la jupe. 

« La taille par derrière est indiquée par des gances d’or, avec un gland 
au centre. Les manchettes sont rondes, couronnées d’un rang de perles, et 
accompagnées d’un poignet bouffant. 

« Coëffure à la dauphine : deux boucles de côté, deux boucles à crochet 
figurant la queue du Dauphin; cette coéffure est soutenue par un ruban pincé, 
mis en barrière, retenant une rose de diamans et traversé par un rang de 
perles : le chignon en croix de chevalier, d’où s'échappe une boucle à la 
Sultane qui descend jusque sur la gorge, où elle expire. » 


(x) Ce n’est d’ailleurs pas un fils, mais une fille qu’eut la reine en 1778 : la duchesse d'Angoulême, 
qui reçut aussitôt le titre de Madame Royale. 


Dessine par CL Desras = Grave par Dpt 
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Jeune Dame coeffee à la Dauphine, vetue dune Robe a la Reme,de tafetas, garmie au NouveauDefire’, 


Cet Habillement a ete invente parle 87 SARRAZIN Coffumer de Leurs Alt-RIESNE" les Princes. 


PI 40. 


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« Robe à l’Anglaise : les véritables robes à l’Anglaise ont par derrière 
de petits plis plats, arrêtés à la taille, et descendent à peine jusqu’à terre : c’est 
ainsi que les portent les dames en Angleterre; mais en France, on a supprimé 
les petits plis de ces robes, on a donné plus de largeur à leur queue; elles 
ont pris sur le devant une forme plus gracieuse, et seraient mieux nommées 
des robes à juste taille que des robes à l’Anglaise. 

« C’est une de ces robes réformées qu'offre la gravure : la garniture en 
bande de gaze de fantaisie, à plis ronds, sert de tête à une guirlande de fleurs 
munies de leurs tiges et de leurs feuilles; les ouvertures des poches et les 
sabots ont une garniture pareille. 

« Jupe à grand volant, ayant pour tête une bande uniforme avec la 
garniture de la robe; une seconde bande, semblable à la précédente, est placée 
au-dessus du volant. 

« Cordon de montre à glands, posé du côté gauche; contentement cou- 
vrant le haut du compère, et réunissant les deux côtés de la robe. 

« Coëflure à la mignarde; coque élevée et saillante; chignon natté; 
deux boucles droites : le tout surmonté d’un pouf de gaze d'Italie, à double 
papillon, environné d’une guirlande de fleurs, semblable à celle de la garni- 
ture. 

« Rosette aux souliers, bracelets, collier, éventail : tout indique une 
coquette qui n’a rien négligé pour compléter sa parure et la rendre agréable; 
elle profite d’un moment qu’elle se trouve seule pour considérer si un air 
négligé ne serait pas préférable à une forme trop régulière. » 


Desstne par Le Grave par Dupin . 
Robe à l'Anglafe de Pekin verd pomme la garnitur e de gaze ume avec une gurlande de fleurs, un Pouf de 


gaze d'Itihe borde de fleurs le parfait Coutentement Rofe,les Souliers Rofe, et la rolette blanche, 


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PI. 41. 


CNRC ASS UNE NON EN RAC MTAUDNSS 


« Circassienne en Amadis, et très élégante: le corsage est fermé avec 
une garniture tout autour, plus haute par derrière que par devant, et formant 
un collet ou médicis rabattu. 

« Les premières manches retroussées fort haut avec un gland, laissent 
entrevoir leur doublure d’une couleur différente :. les amadis, ou secondes 
manches, sont garnies en chevron, avec manchettes de dentelles pareilles aux 
manchettes d'homme; trois glands flottent devant le sein, au-dessous d’un tour 
de gorge de filet brodé, pareil aux manchettes. 

« Garniture de la robe très large et coupée par deux rubans unis et 
d'une autre couleur; le derrière de la robe se retrousse comme les polonaises, 
excepté que la queue doit se retrouver d’égale hauteur avec les ailes fort éten- 
dues. 

« Volant de la jupe très élevé, orné aux deux extrémités d’un ruban 
semblable à celui de la garniture, et dessous le tout, une vaste bouffante très 
bombée. 

« Jolie coëffure à l’asiatique, composée d’un chien couchant, avec sa 
boucle sur l’oreille et une autre boucle tombante; un double cordon de perles, 
terminé par des glands, mis en barrière, vient se réunir à une rosette de ruban, 
semblable à celui de la garniture, et soutient une aigrette en héron. Sur le 
sommet de la tête est posé un pouf au fichu, captivé par un second cordon de 
perles : le chignon dégagé laisse son extrémité retomber sous la pointe du 
fichu et voltiger en forme de banderole. » 


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Desras del d ; ! X : x ï Payerare veut 
Jeune Dame en Circafhenne de œaze d'Italie avec une Juppe faite delaméême gaze; le fbalat eft orne dun 


ruban de couleur ; elle est coëffee dan pouf au fchu garm de perles avec une plume fu le côte’ 
gauche, a la mode Afatique . Ni 


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PI. 42. 


ROBE A LA PIÉMONTAISE 


« Robe à la Piémontaise : ces robes ont des plis par derrière, comme les 
robes à la Française; mais ces plis s'appliquent après coup, comme un bas de 
robe, et forment une espèce de manteau, qui s’agraffe par derrière, au haut 
du collet; on laisse flotter ce manteau : quelques fois les dames s’en enveloppent 
le corps, ou le relèvent sous le bras avec beaucoup de grâces. 

« Coëffure à la Syrienne: c’est un hérisson familier, caressé par un 
ruban, qui forme alliance avec une barrière de perles; du centre de leur union, 
s'élève une houppe noire, en forme d’aigrette, soutenue par une agraffe de 
diamants; les deux extrémités du ruban, après avoir dessiné par derrière des 
lacs-d’amour, s’échappent des deux côtés en forme de bandelettes, traversent la 
seconde boucle, et viennent se reposer sur un sein plus blanc que l’albâtre, et 
qu’un fichu de gaze dérobe aux regards trop curieux. » 


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PI. 42 


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Jeune Dame de Lyon vêtue d'une robe de taffetas dite Coftume a la Piémontoife garnie de la mème etoffe, 


coelfée a l'Afrienne dit l'Heriflon orné d'un ruban en bandeau d'amour entrelasse de perles färmonte’ 
d'une plume avec une agraffe de diamant fafant une efpèce de Diadême;, cetfe mode a pris fon origine au 
théatre de Lyon lors du féjour de Son Alt® Ris Madame Clotlde de France, Princelle de Piémont, en 1775. 


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PI. 43. 


HABIT DE CÉRÉMONIE A LA FRANCAISE 


Pour cette figure et les six suivantes, qui constituaient le quatorzième 
cahier de la GALERIE DES Moss, l’auteur de la notice écrit: « Ce cahier, 
quoique le quatorzième dans l'ordre des numéros, doit être placé le premier 
de ce volume : il suffit de jetter les yeux sur ce qu’il renferme pour recon- 
naître à quel titre 1l exige cette préférence; c’est tout ce qu’on se permettra de 
dire à ce sujet; on renverra même, pour toute explication, aux notices insérées 
au bas de chaque planche parce qu’elles contiennent des détails suffisans 
pour désigner le costume représenté par chaque gravure. » 

La raison de cette préférence est que les six figures représentent la 
famille royale. 

La première est consacrée au roi Louis XVI. 

Il est en habit à la française, de cérémonie, avec le cordon bleu de 
Saint-Louis en sautoir; sur la poitrine la croix du même ordre; au cou, 
suspendu à un cordon rouge foncé, l’insigne de la Toison d’or. Culotte et habit 
de velours cerise brodé d’or; veste de tissu d’or rebrodé du même métal; 
souliers à boucles d’or carrées ; tricorne à la française. 


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PL 43 


Dessine’ par Le Clerc Grave par Drprr 
MONARQUE VUSTE AT BIENFAISANT : 
Ve Emplement de J'habit Français de velours cerife brode autour; les paremens et la veste étoile 


d'or brodés comme l'habit avec des paillettes d'or de diverfes couleurs, 


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PI. 44. 


RON EMDIENCSONNR 


MaARIE-ANTOINETTE, reine de France. 

Elle est en grand habit de cour. «On appelait ainsi, dit Madame de 
Genlis dans son Dictionnaire des Etiquettes de la Cour, l’ancien habit de 
cour que ne pouvaient porter que les dames présentées à la famille royale... 
On avait un énorme panier, une queue qui pouvait se détacher afin que l’on 
put l’ôter quand on rentrait chez soi: cette queue s’appelait bas de robe... 
Les femmes de chambre de la Reine, de Madame la Dauphine, etc., portaient 
aussi un grand habit, mais elles n’avaient pas de bas de robe... ; il ne leur 
était pas permis non plus de porter le grand corps qui était un corps recouvert 
d’étoffes et souvent de pierreries que portaient les jeunes personnes. Quand on 
n'était plus jeune, on portait une espèce de corset avec mantille. » 

Cet habit de cérémonie, de même étoffe que le précédent, lui correspond 
par le luxe et l’abondance des pierreries et des dentelles dont il est chargé. 


Dessine par Le L Crave par Palais 
À 


Habit de Cour de fatin Cerife, le ruban de tête de même, le coin de . qui Le voit au côte droit elt noir, les =: 

camants, perles etruban du tour de gorge blancs, anf que les glands du manteau troulle,les dentelles ärent un pet 
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dans certaine parue fur la teinte du Rte fond du fauteuil violet,et les armes felon leurs einaux , {out Le relte or, 


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io tapis de pred de toutes couleurs . 


PI45. 


HABIT DE PRINTEMPS A LA FRANCAISE 


MoNsIEUR, COMTE DE PROVENCE. 

Cet habit, quoique plus simple, est de la même forme que celui du roi. 

I1 offre le type de l’habit à la française tel qu'il fut porté à la fin de 
l’ancien régime. Il suffit de le comparer aux vêtements d'hommes représentés 
par les planches 16 et 22 pour noter ce qui le distingue des habits influencés 
par le goût des fracs à l’anglaise. 

L'habit à la française comporte un justaucorps, une veste, une culotte. 
Le justaucorps, plus ample que le frac à l’anglaise, ne se ferme pas, quoi 
qu’il soit garni de boutons et de boutonnières. Le col en est droit et de même 
étoffe, au contraire des cols à l’anglaise, rabattus et de couleur différente. 
Le justaucorps est muni de poches extérieures dont les pattes constituent un 
ornement essentiel. Le gilet très long, muni de manches qui font qu’on peut 
le porter sans justaucorps dans la tenue négligée, est généralement de couleur 
différente; il descend bas sur les cuisses et comporte des basques en 
avant et en arrière. La culotte, de même étoffe que le justaucorps, est serrée 
au-dessous du genou par une étroite jarretière à boucles, et ornée le long 
de la couture, d’une rangée de petits boutons. 

Les boucles des souliers, carrées et descendant bas sous le coup-de-pied, 
étaient dites «à la d’Artois ». 

Le chapeau, simple tricorne de feutre noir, bordé de blanc, était plus 
souvent porté à la main ou sous le bras que sur la tête : 11 demeure inséparable 
de l’habit à la française, tandis qu'on accompagne les vêtements à l’anglaise 
de chapeaux dont deux bords seulement sont relevés soit sur le front (à la 
suisse), soit sur les côtés. 

Les décorations sont ici les mêmes que sur la pl. 43. 


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Habit de printems, cannelé, fond ar gent, la veste et les paremens de l'habit aulh cannelés 
le même fond et cannelé d'une autre couleur . 


PI. 46. 


ROBENDENCO HE EMOMENSSEMNIER 


La CoMTEssE DE PROVENCE. 

Né au début du xv° siècle, l’usage des paniers commença à dispa- 
raître du costume de ville sous Louis XVI, mais fut conservé jusqu’à la fin 
du règne pour les costumes de cour auxquels il procurait une majestueuse 
ampleur. Les paniers comportaient trois ou quatre rangs de cerceaux, reliés 
par une toile ou même simplement par des liens qui leur conservaient la 
forme elleptique. On en voit un, à trois rangs, sous le bras de la couturière qui 
est figurée sur la planche 25. Certains étaient articulés; on les ramenait à 
droite et à gauche sous le bras pour entrer dans les chaises à porteurs ou 
passer dans les portes étroites. 

Il y avait des moyens et des grands paniers; ces derniers étaient de telles 
dimensions que les bras étendus n’en atteignaient pas l’envergure. 


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Dessus par Le Clerc ÿ Grave par Voysar 


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‘Robe de Cour moyen panier, un {eul retroulhs, elle eft d'hyver, de {an bleu garnie de bandes de queues 


de martre etles bandes de martre attachees avec des nœuds de ruban blanc ar tout le devant de la Jupp e: 


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PI. 47. 


ARTOIS-DRAGONS. HABIT DU COLONEL 


LE ComTE D'ARToIs, dans son uniforme de Colonel du régiment d’Artois- 
dragons. 

Les officiers qui commandaient les régiments de cavalerie étaient appelés 
mestres-de-camp; mais les dragons étaient assimilés à l'infanterie et pour cette 
raison avaient à leur tête des colonels. 

Dans les régiments des princes, les colonels étaient remplacés au com- 
mandement effectif par des colonels-lieutenants. 

Le costume du colonel ne différait que par quelques détails de l’uniforme 
des officiers qui comportait, pour Artois-dragons, un haut plumet blanc 
bordé de rouge à la partie supérieure, le col rouge et les épaulettes d'argent. 


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Grave par Dupin” 


® ARTOIS DRAGONS, HABIT DU COLONEL 
Habit de Drap verd foncé ,collet droit, paremens, revers, pattes de la poche de Drap rouge 


pique de blanc, boutonsblancs, gilet et culotte de Drap blanc. 


PI. 48. 


ROIBENDE, COURS URI CGIRAINRENSANNUEEX 


La CoMTESssE D 'ARTOIS. 

Les robes étalées sur les paniers étaient si vastes qu’elles ne pouvaient 
se dispenser d’ornements, aussi les couvrait-on à profusion de dentelles, de 
rubans, de guirlandes de fleurs ou même, comme dans la robe précédente, 
de légères fourrures. À en croire Madame de Genlis «les femmes étoient alors 
beaucoup plus parées qu'elles ne peuvent l’être aujourd’hui, car la grande 
parure avait un étalage éblouissant. Il est impossible de se faire une idée de 
l'éclat d'un cercle composé d’une trentaine de femmes bien parées, assises à 
côté les unes des autres. Leurs énormes paniers formoient un espalier, artis- 
tement couvert de fleurs, de perles, d’argent, d’or, de rubans de couleur et 
de pierreries. L'effet de toutes ces brillantes parures réunies ne peut se décrire. 
On portoit alors non seulement des fleurs, mais des fruits, des cerises, des 
groseilles, des fraises avec leurs fleurs, etc. L'art imitoit ces fruits à s’y mé- 
prendre. Quelques femmes portèrent des légumes, on en a vu qui étoient 
coiffées avec des artichauts et de petites raves; mais ce fut plutôt une sin- 
gularité qu’une mode... 

«La parure étoit alors un vrai supplice. Il falloit subir l'opération de 
mille papillons sur la tête, d’une coiffure qui duroit deux heures et dont 
l'extrême élévation étoit aussi incommode que ridicule. Il falloit se serrer à 
outrance dans un corps baleiné, s’affubler d’un panier de trois aunes et 
marcher sur des espèces d’échasses.… » 


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ON de Naples et arme 


Dessine par Let ere 
Robe de Cour fur Le grand panier, cette robe elt de QE 


de dentelle entrelailee de rubans noues de diftance CIt dilau ce: 


PI. 49. 


CONS ADN SAN RIUNTS SAME ANT ND)Ie 


«Ce n’est pas assez que de présenter l'extérieur des costumes, il importe 
de faire connaître les pièces intérieures : souvent ce sont elles qui forment tout 
le prestige des modes; et plus elles sont cachées, plus il est intéressant de les 
découvrir; c'est ce qu'on a tâché de faire dans cette gravure. 

« Elle offre une jeune personne ayant un corps piqué ou corps de baleine; 
on a beaucoup déclamé dans ces derniers tems contre cette partie interne de 
l'habillement des dames. Quelques médecins ont prétendu qu’elle était 
funeste, surtout dans la jeunesse; d’autres ont voulu en établir l’usage pour 
les vieillards; mais malgré toutes ces déclamations, les dames ont continué de 
porter des corps et il n’est pas arrivé qu’elles soient devenues plus infirmes ni 
moins bien faites. L'expérience démontre au contraire qu’un corps bien pro- 
portionné est presque toujours utile; son imperfection seule peut le rendre 
dangereux. 

«Les corps sont de diverses espèces; les uns ont des épaulettes droites 
comme celui que présente la figure; les autres ont des épaulettes rabattues : 
ceux-ci ne servent que pour les habits de cour et se lacent toujours par derrière ; 
il y a aussi des corps sans épaulettes : ces derniers sont fort en usage en 
Angleterre; ils se lacent indifféremment par devant ou par derrière, ou par les 
côtés, comme les premiers. 

« Les deux côtés et le derrière du corps sont composés de plusieurs toiles 
piquées ensemble, avec des baleines. Sur le devant sont deux coulisses, pour 
faire passer deux autres lames de baleine : on les nomme des busques. 

« Le corset est aussi un ajustement intérieur ; 1l remplace le corps, et sert 
aux mêmes usages ; mais il est plus flexible : les deux busques sont les seules 
baleines dont il soit garni. 

« Le corps qu'offre la gravure est un corps à la française, lacé par derrière ; 
avec des aiguillettes des deux côtés, pour soutenir les jupes, et un petit lacet 
par devant, pour donner à la poitrine le développement nécessaire à la respi- 
ration. 

« Cet ajustement se place immédiatement sur la chemise, et c'est à lui 
seul que les femmes sont redevables de leur forme arrondie par le haut, 
pointue par le bas; forme singulière et qui toutefois, avant le mariage, 
pouvait être regardée comme un des attributs distinctifs de l'honneur. » 


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TAILLEUR COSTUMIER ESSAYANT UN COR À LA MODE, 
1l eft vetu d'un habit noilette à collet noir de velours, deux boutonieres d'or, les boutons et bontomieres de lHabit de 
même,une velte de fricot cerile ayec unetres se.d'or, culotte de velours noir,et bas de foie ons: la jeune perfonne 
n'a qu'un fmple jupon et des bas blancs, et {on cor couvert de batste (einte en jaune. FT 


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COS MANIP SNINIEMD ERIC 


« Costume à la Jeanne d’Arc. Il serait souvent assez difficile de justifier 
les dénominations données à certains costumes, et dans ce nombre on peut 
ranger le costume dont il s’agit. Jeanne d’Arc, plus connue sous le nom de 
Pucelle d'Orléans, portait un habit d'homme, qui consistait alors dans une 
tunique, ou robe fort courte, ornée de sa capuce, des brayes ou trousses ; des 
souliers à aiguillettes; les cheveux coupés en rond, au-dessus de l'oreille; 
costume qui n’a certainement aucun rapport avec celui de la figure. 

« Quoi qu'il en soit, cette figure est vêtue d’une robe, dite à l’Austra- 
sienne ; c’est une espèce de polonaise très ouverte par devant, et qui se rejette 
entièrement en arrière, où elle se relève très haut; sous cette robe est une 
veste à la péruvienne, surmontée d’un contentement pareil aux nœuds qui sont 
sur les sabots. La garniture Serpente tout à l’entour du col, en forme de demi- 
Médicis : le tout est coupé par un ruban mis en écharpe; volant très ample, 
garni à ses extrémités de deux rubans unis, pareils à l’écharpe. 

«Moyen bonnet à la crête, ornée de fleurs, servant de couronnement 
à une frisure en racine droite, et au tempérament; au-dessus, un houssoir et 
le favori rabattu devant l'oreille. » 


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Jeune Dame vêtue a l'Aufirafñenne manches en {abots dites a Ilabelle avec une velte a la Peruvienne par dellus 


laquelle pafle une ceinture abandouliere. Ce Coftume a pris naïflance en 1778, 1l lut appele Ajuftemf à Jeanne d'Arc. 


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«Caraco plissé, ou caraco français, vu par derrière, garni en falbala 
avec une tête en pouf; le volant aussi surmonté d’une tête pareille. Les sabots 
évasés par le milieu, resserrés à leurs extrémités, garnis de deux bandes en 
pouf; chapeau à l'Italienne, dérobant presque entièrement le haut du visage; 
deux boucles obliques; le chignon natté et relevé avec une rosette placée en 
postillon; souliers uniformes à la couleur du caraco, attachés avec des rosettes. » 


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POLONAISE NÉGLIGÉE 


« Polonaise négligée : ces robes s’agraffent simplement sur le sein comme 
les polonaises courantes, ne sont point tenues à la taille, ont des ailes longues 
et la queue fort courte. 

«La polonaise représentée dans la gravure est garnie d’une large bande 
à plis ronds, avec un ruban étroit et moucheté, placé dans le centre; le 
volant très ample, à deux têtes séparées par un ruban à mouches; la première 
tête à plis ronds, la seconde en pouf. Sur les épaules, un fichu à la Genlis, 
attaché par-devant, sous un contentement de gaze, dit la comète à deux queues. 

«Bonnet anglais, en tuyaux d'orgue, posé fort en arrière; papillon à 
quatre ailes, retenues par un ruban bouillonné et surmonté d’un second 
ruban mis en turban, avec des barbes à la paysanne; frisure négligée, la 
phisionomie élevée et dégagée, deux boucles de côté, le favori devant l'oreille. » 


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D'emoilelle élégante coellee d'un Bonnet anolais et vetue d'une Polonoise de 


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ROBE DE CÉRÉMONIE A PANIER 


«Robe française, sur un petit panier, avec un parement en bande à plis 
ronds : les bords du parement garnis d’un agrément avec épis et juliennes, 
ou d’une petite dentelle; sabots forts petits; fichu garni tout autour, couvrant 
entièrement les épaules et laissant le sein presqu'à découvert. Les deux côtés 
de la robe attachés très-près, sous le contentement, et très-écartés par le bas 
de la taille, pour ne pas éclipser une petite veste à la Péruvienne, qui tient 
lieu de compère; volant à simple tête, avec garniture pareille à celle du 
parement. 

« Cette belle délaissée a recours au flacon salutaire, que son médecin lui 
a remis, pour chasser au loin les vapeurs. » 


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 Dessine par Desrair : nn e à x KE a Grave par y 
Jeune Dame coelfée au Heriflon avec deux boucles detachées de chaque cote,et un Pouf à la Reine orne 
d'une houpe noire et ceint d'un ruban bleu fatiné; dans {a coque une role en diamant etun croiflant, Elle 

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elt vêtue d'une grande robe de cerémonie a panier, de tafletas des Indes bro che, couleur bleu de Ciel: 


garniture pareïlle, etchaullée d'un foulier blanc borde de rofe, boucles à Aneloife 


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PI 54. 


NÉGLIGÉ D'HIVER 


«Demi-Parure, ou négligé d'hiver. Ce costume est très recherché des 
dames, lorsque le matin elles sont obligées de sortir, soit pour faire quelqu’em- 
plette, soit pour quelqu'autre motif. Il consiste dans une pelisse jettée sans 
prétention sur un manteau-de-lit élégant. 

« La figure représente une jeune dame vêtue d’un manteau-de-lit à longues 
manches de linon, doublé d’une étoffe gros jaune, avec jupe et volant pareil: 
sur le tout, une vaste pelisse couleur rose, avec cordon blanc, posée négli- 
gemment, et non attachée. Son col est orné d’un fichu noué en cravatte; moyen 
bonnet à barbes retroussées par derrière, et muni d’un ruban boiteux, c’est- 
à-dire de deux couleurs tranchantes : houssoir dans la coque; petit baril à la 
main, pareil au cordon de la pelisse; chaussure à l'anglaise; maintien aisé et 
sur-tout un air sans prétention, pour mieux en imposer au vulgaire.» 


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«Camisole en amadis de mousseline des Indes, doublée d’étoffe couleur 
de rose, avec jupon pareil et fort élevé; pelisse fourrée et à cordon, enve- 
loppant le corps; bonnet rond, retenu par un serre-tête, ne laissant apercevoir 
qu'une boucle et la racine de la coque ou toupet; fichu de filet, souliers à 
rosette. Voilà, en peu de mots, le costume de cette gravure, qui représente une 
jeune imprudente devenue mère. On dit imprudente, puisqu'elle laisse à 
découvert un sein, qu’un bon fichu de mousseline devrait garantir des 
intempéries de l'air. Ce costume peut être mis au rang des négligés du matin : 
c'est même le dernier degré du négligé, qu'une tête sans frisure. » 


REPARER 


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Dame en couche,coellée d'un Bonnetrond de Imon broche, un lerre-tète noue negli - 


geament par dellus, elle porte une pelille de latin doublee de poil fur fon Rae 


Dessine a Devrras 
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